Un peu de tout !

Hier soir, en regardant le beau match des Diables Rouges, voici au repos que je lis dans une des pubs (je pense une annonce d’un organisme officiel) : grossesse précosse ! J’ai beau être très tolérant et savoir que la langue française évolue comme tout et que, sans doute, il faut accepter les erreurs, les ajustements, les modifications… mais sans doute pas à ce point !

Dans le documentaire consacré à Salvatore Adamo, alors qu’on évoque devant lui la version des « Filles du bord de mer » d’Arno, il a cette fort belle comparaison : J’avais réalisé une peinture naïve, il en a fait un tableau Expressionniste !

L’édition Le Chat Ailé – et Sandra Di Silvio – prépare activement la réalisation de mon prochain ouvrage qui reprend des centaines de mes haïkus, illustrés par ma fille Claire. La sortie est prévue en septembre. Je trouve que cela correspond si bien à notre époque, même si les premiers haîkus japonais remontent au XVIIe siècle !

Je me suis amusé à noter les doubles expressions, où les deux idées sont pratiquement toujours associées :

Clair et net

Sûr et certain

Tout et n’importe quoi

Dans la joie et la bonne humeur

Pour la simple et la bonne raison

Autant exorciser la mort, d’autant plus qu’on vieillit. Cette histoire me plaît beaucoup. On demande à un enfant s’il a côtoyé la mort et quelle est celle qui lui a semblé la plus belle : Celle de mon grand-père, dit-il, il est mort en s’endormant !

Et la moins belle ? Celle de ses amis qui étaient dans la voiture !

Parfois les tics, les mots énervants et qui reviennent trop sur les « news » des réseaux passent, on ignore pourquoi. Ainsi ces « coups de gueule » qui n’en sont souvent pas, mais ne sont écrits en titre que pour attiser notre curiosité. Il reste encore le « clash » entre deux personnes et bien d’autres…

J’aime les anges. Sur un site un peu bidon, j’ai découvert en calculant que mon ange gardien se prénommait Roland ! Pourquoi pas ? J’aurais préféré un autre prénom, mais on ne choisit pas ! ha ha ha !

Bon été !

L’encre de nous-mêmes : Saphia Wesphael

Sous le titre « La musique de l’âme », voici la préface écrite avec enthousiasme et admiration pour ce recueil des chroniques de Saphia Wesphael (dans « Les visiteurs du soir » un lundi sur deux, sur LN24).

Il est rare de croiser dans les métiers de communication une personnalité aussi particulière, originale, puissante. Saphia Wesphael réunit la qualité de la pensée, celle de l’écriture et celle de la diffusion. Sa pensée philosophique réconcilie la recherche de la sagesse, qui était l’idée ancienne, et la réflexion sur des sujets de société, qui en est le sens actuel.

Puisqu’il est toujours question de citation, voici ce qu’écrit Louis Pauwels dans L’apprentissage de la sérénité : « La philosophie, pour quoi faire ? Pour nous faire. » C’est exactement ce que propose l’auteure. Chaque texte nous incite à être nous-mêmes, mais aussi à sortir de nous-mêmes, ce qui est encore mieux. J’ajoute aux mots des chanteurs francophones qu’elle cite, Georges Brassens, Jacques Brel ou Léo Ferré, ceux de Félix Leclerc : « Quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère et commenceront les beaux jours, mais nous, nous serons morts, mon frère ». Et pourtant, grâce à la philosophe, nous voici surpris à espérer.

Pour la qualité de la langue, comment ne pas être sensible à cette prose qui rime, qui balance, qui se répand comme des vagues sur le rivage, qui forme ce qu’on appelle un style : « L’aventure est dans notre nature et de chacune de ses ratures est susceptible d’émerger une exquise beauté. »  

La qualité de la prestation tient à un ensemble difficile et délicat à réunir : le charme de la personne et celui de la voix, mais aussi le talent de la transmission. Comment ne pas remarquer ce contact permanent que Saphia établit par les yeux avec les personnes présentes en studio. J’entends encore la réaction sidérée et spontanée de Philippe Geluck qui eut la chance d’assister en direct à la toute première séquence : « Je suis bouleversé ! »

« La voix est la musique de l’âme » écrit Barbara dans Il était un piano noir. Celle de Saphia nous emmène dans les contrées les plus profondes de notre âme. En lisant les textes, nous en comprenons encore mieux toutes les subtilités et si la voix de Saphia surgit dans notre tête, cela ajoute au plaisir.

