Le grand bonheur de jouer !

Que vous dire du bonheur inédit que je vis en ce moment dans les représentations de Pierre et le Loup, ce classique pour enfants de Prokofiev  proposé par l’OPE (l’orchestre à la portée des enfants) ?

La jouissance d’être sur scène avec les musiciens tellement pro et amicaux de l’Orchestre philharmonique royal de Liège, avec Jean-Pierre Haeck, qui s’amuse à entrer dans mon jeu, complice et talentueux, avec toute une équipe au service de la qualité du spectacle… (son, lumière, mise en place, régie, etc. Nicolas, Robert, Satu, Hristina, Luc…)

Le plaisir d’être mis en scène par Bruno Coppens, que j’ai tant de fois présenté comme le successeur de Raymond Devos dans Le Jeu des Dictionnaires, et qui a bien compris comment me rendre le plus naturel possible dans ce rôle de grand-père narrateur…

L’étonnement d’être ainsi accueilli, à ce moment de ma vie, par les responsables des Jeunesses Musicales (Michel Schoonbroodt et Bérengère Cornez), de la Philharmonique de Liège (Daniel Weissmann), de tous les lieux où l’on joue ; étonnement et émotion de voir les traces magiques laissées par mes activités culturelles (et souriantes)… (Et ce n’est pas fini!)

Bien sûr, l’essentiel : le grand bonheur de voir, d’entendre les réactions des enfants et des parents. Nous retrouvons tous notre sensibilité de l’enfance et je suis sûr que l’histoire, la musique, les dessins, la mise en scène marqueront d’une façon heureuse le cours de leurs pensées…

Parfois ce conte musical ravive des émotions et de les partager avec ses propres petits-enfants, par exemple, les rend encore plus intenses (N’est-ce pas, Philippe G. ?)

Merci pour toutes vos réactions, écrites ou de vive voix, personnelles ou sur mes réseaux, sachez que vraiment je les savoure avec émotion.

Il me semble que les représentations du prochain WE sont «à bureaux fermés » (Sold-out ! Mdr) soit au Palace de Ath, samedi et au Théâtre royal de Namur, dimanche, à 16h. Mais on ne sait jamais ?

Quant à la représentation ce mercredi 25 octobre à 16 h dans la magnifique grande salle du Palais des Beaux-Arts de Charleroi, place du manège, je pense qu’il y a encore quelques bonnes places disponibles sur les 1800 que compte la salle. Il faut réserver au plus vite. Je vous donne le lien ci-dessous pour le faire en ligne.

https://www.jeunessesmusicales.be/charleroimetropole/ope/

Voici une photo prise par une spectatrice à Bruxelles :

Pierre et le Loup 21 oct 2017

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Un automne avec Jules Renard (suite et fin)

Le voyage que nous avons effectué ensemble cet été et en ce début d’automne dans le Journal de Jules Renard s’achève ici.

Voici donc les notes que j’ai toujours aimé relire dans cette année 1900.

Merci d’avoir suivi fidèlement cette relecture !

Dans ce blog, je vous raconterai ma prochaine aventure, celle d’être le narrateur de Pierre et le Loup !

1900

8 janvier :

Hiver. Ce soleil glacé dont on ne peut jouir que derrière la fenêtre.

 
11 janvier :

Il n’y a que l’égoïste à souffrir vraiment et tout le temps.

 
13 février :

Claudel déjeune. Il parle du mal que l’affaire Dreyfus nous a fait à l’étranger. Cet homme intelligent, ce poète, sent le prêtre rageur et de sang âcre.

— Mais la tolérance ? lui dis-je.

— Il y a des maisons pour ça, répond-il.

 
30 mai :

Notre âme immortelle, pourquoi ? Et pourquoi pas celle des bêtes ? Quand les deux flammes sont éteintes, quelle différence y a-t-il entre la flamme d’une pauvre chandelle et celle d’une belle lampe au bec compliqué, haute sur tige, et dont l’abat-jour s’écarte comme une jupe ?*

 
3 juin :

On pense à la mort tant qu’on espère y échapper.

