Art et Poésie

Fernand Wiser est un personnage singulier. Diamantaire, banquier et poète. La rencontre avec Marta Adt, peintre, oriente la suite : une collection « Art et Poésie », où les poèmes se mêlent à d’autres formes artistiques. Ces livres sont proposés en français et en anglais.

« Dans les bras de la poésie » est un de ces ouvrages écrit à quatre mains : Iryna Roman, de Biélorussie, Katarine Bitencourt, du Brésil, Asia Crisafulli, d’Italie et Fern Wiser, du Luxembourg.

Je picore pour vous quelques lignes :

« Lorsque des poètes conjuguent leurs efforts,

Les cieux s’ouvrent par la grâce de Dieu »

(La Poétesse)

« Tes mots restent imprimés

Dans mon cœur comme une ritournelle

Que j’aime écouter sans fin »

(Amitié furtive)

« Les mensonges par amour

Sont pires que des poignards »

(La lumière pour toi)

« Loin des yeux, loin du cœur

Proverbe bien menteur »

(Proverbe menteur)

« Ils sont perdus dans la vie

Comme les étoiles dans l’air

Ils sentent le vent gémir

Ils entendent le cri des roses ! »

(Les âmes des poètes)

Autre ouvrage, simple, varié et poétique : « Quatre saisons d’amour », signé Fernand Wiser et Iryna Roman. Iryna écrit en russe et apporte un peu de son âme dans ses poèmes.

Pour vous en donner un avant-goût :

« La mort n’est rien,

Je suis simplement passé de l’autre côté

Je suis toujours le même

Je t’écoute »

Ou bien :

« Je n’écris pas mes pensées

Mes écrits viennent d’un ailleurs

Auquel je n’ai pas un accès libre »

Editions Bookelis (www.wiserpoetry.net)

Les secrets de Knokke- Le Zoute

Il est rare de pouvoir lire un dictionnaire avec une telle jubilation ! « Les Secrets de Knokke-Le Zoute », dictionnaire ludique et érudit, d’Alain Zenner est un fantastique ouvrage ! L’écriture est belle, simple et pourtant raffinée, car l’auteur avocat connaît bien l’âme des mots et l’intérêt de leur juste utilisation. L’ordre alphabétique des notices nous donne la possibilité de choisir les sujets, mais le désordre même des thèmes devient une randonnée fabuleuse dans le temps, les événements, les personnalités, l’histoire.

Le dernier texte est évidemment Z comme « Zwin ». Bien sûr, nous retrouvons notre enfance avec à la lettre B : « Babeluttes », à la lettre C : « Concours de châteaux de sable » ou « Cuistax », à la lettre R : « Rides de courant », qu’on appelle aussi Ripple-marks

Les références érudites parsèment avec bonheur l’ouvrage, qui pourtant ne perd jamais en simplicité. Les artistes qui ont vécu ou se sont produits à Knokke sont tous présents : Joséphine Baker, Marguerite Yourcenar, Charles Trenet, Salvatore Adamo, Jacques Brel… Grâce à ces derniers, me voici également répertorié plusieurs fois dans le dictionnaire jusqu’à bénéficier d’une entrée et j’en suis sincèrement honoré !

L’histoire de la ville, ses personnages illustres (Nellens, Lippens, etc.), les légendes, la société qui évolue, les bâtiments, le casino, les lieux, les loisirs, les restaurants, les lieux de sport, tout s’y trouve avec une belle précision. 576 pages, ce n’est pas rien !

La presse est unanime pour saluer la sortie de cet ouvrage que je ne peux que vous conseiller, vous y humerez le parfum de la belgitude, de l’enfance, des cartes postales et celui des embruns et du sable, mais aussi l’idée de l’évolution des choses, de l’avenir. Alain Zenner, qui allait souvent à Knokke avec ses parents et ses deux frères, trouve malgré les changements inéluctables que « le charme existe et nous aimante toujours ».

J’ajoute enfin que la couverture colorée est signée Stefan de Jaeger (qui, encore étudiant, passait souvent ses soirées du dimanche soir en studio à mes côtés afin d’interviewer mes invités !)

https://www.alturaedition.com/editions/les-secrets-de-knokke-le-zoute

Bonnes lectures !

Voici quelques références de livres récents, achetés ou reçus, qui méritent votre attention. Bonnes lectures !