J’aimerais vous donner à lire des phrases, cueillies comme des fleurs parmi les dizaines que j’ai notées et que vous retrouverez dans le bouquet magnifique de ce livre.

« N’est-il pas préférable de perdre ce que l’on a plutôt que de perdre ce que l’on est ? » (L’audace d’être soi)

« Entre notre tout premier regard sur le monde et le tout dernier, il y a des présences qui rendent tout plus juste, tout plus sensé, tout plus digne d’exister. » (L’amitié)

« Il y a tant de nécessaire dans le secondaire » (Réflexion sur l’essentiel)

Saphia Wesphael questionne l’art et la philosophie, elle passe du singulier au général, de la peur au bonheur avec comme ambition que chacun se sente moins seul.

« Parfois c’est en voyageant dans les yeux de l’autre que l’on découvre le monde ». Il est ainsi des phrases qu’on aurait aimé écrire soi-même tant elles sont belles et évidentes.

Salvatore, son talent reconnu !

Ne ratez surtout pas la vision de cet hommage tellement juste, important, complet et sensible de la carrière de Salvatore ! Comme je suis heureux que cette justice lui soit rendue ! Des tubes, certes, de la gentillesse, certes, mais de la profondeur, de l’intelligence, de l’engagement et une forme d’éternité, que Hadja Lahbib et Jean-Marc Panis ont pu dénicher dans les documents et les témoignages. J’avoue avoir eu les larmes aux yeux assez souvent ! Soulignons aussi l’interprétation personnelle des autres artistes, des moments de grâce et d’émotion ! Aucune fausse note, mais une harmonie totale… Thierry Coljon raconte fort bien, Nicole est discrète et présente cependant, et la lecture finale est fantastique !

https://www.rtbf.be/auvio/detail_salvatore-adamo-quand-je-chante?id=2773975

Divine comédie, divine Amélie !

Émerveillé je suis ! Je ne sais pas par où commencer ! Je viens de vivre quatre heures d’une expérience nouvelle et unique. Ce n’est pas un livre, pas une émission de radio, pas une conversation… et pourtant c’est tout cela à la fois. Un livre vivant, mais qui garde miraculeusement les caractéristiques d’un livre.

Ce podcast est sous-titré Un voyage mythologique des Enfers au Paradis. Amélie Nothomb nous emmène dans ce voyage grâce à sa culture, ses réflexions, ses rencontres, ses reportages – mais aussi grâce à la voix d’un comédien, grâce aux musiques qui illustrent si bien : car le son est devenu essentiel dans ce cheminement.

Comme dans un livre, nous avons le sommaire, le détail des chapitres. Cet ouvrage innovant nous enrichit l’esprit. Avouez que c’est devenu tellement rare dans les médias. Nous (re)découvrons Homère, Dante, Virgile, mais aussi les Eddas scandinaves, la Bible.

La musique est comme le temps d’une réflexion : Charpentier, Debussy… « La musique nous permet d’accéder à un autre monde »

Mais le plus étonnant est cette manière simple et professionnelle qu’a Amélie de mener interviews et reportages : nous la suivons dans les salles du musée Rodin, dans les coulisses d’un opéra.

Et toujours la pensée d’Amélie, son avis, sa propre expérience, ses références.

« La voix exprime directement l’âme » dit-elle. C’est exactement ça ! Nous avons le privilège en écoutant cette œuvre d’approcher l’âme de l’artiste. Elle nous relie aux mythes, aux religions, aux arts, à l’universel, à la vie, à la mort. Puisque le thème est la descente aux Enfers, mais surtout comment on en revient. « La mort est une modification. La mort n’est pas la cessation de l’amour »

J’adore tout, je vous livre au fil de ma mémoire éblouie : la découverte de la harpe, les sirènes, l’ayahuasca, les dieux scandinaves, la voix de Jésus, la joie…

Bravo donc à Laureline Amanieux qui réalise cet ouvrage et à Alexis Michalik, le comédien et aux autres.

Encore une phrase entendue à propos des romans : « L’histoire devient vraie quand elle est racontée avec talent ». Quelle belle conclusion.

Vous retrouvez ce podcast sur Audible.fr

La bille ne fait pas le stylo !

