Un poème pour la mort

Comme vous, j’ai ressenti la disparition d’êtres humains plus connus que d’autres et pour lesquels la fin de la vie sur terre a été magnifiquement célébrée. La foule, l’émotion, les mots, les témoignages et tout ce qui ramène à nos propres défunts ou même à notre propre mort. Ce qui m’a frappé en particulier ce fut le poème de Jacques Prévert (appris à l’école et chanté par Yves Montand, dans un des premiers disques qu’on m’ait offerts) lu avec talent par Jean Reno. Ce qui m’a amené à relire la partie « Mort » d’un de mes propres recueils « Proche des larmes » et en particulier à celui que je partage ci-dessous, où la proximité avec l’actualité me semble incroyable.

A l’instant précis

Où ton corps s’abandonne

Le voile du temple se déchire

Le sang dans les yeux

Comme un vitrail

Et les serres d’un oiseau

Mêlées pourtant de grâce

Pour hurler la vie

La tempête ensoleillée

Tourbillonne dans le ventre

Les émotions en cavale

Les mains déchirées

Tu touches l’au-delà

Tu vois l’invisible

Derrière la courbe de la mer

Et les vagues

Comme la respiration

La lagune est chaude

Tu l’inventes

Sous les Tropiques

Et les fleurs magnifiques

Tu t’évanouis enfin

Tu prends la forme du sable

Tu deviens le plaisir

Pour toujours

« Proche des larmes » http://www.lesdejeunerssurlherbe.com/proche_larmes.html

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Rencontre insolite avec Johnny !

S’il y a une leçon que je retiens au fil des souvenirs, c’est bien de ne jamais se fier aux apparences. Je l’ai souvent appris à mes dépens.

Lorsque on m’a demandé d’interviewer Johnny Hallyday, je n’étais pas très emballé. C’était en 64 et bien sûr les ados/adultes qui entrions dans le métier, nous préférions les originaux aux adaptations. C’était le raz-de-marée des Beach boys des Beatles ( She loves you, en 63) et des Rolling Stones (It’s all over now, en 64). Mais Johnny traînait depuis quelques années une mauvaise réputation avec « T’aimer follement » ou pire une version de « Itsi bitsy petit bikini » en 60 (sorti en même temps par Dalida), avec des versions en français du twist qu’on écoutait, nous, dans l’original par Chubby Checker, et par des titres très « eau de rose » comme « Pour moi la vie va commencer » ou « L’idole des jeunes »…

Je l’attendais dans la cabine technique du minuscule studio mythique, le 16, de la Place Flagey, d’où le célèbre Jean-Claude présentait le WE ses « 230 minutes ». C’était en début d’après-midi et il était en retard. En réalité, il était à un déjeuner de presse ; j’étais depuis tellement peu de temps dans le métier que je n’y étais pas convié encore.

Et puis ils arrivèrent, le relation publique, son secrétaire et lui. Son secrétaire c’était encore Carlos, le chanteur, avant qu’il ne s’occupe exclusivement de Sylvie Vartan (qui épousera Johnny quelques mois plus tard en 65). Johnny s’appuie contre une table, l’œil allumé, visiblement il avait bien arrosé le repas. Je lui explique ce que je voudrais faire : qu’il choisisse des disques de rock qu’il aime. Il réfléchit et demande à Carlos : « C’est qui encore celui qui joue du piano avec ses chaussures…. ? » Et Carlos répond : « Jerry Lee Lewis »… « Bon, un autre titre… celui des chaussures, blue suede shoes… ? » « Carl Perkins » lui souffle Carlos, qui continue lui-même à faire une liste avec Gene Vincent, Little Richard et Elvis Presley !

Mais Johnny ne fait toujours pas mine de vouloir entrer dans le studio, il prend son paquet de cigarettes et m’en propose une. Je refuse poliment. Il insiste un peu. Et comme je refuse toujours. Vous savez, comme il a un peu bu, cela devient une idée fixe. « Allez, une petite cigarette ? » « Non merci, je ne fume pas. » « Comment ça ne fume pas ? » Je lui explique : « Eh bien non, je n’ai jamais fumé de ma vie ! » « Quoi dit-il ? Incroyable ça ! » Il prend Carlos à témoin. Mais il tient à son idée et me dit cette phrase immortelle : « Tu pourras dire que tu as fumé ta première cigarette avec Johnny Hallyday ».