Le roman « Katrijn » d’Yves Bigot (Editions Encre de nuit) nous raconte avec un grand talent l’histoire d’une jeune Hollandaise de bonne famille qui part sur les routes à la découverte d’elle-même entre les Provos d’Amsterdam, le Swinging London et les hippies de San Francisco. Ce monde, l’auteur le connaît bien et l’a découvert entre autres comme producteur de télévision, de radio et de presse. Né à Saint-Tropez, j’avais adoré son livre « La folle histoire de Saint-Tropez » chez Grasset. Les interventions dans les médias d’Yves Bigot sur des chanteurs, des mouvements artistiques, des événements sont parmi les plus avisés que je connaisse.

« Du silence à l’essence des mots » de John Joos (www.johnjoos.com) propose de courtes réflexions sur le monde ; elles sont bien connues sur les réseaux sociaux. Nous partageons cette envie de communiquer de courtes poésies. Comme il le déclare dans l’introduction : « J’aime te décrire ce que je ressens, mettre des mots sur ces joies, ces souffrances, sur la magie de ces sentiments profonds, ceux qui nous font trembler de l’intérieur, bien souvent indicibles. »

J’ouvre au hasard à la page 74 et je découvre ces deux vers sublimes : 

« Les Âmes sèment de la poésie

Là où les Cœurs s’aiment. »

L’auteur de ce premier roman, « La colère de Dieu », Jean Noël (Editions Jets d’Encre), est un philosophe. C’est d’ailleurs lui qui a créé les « Cafés philosophiques de Belgique ». Nous découvrons avec bonheur dans cet ouvrage un regard profond et amoureux sur Bruxelles. On suit une intrigue très réaliste dans le contexte de notre vie actuelle. On y aborde la religion, le mal, le vivre-ensemble. Comme il s’agit de médium, les chapitres ne sont pas numérotés mais indiqués, pour la première partie, en cartes du Tarot : Le Bateleur, la Papesse, l’Impératrice, etc. L’écriture est vivante et le récit vraiment passionnant.

Les histoires vraies du livre « Et si les animaux nous rendaient moins bêtes ? » recueillies par Régine Vandamme (Edition Renaissance du Livre ») sont émouvantes, insolites, drôles, inattendues. L’idée de collecter ces histoires d’animaux est excellente et originale ! Pour ma part, j’y ai contribué – comme plus de vingt auteurs – et vous retrouverez une de mes chiennes d’adolescence, Ficelle, à la page 77. Mais l’éventail des animaux proposés est large, on retrouve dans ce joli bestiaire des insectes, des vaches, des oiseaux, des souris, des poissons, etc. Notons que Régine Vandamme, qui anime des ateliers d’écriture à Tournai, a déjà édité dans le même esprit « Histoires vécues au travail ».

Dimanche-Musique !

Pour les nostalgiques de Dimanche-Musique dans les années 60/70, vous pouvez en retrouver des extraits dans cette excellente création radiophonique réalisée par Hélène Laurent. Vous avez les liens ci-dessous. Cela se trouve évidemment dans « Eclats de rire »…

« Quand la nuit appartenait aux auditeurs »

Une série produite et diffusée sur les ondes belges par la RTBF et maintenant disponible à la réécoute.

Premier épisode : Eclats de rire

Deuxième épisode : De nouvelles voix militantes sur la FM

Troisième épisode : Appels au secours 

https://www.rtbf.be/article/quand-la-nuit-appartenait-aux-auditeurs-10970201

Pour un podcast Apple : 

Episode 1 : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/par-ou%C3%AF-dire/id1008162789?i=1000554215569 

Episode 2 : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/par-ou%C3%AF-dire/id1008162789?i=1000554844305 

Episode 3 : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/par-ou%C3%AF-dire/id1008162789?i=1000555523175

Pour un podcast Google : 

Episode 1 : 

Episode 2 : 

Episode 3 : https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9yc3MucnRiZi5iZS9tZWRpYS9yc3MvYXVkaW8vMjcyLnhtbA/episode/aHR0cHM6Ly93d3cucnRiZi5iZS9hdXZpby9kZXRhaWxfcGFyLW91aS1kaXJlP2lkPTI4Nzg5NTU?hl=fr&ved=2ahUKEwi4_pmI8__2AhVxyoUKHYxwDGUQjrkEegQIAxAI&ep=6

On s’amusait lors d’une réunion préparatoire … au bord d’une piscine ! Autre époque…

Un disque rare « C’est la vie ! »

Il est rare de pouvoir découvrir une création artistique mère/fille et celle-ci qui lie Nara Noïan et sa maman, Janna Blbluyan, est d’une extraordinaire intensité et d’une divine beauté. Nara a voulu transmettre l’âme de Janna, par ailleurs une artiste adulée en Arménie, et le but est atteint !