Quel petit livre drôle et rafraîchissant ! Édité pour une bonne cause mouscronnoise, qui plus est ! Mouscron a la chance d’avoir un échevin de la culture doué ! Voici ci-dessous la préface que j’ai écrite après lecture et les coordonnées pour vous procurer l’ouvrage ! Bon amusement !

Un maître de l’imaginaire

         Préface

Tout de suite, nous sommes interpellés, car l’auteur nous parle directement par son écriture. On le lit, on l’entend, on l’écoute. Du titre jusqu’aux phrases en passant par les têtes de chapitres. C’est rare qu’on puisse se sentir concernés aussi vite et aussi fort. Mais le talent de Laurent Harduin ne s’arrête pas là.

Il aime la langue française et en joue avec connaissance et passion. C’est surprenant, drôle, jouissif.

Quelques exemples parmi toutes les trouvailles qui parsèment l’ouvrage : Il « envoie au diable en disant adieu », « Les bruits qui marchent le mieux sont ceux qui courent », « Quel sale cratère, je m’en lave les mains »…

On découvre avec jubilation les jeux autour des mots, comme « Ne pas mettre tous ses E dans le même panier », ou parler en notes « C’est pas SI FA Sile », ou faire parler son klaxon : »Tu…Tu…Tu va entendre de mes nouvelles ! »

Evidemment, j’ai adoré les passages qui concernent la télévision ! Laurent « s’est converti à la religion cathodique et sa télé lui raconte des paraboles ».

Dans ce livre, on va au-delà des mots lorsqu’on se sert du véhicule même d’un livre. Ainsi une page de pub, le complexe de la page blanche ou le dernier mot. C’est un feu d’artifice d’inventions.

Cela dit, après avoir lu et relu, beaucoup de choses restent en nous : de la réflexion, de la poésie, de l’absurde – tout ce qui semble fleurir chez Laurent Harduin, comme chez un de ses prédécesseurs illustres, lui aussi natif de Mouscron : Raymond Devos. Pourtant, on aurait tort de s’attarder à une comparaison.

En son temps, j’ai dirigé une collection qui se nommait « Les Maîtres de l’imaginaire », où l’on retrouvait les écrivains adeptes du surréalisme et de l’imaginaire belges. Laurent Harduin y aurait eu une place de choix !

Quelqu’un dira je t’aime

Depuis longtemps, je suis optimiste. Je le fus en radio et en télévision (et les personnes qui m’entouraient m’aidaient beaucoup !), dans mes textes (jusqu’à mes haïkus matinaux sur les réseaux). Finalement, j’ai écrit des dizaines de textes de chansons et je me rends compte que dans cette activité-là aussi, je suis optimiste.

Ainsi de cet album réalisé avec et pour Johan Verminnen, qui vient d’être ajouté à Spotify et qui porte le titre de « Marin d’eau douce ». Certains textes ont donné idée à la mélodie de Johan, d’autres l’inverse et quelques-unes sont des traductions de l’original en néerlandais. C’est ainsi que si vous êtes attentifs, vous découvrirez la ville de Mouscron dans la chanson adaptée « Le bistrot des vieux copains » ! Si « La mer pleure » parle de la dernière malle Ostende-Douvres, si « Ma quarantaine » joue sur les mots de l’âge et de l’emprisonnement, si « Pourquoi est-il si différent » parle des familles recomposées, « La chance » est optimiste (j’adore l’ambiance de l’orchestration) et surtout est très optimiste la chanson qui donna naissance au projet « Quelqu’un dira je t’aime » !

Ayez confiance, où que vous soyez dans le monde, peut-être un jour quelqu’un vous dira je t’aime ! Et je connais tous les endroits dont je parle dans le texte…

Si vous écoutez le disque, votre avis me fera plaisir ! Pour ma part, je prends réellement plaisir à réentendre la voix rauque de Johan et toute l’émotion qu’elle contient pour toujours.

La jalousie

Voici un texte trouvé sur un site et bien à propos par les temps qui courent et les pathétiques débats autour d’un musée !

« La jalousie est le voleur de la joie », c’est ce que disait Theodore Roosevelt. Il n’est pas rare de rencontrer des envieux et des jaloux au cours de la vie. Ces personnes toxiques se soucient de votre vie plus que vous ne le faites vous-même.

Mais qu’est-ce que la jalousie ?