Et moi, vous savez que je me suis dit dans ma tête : « Pauvre type, s’il pense que dans deux ans on parlera encore de lui ! »

Qui pouvait imaginer la carrière fabuleuse de Johnny à l’époque ! Mais c’est pourquoi aussi, je ne me fie plus jamais aux apparences. Les gens changent, les artistes évoluent, s’adaptent, mûrissent, tout comme nous !

Une pensée donc pour ce grand artiste ! Et surtout pour sa famille (nous nous suivons sur les réseaux sociaux…)

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Rendez-vous mardi 5 décembre à 18 heures !

 

Quelle bonne idée de proposer une double rencontre mardi prochain, le 5 décembre, chez Filigranes, à 18 heures. (39, avenue des Arts, 1040 Bruxelles)

Stéphane parlera de l’histoire du jazz et de son livre qui la parcourt, mais à la portée de tous, initiés ou profanes (avec des clés, des pistes, etc.). Il illustrera d’exemples joués au sax en direct…

Pour ma part, j’évoquerai « Les expressions nouvelles de Monsieur Dictionnaire » et le court roman dans la collection Opuscules « Des matins lumineux ».

Nous nous interviewerons l’un l’autre, en évoquant, par exemple, son amour du jazz qui tient sans doute de l’écoute des disques que j’écoutais à la maison (j’ai commencé à la RTB par être assistant des émissions de jazz), alors qu’il se trouvait encore dans le ventre de sa maman ; mais aussi le décor de mon roman : un studio de radio lors d’une émission très matinale…

Nous serons ravis de vous y accueillir…

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Adeline Dieudonné : une révélation !

Quel bonheur de découvrir une nouvelle écrivaine ! Voici ci-dessous le texte paru sur le site littéraire « lire est un plaisir ». Il concerne essentiellement « Seule dans le noir », mais j’y fais allusion à « Bonobo Moussaka », que l’auteure a donné seule en scène. Voici le texte, les couvertures et la photo d’Adeline !

 

Alors qu’il est question dans ce magnifique petit roman de rafales de kalachnikov, la lecture du livre « Seule dans le noir » peut se comparer à une rafale de phrases, de mots, de sensations. On la prend en plein cœur et on en sort tout étourdi, heureux d’être en vie. C’est rapide, terrible et efficace.

J’avais lu Bonobo Moussaka, le premier texte de théâtre de Adeline Dieudonné (dont Eric De Staercke explique dans la préface du livre paru chez Lamiroy* : « Le héros de cette histoire, c’est notre petite voix intérieure, une voix qui s’exprime sans concessions, sans entraves sans inhibition car elle est tout intérieure et que seul le lecteur peut l’entendre ») et j’avais été frappé par cette réflexion : « Elle se dit qu’elle est probablement un peu trop sentimentale. Ça vous perd toujours d’être sentimentale… »

On suit ici l’événement terrifiant qui arrive à Julianne, de l’intérieur, avec sa perception des choses. Tout ce qui vient à l’esprit dans un moment critique nous est livré :

« Elle se forçait à regarder au moins une émission didactique par semaine. Cela lui semblait le minimum vital pour ne pas sombrer complètement neuneu. Déjà qu’elle avait renoncé à lire. Trop silencieux. La télé lui donnait l’illusion d’une présence. »

J’ai adoré deux passages essentiels. Vous découvrirez le second en lisant le petit roman, – car ils sont écrits en parallèle, comme deux serre-livres – mais voici le premier, une merveille d’écriture et d’inspiration :

« Sa façon de voir le monde comme un jardin, avec des ronces, des orties, des jours de pluie et quelques lapins morts, c’est vrai, mais aussi avec de la lumière, une brise chaude au parfum de cannelle, des pivoines qui sentent le printemps, un petit ruisseau qui fait son bruit de petit ruisseau, un gazon doux sous les pieds nus, des fruits sucrés qu’on trouve un peu partout si on prend la peine de les chercher. »

J’aime aussi ces pensées que seule peut avoir une nouvelle génération qui découvre la réalité de l’existence :

« A peu de choses près, notre civilisation tient sur le respect des actes de propriété. Et des déclarations TVA. »

Un joyau de plus dans cette extraordinaire collection hebdomadaire d’Eric Lamiroy !