Comme j’ai partagé la scène et des compositions avec Nara, je lui ai écrit un mail après avoir écouté « C’est la vie » et – avec sa permission – le voici dans sa spontanéité.

Tout ébouriffé d’émotions et de sensations, voilà que je quitte l’écoute de ton dernier album « C’est la vie », réalisé en duo avec Janna Bibulyan.

Quelques mots en désordre de mes premières impressions.

J’aime évidemment pour le voyage les morceaux en arménien, comme Nostalgie, Siro Garun ou Nor Tari.

J’aime pour l’imagination et le grand lyrisme proche de la musique classique, et peut-être que c’en est, des instrumentaux : Promenade, Suzanne.

Vos voix s’accordent tellement bien, dès le premier morceau « C’est la vie » avec la voix grave du début et la valse lente pour les confidences.

Le piano sautillant des « gens heureux » qui n’ont pas d’histoire… propose une très jolie mélodie.

Souvent, on pense à une musique de film, sans doute par l’orchestration, comme dans « Dis-moi encore je t’aime ».

J’aime « ton reflet dans les flaques d’eau » de « Juste un instant ».

J’aime les dialogues et la voix d’homme dans « Nous marchions ensemble ».

J’aime la passion que je te connais pour le tango et la passion dans « Tango délire ».

J’aime énormément la diction si personnelle dans « Dans Paris », qui devient une grande chanson lyrique, étrange et envoûtante.

Le « Requiem » est poignant… Nous sommes tous en sursis !

Bref, j’arrête là et vous remercie toutes les deux, et tous ceux qui ont collaboré d’une manière ou l’autre à la création de « C’est la vie » et je souhaite tout le succès mérité !

Voici les liens:

https://www.nara-noian.com/boutique/ – pour la version physique

https://open.spotify.com/album/1nT7mt1HZOpLO2WgISeeBP?si=bkTattnFTsK09Q_PGQTvlw   –  Spotify

https://music.apple.com/be/album/cest-la-vie/1618446403?l=fr

Youtube:

https://youtu.be/CWHTdPjmwVY « C’est la vie »

https://youtu.be/ro4GdhV4ueA « Karot »

https://youtu.be/hjvmF8vZ4Yw  « Requiem »

https://youtu.be/yoObmQrXGDw « Nor Tari »

Le 26 avril : Les Belgicismes !

Si vous voulez m’écouter (me voir) parler des « belgicismes » (entre autres par le biais de quelques extraits poétiques), vous pouvez encore vous inscrire. Cela se passe à Louvain-la-Neuve ou en visioconférence, le mardi 26 avril à 14h….

Au plaisir de vous rencontrer !

L’événement est annoncé sur le site internet : https://tinyurl.com/UDA-Jacques-Mercier-Conference. Via ce lien, il est également possible de s’inscrire pour suivre la conférence à distance

Ah, ces fautes de français !

Parfois tout peut paraître dérisoire face à des événements tragiques, pourtant la vie continue et la communication entre les humains reste un élément essentiel de l’entente. L’autre jour, j’ai découvert dans les pages du Figaro que je lis, celles de la langue française, cet article, que je ne peux que recopier in extenso. Tout y est dit, ou presque !

Les fautes de français

Ce sont les premières coupables, celles que vous avez le plus souvent pointées du doigt. «Monter sur Paris», au lieu de «à», «tirer les conséquences» et non des «conclusions», «comme même» qui se substitue à «quand même»… La liste de ces locutions qui bousculent les règles les plus élémentaires est longue. Vous êtes nombreux à pâlir quand vous entendez «au jour d’aujourd’hui» , le plus affreux des pléonasmes. Vous désapprouvez aussi la redondance du sujet, comme «le président, il a dit que…», «les Français, ils vont en vacances…». Vous n’aimez pas les nuisibles tels que «faire couple, faire famille, faire nation, faire église…», et les non moins irritants «faire un musée» ou «faire un pays» au lieu de «visiter». Le «malgré que» est revenu à plusieurs reprises, ainsi que le disgracieux «au final» qui a détrôné avec force et fracas «finalement» ou «en fin de compte». Sans oublier les jumeaux «de base» et «à la base», à éradiquer de toute urgence pour «d’abord», «dans un premier temps» ou «à l’origine». «De suite» qui remplace «tout de suite» horripile certains aussi d’entre vous.