L’encyclopédie Treccani définit la jalousie comme « un sentiment désagréable que l’on ressent pour le bien ou la qualité des autres qu’on voudrait pour soi-même ». Saint Thomas, au contraire, l’appelait « la tristesse pour les biens d’autrui ».

Je l’appellerais plutôt d’amertume et de chagrin pour le bonheur et la prospérité des autres. C’est le désir de priver l’autre de ses biens, de ses satisfactions ou de ses objectifs atteints, afin d’atténuer son propre malaise ou ses propres souffrances pour ce qu’on pense être une injustice personnelle.

Afin d’éviter d’être soumis aux influences négatives de ces comportements, il est fondamental de reconnaître l’envie, et c’est pourquoi, après avoir étudié le sujet en profondeur et m’être documenté à cet égard, je vous donne quelques repères.

La personne envieuse :

• Elle essaie de ne pas reconnaître l’importance ou même de diminuer ce que vous leur dites, rabaissant ainsi votre personnalité.

• Elle vous critique, vous sous-estime ou se moque toujours de vous, même en public et généralement en votre absence.

• Elle vole souvent vos mérites et tend à passer au premier plan.

• Elle vous décourage facilement et vous démotive avec intention.

• Ella parle mal des personnes qu’elle fréquente régulièrement. Cela signifie qu’elle va sûrement mal parler de vous en votre absence.

• Il y a des cas où l’envie ou la jalousie peuvent entraîner de la violence. Prendre les distances le plus tôt possible pour ne pas laisser cela se produire.

Comment se comporter avec quelqu’un qui s’est avéré être un monstre

• Le calme est la vertu des forts. Respirez un grand coup et essayez d’avoir un comportement gentil et attentionné avec eux. Ce n’est pas facile mais c’est la meilleure arme pour les décomposer.

• Pour rendre inoffensifs les envieux et les jaloux, il n’y a qu’un moyen : les ignorer.

• Cherchez un entretien avec eux. Exprimez calmement et résolument votre malaise en essayant de résoudre le problème par la diplomatie : vous verrez que plutôt que de vous faire face, ils vous éviteront.

• Soyez disponible : ils seront désarçonnés devant votre proposition d’aide.

• Montrer l’indifférence en essayant de voir les choses différemment mais sans leur donner trop d’importance.

• Ne vous vantez jamais d’être entouré de jalousie. Vous allez donner l’impression d’avoir créé une image grâce à eux.

Je conseille dans tous les cas d’être réservé, notamment en ce qui concerne votre vie privée. De cette manière, vous accorderez moins de poids aux arguments pouvant être utilisés par des envieux. Dire vos succès, vous placer au centre de l’attention, est un moyen de nourrir de plus en plus ces gens qui n’attendent rien d’autres pour vous ridiculiser.

L’important n’est pas de détruire la jalousie, mais d’apprendre à la reconnaître. Vous pouvez donc y faire face grâce à une conscience approfondie de vous-même.

@Menover50mode.

Einstein montrant sa langue est tout de même une belle réponse pleine d’humour à tout cela !

Mes dernières émotions musicales

Comme vous, j’ai été ému et touché par cette incroyable version inédite de Tata Yoyo d’Annie Cordy, interprétée par le fils d’Axel Bauer (Cargo de Nuit) : Jim Bauer. Parvenir à faire passer tant de messages sur la différence sans qu’on s’y attende est incroyable ! Je connais des personnes qui ont pleuré en l’écoutant.

Connaissez-vous Melody Gardot ? Je ne me lasse pas d’écouter son album Sunset in the Blue. C’est d’une grande douceur, qui vient de plusieurs styles, sans qu’elle en soit prisonnière. Découvrez le gimmick mélodique de C’est magnfique ou la trompette d’Ibrahim Maalouf ! Cette chanteuse américaine a été victime d’un accident en 2003 : alors qu’elle roulait à vélo, une jeep l’a renversée en brûlant un feu rouge. Parmi les séquelles, la plus évidente est l’hypersensibilité à la lumière, qui l’oblige à porter des lunettes teintées, mais aussi des troubles de la mémoire. Elle milite depuis lors en faveur de la musicothérapie. Je vous conseille encore sa version de La Javanaise de Gainsbourg, accompagnée au piano par André Manoukian.