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Brel !

Alors que je réécoutais plutôt l’extraordinaire « Orly » sur l’album de Brel (et pas une chanson que je n’ai jamais voulu programmer sur antenne…), voici que Frédéric Marotta m’envoie un délicieux livre consacré aux textes de Jacques Brel. « Brel, poète de l’intemporel » aux éditions Les presses du midi, en France. Voici un extrait de ce que j’ai publié sur le site http://www.lireestunplaisir.be :

C’est en poète que Frédéric Marotta aborde l’oeuvre de Jacques Brel. Il est certain que Brel n’a jamais voulu qu’on le qualifie de poète (ni Brassens, par ailleurs), laissant cette appellation aux poètes littéraires ; sans doute une question de génération. Car « poète de l’intemporel », il l’est assurément et l’auteur en fait une belle démonstration.

Son résumé biographique commence avec l’explication de toute une vie : « Jacques Brel aura toute sa vie le sentiment de ne pas avoir eu d’enfance. »

Dans le chapitre « L’amour », Marotta écrit : « La femme est, dès le début, un horizon, un repère, un but de « voyage », une raison de se dépasser. Brel est comme Roméo, ce héros tragique de Shakespeare, il est un « amoureux de l’amour ». J’aime beaucoup son analyse des textes selon le feu, la terre et le ciel. Et enfin cette déclaration de Brel lui-même : « Je crois que ce que j’appelle amour dans mes chansons est, en réalité, de la tendresse. »

Dans « L’amitié », l’auteur redit combien celle-ci était importante pour l’artiste. « En définitive, Jacques Brel n’a vécu qu’en donnant, en s’offrant, en se dépassant « pour » et « par » amour. »

Après « La mort », nous trouvons – textes à l’appui – la comparaison de Brel et de Don Quichotte. « Il en a l’étoffe et le rêve, le physique aussi, il en a toute la folie et la démesure. » Et relire « Rêver un impossible rêve… » de « La Quête » est encore un bonheur, dès années plus tard.

Nous avons ici un livre subjectif et pourtant précis, lisible et sérieux, poétique et documenté. Dans la préface, Nara Noïan, qui a chanté Brel, écrit : « La poésie musicale et subtile, la « prose crue », la réalité amère sans fioritures comme Camus dans la littérature ». C’est on ne peut plus juste !

Tout Brel, et ce livre, nous ramène à l’amour, ce que confirme l’auteur dans la dernière page de l’essai : « L’énergie d’amour demeure la pierre angulaire à l’évolution de l’être humain sur toute la planète ».

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Le génie des enfants

Comme tous les parents, et encore plus comme tous les grands-parents, je suis touché par les dessins, souvent dédicacés lors des fêtes, que nous recevons des plus jeunes de la famille.

On les garde, on les regarde. Ce sont des moments de création et d’émotion ; parfois les premiers gribouillis, parfois la représentation qu’ils se font de nous.

Je voudrais partager avec vous le dernier dessin reçu d’une de mes petites-filles (Elle) qui a 12 ans. Une vraie composition artistique, cette fois. Nous allons l’encadrer ! (Comme d’autres, pas de jalousie à avoir, les enfants ont tous du génie !)

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Une littérature européenne ?

« Existe-t-il une littérature européenne ? » est une excellente et pertinente question posée par l’auteur de l’essai, Richard Miller. Il y répond de manière claire, intelligente et détaillée. Un livre qui fait aussi référence à de nombreux autres ouvrages ; ce qui nous donne autant de pistes pour prolonger la lecture par d’autres réflexions.

L’ « Avant-dire » (préféré à préface) de Jacques De Decker définit l’auteur comme « batailleur de mots, d’idées et de combats politiques ».

