Alors que l’attitude des Anglais nous rend perplexes, je voudrais revenir sur une curiosité linguistique évoquée lors de mon « speech » pour le prix qui porte mon nom à l’ICHEC.

Mais pour parler du Brexit et des démissions qui suivirent par ceux-là qui l’avaient souhaité ou pas, comment comprendre ? Comment d’ailleurs se faire une opinion ? Nous ne sommes le reflet que de ce que nous entendons, lisons, voyons dans les médias. De ce qu’on peut nous révéler, ni plus ni moins ; et sans doute avec toutes les distorsions des pouvoirs qui agissent. (Le meilleur exemple est tout de même l’incroyable influence, via ses sociétés de presse et de télévision, de l’Australien installé aux Etats-Unis, Murdoch, et qui sans doute depuis de longues années milite pour en arriver là. Nous saurons – peut-être ? – un jour les raisons financières ou autres qui ont dirigé cette grande manipulation)

Ainsi les enquêtes dans la rue ne me paraissent toujours n’être que du remplissage un peu vivant des JT. Que pouvons-nous répondre sur les grands sujets que ce que nous en avons appris par ces propres médias qui nous interrogent ? Même le pronostic d’un match est souvent la copie des prévisions des commentateurs ! Alors, que dire des sujets de société et de politique !

Pour en revenir à mon sujet et à la linguistique, j’ai souvent remarqué que dans les expressions anglaises, ils utilisaient souvent des animaux. On connaît leur amour immodéré pour la gent animale.

Quand nous disons : « Il pense être sorti de la cuisse de Jupiter », soit : il se croit exceptionnel, les Anglais disent : « He thinks he’s the cat’s whiskers ». Littéralement : Il pense qu’il est les moustaches du chat …

Quand nous disons : « Jeter un pavé dans la mare », soit : jeter brutalement le trouble, les Anglais disent : « To set the cat among the Pigeons ». Littéralement : Mettre le chat au milieu des pigeons…

Et enfin, quand nous disons : « Faire un bras d’honneur », soit : marquer sa réprobation, les Anglais disent : « To give someone the bird ». Littéralement : Donner l’oiseau à quelqu’un…

Pour le reste, soyons attentifs à ce que l’on nous raconte… si peu, je le crains ! Il y a quelques années, « clairement » était dans tous les discours, et j’ai toujours pensé que c’était pour masquer justement le mensonge et l’enfumage. Aujourd’hui, je pense que le « prendre ses responsabilités », qui veut tout et ne rien dire, est un nouvel exemple de langue de bois et de dissimulation, car c’est sans doute ce que personne ne fait : être responsable et agir en conséquence !

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