 
Le même jour :

Lamartine rêve cinq minutes et il écrit une heure. L’art, c’est le contraire.

 
Le même jour :

Ne pas se lever trop matin : la nature n’est pas prête.

 
16 juin :

Je ne peux pas regarder une feuille d’arbre sans être écrasé par l’univers.

 
24 juillet :

Il y a des heures où il faut chercher tous ses mots dans le dictionnaire.

 
7 octobre :

Chacune de nos œuvres doit être une crise, presque une révolution.

 
20 octobre :

Le temps passe par le trou de l’aiguille des heures.

 
16 novembre :

Lorsque, dans sa journée, un homme a lu un journal, écrit une lettre, et qu’il n’a fait de mal à personne, c’est bien suffisant.

*

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Chacun son Chat !

Voici ci-dessous le texte que vous pouvez trouver sur le site littéraire « Lire est un plaisir » (sur lequel, régulièrement, j’évoque mes lectures – il suffit de cliquer sur ma photo à droite) à propos du dernier album fabuleux de Philippe Geluck, album que j’ai savouré hier soir…

Ce que je pourrais vous dire d’enthousiasmant pourrait vous paraître exagéré, puisque Philippe Geluck est mon ami, et pourtant ce nouvel album du Chat (le 21e!) « Chacun son Chat » me semble le meilleur, le plus abouti, le plus varié, le plus profond et le plus drôle !

Je pourrais analyser et détaller, comme je le faisais quand j’interviewais Philippe sur antenne à pareille occasion, mais je me suis donné le bonheur de ne pas prendre de notes en découvrant hier soir l’album : simplement sourire, rire, réfléchir. Et me dire souvent, comme toujours : « Bigre ! C’est une réflexion drôle d’une telle évidence, j’aurais dû la trouver, mais il trouve ce trait avant nous et c’est ça son génie ! »

Déja la page de titre avec cette déclaration (hommage à Barbara) : « Ma plus belle histoire d’humour… C’est vous ! »

Cette si touchante allusion à Goscinny et Uderzo qui occupe toute la première page : « Nous sommes en 2017 après J.-C. Le monde entier est envahi par une sorte de morosité bien compréhensible. Le monde entier ? Pas vraiment ! Un petit pays résiste encore et toujours à la déprime générale… »

‘Allez !’ (comme on dit trop souvent en télévision pour accélérer artificiellement le rythme d’une émission) allez, encore quelques textes pour vous donner le ton de l’ouvrage (Ils prendront place dans mes phrases très matinales ces jours prochains!):

« Les ennuis de mes amis sont mes ennuis »

« Rien ne sert de courir, surtout si c’est dans le mauvais sens… »

« S’il y a une autre vie après la vie, j’aimerais qu’on m’explique quel est l’intérêt de mourir ? »

Une dernière ?

« Si tu y réfléchis un peu, tu constateras que dans ta vie, tu auras passé plus de temps avec tes lunettes qu’avec tes enfants ! »

Ne ratez pas les ajouts quotidiens de l’Appli Le Chat sur iPhone !

Voici le lien vers le site :

http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/archive/2017/10/10/quel-bonheur-que-la-decouverte-de-chacun-son-chat-de-geluck-8770907.html

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Le glamour belge !

« Quand la belgitude fait rimer glamour avec humour », c’est le juste slogan de cette exposition qui vient de s’ouvrir à la Galerie 37, place du Châtelain à Ixelles. Il s’agit de portraits photographiques de personnalités belges réalisés par le photographe Stéphane De Coster  en collaboration artistique avec Céline Verlant.

Évidemment, j’ai retrouvé avec grand plaisir Stéphane De Coster, un fan du Jeu des Dictionnaires de la première heure, encore en public au boulevard Reyers (qui m’avait caricaturé à l’époque), qui a réalisé, par ailleurs, les photos de la couverture de « Toute une vie d’amour » co-écrit avec ma fille Sophie (Académia).

J’ai pu aussi longuement échanger des réflexions sur la création, la communication et les mots avec Céline Verlant qui est l’auteure de toutes les « Chroniques biographiques décalées » associées aux photos de l’exposition. Un très grand talent pour cette bien jolie comédienne et historienne de l’art.