L’auteur est homme politique et docteur en philosophie de l’Université libre de Bruxelles. On luit doit une quinzaine de livres, beaucoup traitant de la liberté et du libéralisme.

L’ayant croisé lorsqu’il fut Ministre de la Culture (entre 2000 et 2003), je connaissais son intérêt pour la littérature et aussi pour les mots. « Les mots sont comme semblables à des pierres polies par le temps, sortes de galets façonnés par les vents et les vagues. » dit-il.

Ce qu’il écrit ici sur les mots est captivant. Quelques exemples :

« Les mots sont toujours un « terrain d’entente » (dans tous les sens du mot « entente ») : pour que l’on puisse s’entendre. Il faut que l’on accepte de part et d’autre d’appeler les mêmes choses par les mêmes mots, c’est-à-dire par les mêmes sons ayant le même sens. »

Ou encore à propos de ce sujet qui m’a toujours intéressé, jouant des mots dans les médias : « Un échange se joue entre la langue parlée et la langue littéraire, entre la langue et la littérature. L’écrit littéraire affermit la langue et façonne les mots. Écrire confère une solidité qui permettra des lectures nouvelles, des utilisations inédites, des audaces, des accouplements, des créations riches de sens nouveaux. »

Il est longuement question aussi des mots et de la littérature.

« La littérature, ce sont des rencontres. Des rencontres, par les flux des mots, entre des devenirs individuels. » et « La réalité pour nous n’existe que d’être racontée. »

Mais Richard Miller expose tout d’abord ce qu’est notre civilisation européenne, avec Athènes, Rome, Jérusalem et puis la démocratie et les Lumières. L’esprit européen c’est le souci de la dignité humaine.

La constatation suivante ne nous est pas toujours présente à l’esprit :

« A la différence d’autres ensembles politico-culturels comme l’Inde, la Chine, le Japon et la culture arabe (ensuite islamique), les textes fondateurs européens sont des traductions. »

Et puis la grande affaire de l’amour est abordée :

« L’amour dans tous les sens est une seule et même histoire que l’on ne cesse, depuis le début et jusqu’à notre temps, de raconter. »

« Être à la hauteur de la rencontre amoureuse, toute la littérature nous le donne à lire, à entendre et à comprendre : c’est accepter l’abandon de soi à l’autre. Avec risques et périls, il est vrai. »

Si je n’avais qu’une seule réflexion à retenir dans tout cet ouvrage qui en foisonne, c’est celle-ci : « Suis-je digne de cette force de vie qui est en moi ? »

Un dernier mot : parmi les nombreuses références, je constate avec plaisir que l’auteur a lu avec attention « Sapiens » de Harari, que je vous conseille de toute urgence… après la lecture de cet essai !

Jacques Mercier

« Existe-t-il une littérature européenne ? » – Avant-dire de Jacques De Decker – Richard Miller – Ed. Académie royale de Belgique, collections L’Académie en poche. 2017 – 144 pp. 7 euros. Www.academie-editions.be

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Ce texte vient de paraître dans « Lire est un plaisir », cliquer à droite sur ma photo. http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/

15 jours de bonheur !

Le bonheur accélère le temps ! Voilà quinze jours intenses, variés, excitants, passionnants qui ont passé sans que je m’en rende compte. Quelques jours de répétitions dans la salle philharmonique de Liège, quatre représentations en public sur place (deux générales avec les enfants des écoles), ensuite l’immense salle Henry Leboeuf de Bozar à Bruxelles, le PBA de Charleroi, le Palace d’Ath et le Théâtre royal de Namur, dimanche dernier.

J’ai donc vécu une quinzaine de jours dans le rôle mythique (après Gérard Philipe, Jacques Brel et bien d’autres) du narrateur du conte musical Pierre et le Loup. La proposition des Jeunesses Musicales m’est arrivée sans que je m’y attende et sans doute l’intensité du bonheur n’en est-elle que plus grande.