Les formules toutes faites

Ces «béquilles linguistiques» vous irritent particulièrement. Les expressions toutes faites, que l’on place à tout bout de champ, sont devenues des tics de langage qui envahissent nos phrases: «on va pas se mentir», «je dis ça je dis rien», «voili-voulou», «j’ai envie de dire»«ça va le faire» «comme un lundi»… Un internaute déteste particulièrement la formule «après, ça dépend, ce sont les goûts et les couleurs», et la répétition intempestive de «pas de souci». Un autre est crispé par la tournure «on est sur» qu’il a illustré dans une phrase particulièrement créative: «on est sur un appartement de 52 m², un article de 25 pages, une jupe en tweed, une brosse à dent électrique, une guerre nucléaire, un cas contact…». Sans oublier «à un moment donné» qui grignote fréquemment nos propos, «je reviens vers vous» à la fin d’un mail, ou encore «j’ai envie de dire», assénée en début de phrase. Bonus: vous nous dites que le mime de guillemets avec les doigts pour montrer que l’on cite quelqu’un vous irrite au plus haut point. À bon entendeur…

Les anglicismes

Qu’on ne s’avise pas d’employer le globish en votre présence. Particulièrement au bureau, où il se diffuse à grande vitesse. Morceaux choisis : «esprit corporate» pour dire «esprit d’équipe», «ça fait sens» au lieu de «ça a du sens», «juste» à la place de «tout simplement», «alternative» pour «solution de remplacement», «définitivement» qui se substitue à «vraiment» , «ça va vous impacter» pour «avoir des conséquences», «je te rappelle asap» au lieu de «rapidement, dès que possible» «Les kids» pour parler des enfants, ou l’expression «mumpreneur», qui désigne les mères de famille montant leur entreprise, sont «exaspérantes» pour quelques-unes d’entre vous.

Expressions politiques

Il semble que la politique soit un lieu de prédilection pour les locutions agaçantes. Parmi elles, «le champ des possibles», ou bien «je prendrai mes responsabilités», qui fusent à chaque campagne présidentielle, ainsi que l’expression «siffler la fin de la récréation», synonyme de «rappeler à l’ordre, appeler fermement à se ressaisir». Nous la devons au Général de Gaulle, qui l’aurait prononcée lors des révoltes estudiantines de mai 1968, appelant par ces mots les jeunes à calmer leurs ardeurs révolutionnaires. Le mot «problématique» au lieu de «problème» met en rogne certains d’entre vous. Le redoublement systématique du masculin et du féminin dans les prises de parole fait sortir de leurs gonds quelques interrogés: «cellezeceux», «les Françaises et les Français», «les habitantes et les habitants» Des formules qui seraient au service d’une oralité «inclusive».

Tics de langage

Ils ont la peau dure. Les tics de langage sont partout, toutes générations confondues. Parmi eux, «du coup», «en gros», «je te jure», «en fait», «tu vois», «en mode», «yep», «top», «j’avoue», ont été relevés à de nombreuses reprises. Les expressions préférées des jeunes sont aussi montrées du doigt: «TMTC» par exemple, acronyme de «toi même tu sais», ou encore «IRL», initiales de «In Real Life». Certains d’entre vous n’aiment pas les interjections comme «au top!», «frère/fréro!», «wesh!», «wallah!», «en vrai!», «j’ai pas le time», ou «la base!».

Les formules «bisounours»

Au pays des licornes et des arcs-en-ciel, on ne dit pas «bonne journée» mais «belle journée» . Quand on croise un voisin ou un collègue matinal, on lui souhaite un «bon matin». On lance la phrase «c’est que du bonheur» le plus souvent possible. Une personne sympathique est «une belle personne» et on signe ses mails en écrivant «prenez soin de vous» .