Stéphane m’a demandé d’être le parrain de l’expo et j’ai donc écrit cette préface au magnifique livret qui accompagne la manifestation. L’idée est donc de photographier des Belges connus en noir et blanc, mais avec une corde rouge. Celle-ci est chaque fois insérée différemment dans la composition, mais les relie tous.

Voici mon texte et dessous un compte-rendu de ma présence au vernissage, ainsi que les détails pratiques.

La symbolique de cette création artistique est multiple. Outre le talent de convaincre des personnalités aux agendas surchargés et de leur faire partager le projet, Stéphane De Coster a celui, d’une grande évidence, de la photographie. Ce n’est pas rien : non seulement il faut voir le sujet, mais de plus il faut nous le montrer au-delà des apparences, par un mouvement de son art. Il enlève les masques. 

A propos de cette création, quelques expressions s’imposent à nous : Faire de la corde raide, par exemple. C’est être dans une situation périlleuse qui demande beaucoup d’habileté pour s’en sortir. Mais aussi : Le rouge est mis, qui indique que la création est en cours et ne supporte aucune intrusion. C’est le propre de la concentration d’un artiste au travail. Et enfin : Le fil rouge ! La première trace de son emploi se trouve chez Goethe, en 1809, dans « Les affinités électives ». Toutes les explications de l’expression conviennent à ce travail de Stéphane : C’est l’idée directrice, quelque chose qui donne une cohérence à un ensemble disparate. C’est un élément répétitif, point de repère qui revient régulièrement dans une discussion, un récit, une présentation.
Enfin, puisque l’artiste fit ses premières armes de photographe de coulisses en radio et en télévision pendant les enregistrements du Jeu des Dictionnaires, je suis particulièrement heureux de voir que ce jeune photographe précoce est devenu un grand artiste qui nous impressionne tous !

Cette exposition m’a donné l’occasion de bavarder avec Jean-Michel Saive (Tout de même bien plus grand que moi!), Gérald Watelet (Et notre optimisme en commun), Hervé Meillon (Qui réalise un film sur Brel), Delphine Boël (Avec qui j’avais beaucoup ri au cours d’une soirée chez Philippe Geluck!), François de Brigode (Dont la femme a tant de souvenirs d’enregistrements avec fous rires), Frédéric Dubus (Pour parler du « bon temps »!), Sandra Kim (à qui j’ai enfin expliqué pourquoi j’étais le seul Belge a n’avoir pas aimé qu’elle gagne l’Eurovision), André Lamy (qui me fait rire chaque matin), Lionel Rigolet (pour parler de Comme chez Soi), Richard Ruben (Toujours malicieux), Sandra Zidani (qui avait joué dans une comédie musicale écrite par Christophe, mon fils aîné…)… Sans compter l’occasion de retrouver une équipe de la télé RTBF.

Adresse de l’expo:
Galerie 37
37 place du Châtelain
1050 Bruxelles

Lundi-Mardi-Jeudi-Vendredi-Samedi de 12h30 à 18h30
Mercredi de 12h30 à 20h30.
Fermé le dimanche

Du 7 au 20 octobre

Parking public le plus proche (700m): 7 rue de la bonté 1060 Bruxelles
Transports en commun: Tramway 81 – Bus 54, arrêt TRINITE

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L’automne avec Jules Renard

Nous avons partagé cet été le Journal de Jules Renard ; un fabuleux ouvrage ! Il me reste encore des dizaines de notes ; pourquoi ne pas poursuivre une ou deux fois ?

Voici la seconde moitié des notes que j’ai appréciées dans l’année 1899.

Bon amusement !

1899

1er août :

Si l’on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce en serait la salle d’attente.

 

23 septembre :

Les jardins qui s’éteignent, à l’automne.*

 

17 octobre : (Mon anniversaire, NDLA. Lol)

Les mots sont comme une voûte sur la pensée souterraine.