Que vous dire sinon évoquer quelques moments (sans vouloir tout englober, tout expliquer) des sensations, des souvenirs, des plaisirs. (Et j’ajouterai quelques photos ci-dessous)

La grande complicité avec l’orchestre philharmonique royal de Liège et avec son chef, Jean-Pierre Haecq : tout l’orchestre mimant les ailes de l’oiseau avec les enfants dans la salle ! Jean-Pierre Haecq jouant le matou avec des oreilles de chat !

Bien sûr : la qualité de ce grand orchestre (à la portée des enfants), la chaleur et l’âme de la musique si bien transmises au public.

La mise en scène nouvelle et surprenante parfois de Bruno Coppens : me demander de me mettre en pyjama et en bonnet de nuit pour m’installer dans un lit de grand-père, que je suis, pour lire l’histoire à l’ancienne ! Et ça a fait vraiment rire tous les enfants et les autres !

L’accueil de l’équipe des Jeunesses Musicales (leurs encouragements, leurs mails, leurs sms, leurs coups de fil, leurs invitations autour d’un verre), de la Philharmonie, des salles où j’ai joué (toujours des personnes souriantes prêtes à m’aider dans le dédale des coulisses) : ce lieu de concentration qu’est la loge juste avant qu’on ne vienne me chercher : « Dans deux minutes, on commence ! », le cœur qui bat plus vite. Pas de trac, car c’est l’inconnu qui nous l’injecte et ici, tout était prêt, en place, parfait.

Et les publics ! Comment ne pas être ému aux larmes en repensant à leurs sourires, leurs réponses, leurs rires, au cours du spectacle ; mais aussi leur attente pour faire un selfie après le spectacle, pour venir me dire qu’ils n’avaient pas eu peur du loup, me demander si je n’avais pas eu trop chaud dans mon lit ou me dire que leur papa écoutait le Jeu des Dictionnaires !

Comment ne pas espérer qu’ils aimeront les créations artistiques tout au long de leur vie qui s’ouvre devant eux ?

Je pense aussi aux adultes qui retrouvaient avec émotion des souvenirs d’enfance et qui partageaient le plaisir des enfants qu’ils accompagnaient…

Je suis donc très heureux de cette expérience artistique dans le monde de la musique classique (remarquez que ce fut dans ce monde-là, avec un opéra pour enfants de Britten « L’arche de Noé » que j’ai fait une première apparition sur scène : j’y tenais le rôle de Dieu!)

Et pour perpétuer ce bonheur, d’autres se présentent à moi, dont je vous reparlerai. Un projet magnifique, dont s’occupe pour le moment une équipe de création artistique. La vie est très belle !

Voici le lien pour les activités des Jeunesses Musicales et leurs spectacles futurs pour les enfants.

https://jeunessesmusicales.be/

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« Rosa » de Marcel Sel : meilleur premier roman !

« Rosa » de Marcel Sel (OnLit édition) a été élu le meilleur premier roman belge. L’auteur s’est défendu avec humour de cette appellation car il existe évidemment beaucoup de « meilleur premier roman » ! Comme parrain (après Luc Baba, Patrick Poivre d’Arvor ou Valérie Trierweiler!), j’ai eu l’honneur de remettre le prix Saga Café, du nom du café liégeois, place des Carmes, qui se fait l’équivalent d’année en année du Café de Flore parisien.

En 2010, le Saga café lance son propre prix littéraire à l’initiative de Daniel Salvatore-Schiffer, homme de lettres liégeois et professeur de philosophie de l’art à l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège. L’idée séduit le patron du Saga café, Claudio Caridi. C’est donc de cette rencontre entre un lieu et deux hommes que naît ce prix littéraire Saga café, récompensant un premier roman belge francophone publié dans le courant de l’année écoulée jusqu’à la fin du deuxième trimestre de l’année en cours.

Ce prix littéraire a pour ambition de donner un “coup de pouce”, une reconnaissance médiatique encourageante ainsi qu’une vitrine sympathique à de nouveaux talents de la littérature belge de langue française.

J’étais heureux pour plusieurs raisons. J’avais dans « Lire est un plaisir » souligné combien c’était un « très grand livre» !

« Un grand livre ! Un de ceux qu’on attend – souvent trop longtemps – quand on aime lire et écrire ! « Rosa » de Marcel Sel est la révélation d’un nouveau et talentueux romancier. On connaissait déjà l’essayiste ou blogueur (Blog de Sel), voici le narrateur, le scrutateur de l’âme humaine et des sociétés où elle évolue. Chez cet habitué des réseaux sociaux, nous trouvons évidemment des phrases courtes, efficaces, justes et belles. » Etc.

http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/archive/2017/02/27/rosa-un-tres-grand-livre-8698330.html

Autre raison, celle de cette cérémonie sympathique et sérieuse, comme les Liégeois peuvent la faire… C’est la huitième année que ce prix littéraire est remis et le jury était présidé par Irène Stecyk. Aux tables, on reconnaissait le bourgmestre Willy Demeyer (qui clique chaque matin sur ma phrase des réseaux sociaux), Bernard Gheur, Arlette Bayers, la fondatrice de ce prix, Régine Kerzmann, et bien d’autres.

Innovation : un prix littéraire des jeunes, en association avec Richelieu Charlemagne et les élèves de l’Athénée royal Charles-Rogier. Il a été remis à Jean-Marc Ceci pour « Monsieur Origami » (Gallimard) (superbe livre de retenue et de silence).

Voici le reportage de RTC

https://www.rtc.be/marcel_sel_laureat_du_prix_saga_celui_du_premier_roman_belge-1496570-999-325.html

(Ci-dessous un selfie avec les deux auteurs primés!)

Saga selfie

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Le grand bonheur de jouer !

Que vous dire du bonheur inédit que je vis en ce moment dans les représentations de Pierre et le Loup, ce classique pour enfants de Prokofiev  proposé par l’OPE (l’orchestre à la portée des enfants) ?

La jouissance d’être sur scène avec les musiciens tellement pro et amicaux de l’Orchestre philharmonique royal de Liège, avec Jean-Pierre Haeck, qui s’amuse à entrer dans mon jeu, complice et talentueux, avec toute une équipe au service de la qualité du spectacle… (son, lumière, mise en place, régie, etc. Nicolas, Robert, Satu, Hristina, Luc…)

Le plaisir d’être mis en scène par Bruno Coppens, que j’ai tant de fois présenté comme le successeur de Raymond Devos dans Le Jeu des Dictionnaires, et qui a bien compris comment me rendre le plus naturel possible dans ce rôle de grand-père narrateur…

L’étonnement d’être ainsi accueilli, à ce moment de ma vie, par les responsables des Jeunesses Musicales (Michel Schoonbroodt et Bérengère Cornez), de la Philharmonique de Liège (Daniel Weissmann), de tous les lieux où l’on joue ; étonnement et émotion de voir les traces magiques laissées par mes activités culturelles (et souriantes)… (Et ce n’est pas fini!)

Bien sûr, l’essentiel : le grand bonheur de voir, d’entendre les réactions des enfants et des parents. Nous retrouvons tous notre sensibilité de l’enfance et je suis sûr que l’histoire, la musique, les dessins, la mise en scène marqueront d’une façon heureuse le cours de leurs pensées…

Parfois ce conte musical ravive des émotions et de les partager avec ses propres petits-enfants, par exemple, les rend encore plus intenses (N’est-ce pas, Philippe G. ?)

Merci pour toutes vos réactions, écrites ou de vive voix, personnelles ou sur mes réseaux, sachez que vraiment je les savoure avec émotion.

Il me semble que les représentations du prochain WE sont «à bureaux fermés » (Sold-out ! Mdr) soit au Palace de Ath, samedi et au Théâtre royal de Namur, dimanche, à 16h. Mais on ne sait jamais ?

Quant à la représentation ce mercredi 25 octobre à 16 h dans la magnifique grande salle du Palais des Beaux-Arts de Charleroi, place du manège, je pense qu’il y a encore quelques bonnes places disponibles sur les 1800 que compte la salle. Il faut réserver au plus vite. Je vous donne le lien ci-dessous pour le faire en ligne.

https://www.jeunessesmusicales.be/charleroimetropole/ope/

Voici une photo prise par une spectatrice à Bruxelles :

Pierre et le Loup 21 oct 2017