 

Le même jour :

De tout ce que nous écrivons, la postérité ne retiendra qu’une page, au plus. Je voudrais la lui choisir moi-même.

 

22 décembre :

Je voudrais être vieux et pouvoir regarder une jolie femme sans qu’elle s’imagine que je désire coucher avec elle.

 

26 décembre :

L’ironie ne dessèche pas : elle ne brûle que les mauvaises herbes.

 

28 décembre :

On ne se prépare du bonheur que pour jusqu’au soir ; et il faut recommencer le lendemain, et tous les jours.

*

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Les expressions : le 12 octobre à Hannut !

Une seule rencontre aura lieu sur le thème des expressions et la sortie du livre chez Racine : chez mon ami Alain Bronckart du Centre culturel de Hannut. C’est l’occasion de venir écouter les origines drôles ou insolites autour de la langue et – c’est souvent le cas – mes apartés sur le métier, etc. Bref, une soirée d’échanges et de sourires, instructive mais décontractée.

Il faut réserver d’urgence, car c’est le jeudi 12 octobre à 20 h dans la belle salle de l’Académie, 1, rue des Combattants, 4280 Hannut.

019/ 51.90.63

Merci pour votre présence et éventuellement si vous le souhaitez, je prendrai le temps de dédicacer vos livres. (J’ai appris cette politesse de mon ami Philippe Geluck… qui n’a jamais fait défaut aux demandes de ses lecteurs)

En avant-première, voici le style de ce que je pourrais vous dire ce soir-là :

C’est une expression romantique que celle-là « c’est une autre paire de manches ». Aujourd’hui, on veut dire que cela va être autrement plus difficile. « Tu vas travailler à la banque ? Ça c’est une autre paire de manches, dis donc ! »

L’expression fait allusion à une coutume des tournois. On ne fixait pas alors les manches aux vêtements. Les dames pouvaient donc remettre des manches à leurs couleurs au chevalier, qui l’accrochait en guise de référence à sa lance ou à son bouclier. C’était un gage d’amour. Il se battait pour cette belle.

Comme on changeait de manches, en changeant d’amoureuse. Une autre paire de manches voulait dire un autre amour. Et sans doute d’autres difficultés en vue ! Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ! (une autre belle expression)… 

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Faites partie d’un clip !

Avez-vous déjà tourné dans un clip ? Avez-vous déjà participé à un tournage sympa et musical ? Non ? Alors c’est une occasion rêvée pour vous le samedi 30 septembre, à 20 heures. Cela se passera avec les YéyéVOLLEgaz au grand bal populaire de Boitsfort. (Maison Haute, place Gilson, 2 – 1170 Boitsfort) L’entrée est libre.

Dans cet endroit magnifique, où le groupe jouera pour la quatrième fois, on a besoin de vous pour les aider à mettre le feu, représenter un magnifique public déchaîné et avoir de belles images autour des supers chanteurs et chanteuses.

Pour rappel, les yéyés animent un karaoké « live » et décalé avec de vrais musiciens et plein de chansons populaires. Plus de 250 titres que les musiciens joueront avec vous, de tous les styles, époques ou cultures : Dutronc, Daft Punk, Gainsbourg, Spice Girls, Bob Marley, Stromae, Michael Jackson, Dalida, Prince, Bashung, Britney Spears, Téléphone, les Stones et même quelques tubes en néerlandais, en italien ou en espagnol.

C’est à la fois un feu de camp, un concert et une soirée dansante !

Liste chansons et infos => http://www.yeyevollegaz.grandmiroir.org
Page FB de l’événement https://www.facebook.com/events/1478021658957087/

Liker les yéyés sur FB
https://www.facebook.com/yéyéVOLLEgaz-261188477245236

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On se rencontre ?

Cette fin de semaine est chargée de rencontres, différentes mais qui me permettent peut-être de vous rencontrer ?

Jeudi 21 septembre : à 18 heures à Bruxelles, rue de Flandre.

Vendredi 22 septembre : en journée à Charleroi pour Testament.be

et à 18h30 au JT de BX1

1 :

Rencontre/dédicace avec Jacques Mercier et Isabelle Wéry à l’occasion de la sortie de leurs opuscules le jeudi 21 septembre de 18h à 20h à la librairie Les Editeurs, 23 rue de Flandre.

2 :

CHARLEROI, le vendredi 22 septembre, de 10h00 à 16h30 environ

Lieu : PALAIS DES EXPOSITIONS, Avenue de l’Europe 21, 6000 Charleroi

La tournée généreuse ! Mini-salon du testament : accueil, animation et présentation par Jacques Mercier, stands occupés par nos bonnes causes, conférence sur le legs en duo et autres aspects juridiques du legs philanthropique, consultations gratuites de notaires et juristes pour notre public (qui se sera inscrit au préalable sur www.testament.be), buffet, amuse-bouche et boissons par traiteur, cadeau par Loterie Nationale.

3:

A 18h25, interview en direct à propos du livre au Jt de la télé BX1.

 

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Pierre et le Loup, je vous le raconte bientôt…

 

Encore un cadeau de la vie ! On me propose d’être le prochain narrateur de Pierre et le Loup de Prokofiev…

J’avais déjà eu l’honneur d’être la voix de « Dieu » ! C’était dans l’opéra pour enfants de Britten L’arche de Noé, avec la Cetra d’Orfeo ; avec laquelle j’ai raconté aussi des contes pour enfants entouré de musiciens classiques…

Mais ici c’est le grand Orchestre Philharmonique Royal de Liège qui sera à la manœuvre, sous la direction de Jean-Pierre Haeck ! C’est l’Orchestre à la portée des enfants…

Les illustrations sont de Philippe Lagautrière.

Je vous en dirai plus très bientôt, mais comme les spectacles se déroulent dans un bon mois, je vous donne déjà les références pour réserver ci-dessous.

Comme c’est une coproduction Jeunesses Musicales de Bruxelles et Jeunesses Musicales de Liège, ainsi que l’Orchestre Philharmonique de Liège, voici le lien vers l’annonce à Bruxelles :

https://www.jeunessesmusicales.be/bruxelles/lorchestre-a-la-portee-des-enfants-pierre-et-le-loup/

A Liège, ce sera dans la salle Philharmonique le vendredi 20 octobre, à 18h et à 20h (042 20 00 00)

A Bruxelles, à Bozar, le samedi 21 octobre, à 11h et 14h (02 507 82 00)

A Charleroi, au Palais des Beaux-Arts, le mercredi 25 octobre, à 16h (071 585 286)

A Ath, le samedi 28 octobre, au Palace, à 16h (068 269 999)

A Namur, le dimanche 29 octobre, au Théâtre royal, à 16h (081 226 026)

Comme vous le savez, cela s’adresse à tous, aux enfants dès 5 ans et jusqu’aux grand-parents comme moi qui ont été bercés par la phrase musicale de Serge Prokofiev ! Venez, ce sera magique !

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Un été avec Jules Renard (9)

Le Journal de Jules Renard est une mine d’enseignements. C’est une lecture extraordinaire, à propos de l’être humain et bien plus.

Voici la première moitié des notes recopiées dans l’année 1899.

Excellente lecture !

1899.

14 avril :

Pour un écrivain qui vient de travailler, lire, c’est monter en voiture après une marche à pied pénible.
19 avril :

Je ne me contente pas de la vie intermittente : il me faut de la vie à chaque instant.
24 avril :

La fausse modestie, c’est déjà très bien.
29 avril :

Il me faudrait, madame, pour dire ce que j’éprouve, un mot qui serait à « larmes » ce que « sourire » est à « rire ».
1 mai :

Il y a les conteurs et les écrivains. On conte ce qu’on veut ; on n’écrit pas ce qu’on veut : on n’écrit que soi-même.
14 juin :

Au fond de tout patriotisme il y a la guerre : voilà pourquoi je ne suis point patriote.
19 juin :

Les étoiles. Il y a de la lumière chez Dieu.*
20 juin :

J’ai mes défauts comme tout le monde ; seulement, je n’en tire aucun bénéfice.
21 juillet :

Notre vie a l’air d’un essai.

*

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