Dans ma playlist Italie sur Spotify, outre les traditionnels Paolo Conte, Domenico Modugno, Toto Cutugno ou Laura Pausini, je ne me lasse plus d’écouter ces trois chansons : Mi sono innamorato di te et Ho capito che ti amo de Luigi Tenco, disparu à 28 ans et qui fut l’amant de Dalida. Et j’écoute surtout Dettagli – Detalhes d’Ornella Vanoni. Aujourd’hui plus âgée, elle a enregistré une quantité impressionnante de chansons. Sa voix dans cette chanson-ci est d’un romantisme fou.

Les dernières chansons encodées dans ma liste personnelle sont, outre Melody Gardot, Mouloudji dans Dis quand reviendras-tu, une version plus lente de la chanson de Barbara, Fragile par Cassandra Wilson.

Melody Gardot

Fier d’être Belge, grâce au Chat !

Quelques mots de fierté, soit, mais de bonheur aussi. Philippe Geluck, mon ami, parvient à hisser son talent à un niveau incroyable. Et j’y vois non seulement un parcours exemplaire pour les Belges que nous sommes, mais aussi une reconnaissance de notre « belgitude », qui se confirme dans bien des secteurs. Les Français ne se sont pas méfiés quand, s’occupant de LA littérature, considérée comme le sommet de l’art d’écrire, comme dans les siècles précédents, ils ont laissé la BD à ces « amis Belges » du nord. Une planche de Hergé aujourd’hui vaut plus qu’un manuscrit littéraire ! Et le Chat de Geluck, après tant d’albums vendus, devient depuis quelques semaines la plus grande manifestation artistique de Paris ! Bien sûr, Philippe bénéficie des circonstances, cela n’enlevant rien à son talent, s’appelle aussi le hasard, la chance, l’ouverture aux événements qui tombe juste, comme protégée par les dieux.

Rien à reprocher, rien à redire (son indice de satisfaction est de 99,999999 %) même si quelques rares esprits chagrins et envieux ont cherché la faille : il n’y en a pas. Rien que du bonheur, comme on disait il y a peu ! Non seulement TOUTES les chaînes de télévision européennes lui ont ouvert leurs séquences ou leurs JT, mais des reportages ont été réalisés pour les télévisions hors-Europe ! Ces grands Chats de près de 2 mètres amusent et font réfléchir les badauds, honnêtes citoyens comme grands de ce monde (J’ignore au moment d’écrire ce billet de (bonne) humeur si les politiques belges ont réagi et félicité notre ambassadeur artistique, mais ils ont toutes les raisons de le faire).

En réalité, je voulais simplement écrire combien j’étais rempli d’admiration pour ce que vit mon ami Philippe. (Au-delà de la lecture jouissive des albums) Combien je suis heureux de cette réussite sans nuages et qui ne va pas s’éteindre, puisque qu’elle se promène encore de ville en ville (New York est intéressée aussi !) et nous arrivera à Bruxelles pour l’ouverture du Musée du Chat et du dessin d’humour.

Tout est relatif !

Tel quel, je vous recopie un texte que l’on m’a fait suivre. Je n’ai qu’une réflexion – car chacun jugera – tout est relatif !

Mon grand père maternel a fêté ses 20 ans, sur le front. En 14. Il en est revenu, en parfait état, sauf moral.

Mon grand père paternel, de 3 ans plus âgé, est revenu gazé. Il a laissé mon père, orphelin, à l’âge de 6 ans.

Dans presque toutes les familles que je connais, 14 ; 18 et 39 ; 45 ont changé complètement la vie.

Imagine un moment que tu sois né en 1900.

Quand tu as 14 ans débute la Première Guerre Mondiale …et celle-ci se termine quand tu as 18 ans avec un solde de 22 millions de morts.

Peu de temps après, une pandémie mondiale, la grippe espagnole, tue 50 millions de personnes.
Tu en ressors, vivant et indemne, tu as 20 ans.

Puis à 29 ans, tu survis à la crise économique mondiale qui a commencé avec l’effondrement de la bourse de New York, provoquant l’inflation, le chômage et la famine.

 À 33 ans, les Nazis arrivent au pouvoir.

Tu as 39 ans quand commence la Seconde Guerre Mondiale, et elle se termine quand tu as 45 ans.

Pendant l’Holocauste, 6 millions de Juifs meurent. Il y aura plus de 60 millions de morts au total.

Tu as 46 ans quand commence la guerre d’Indochine, et 54 ans quand elle se termine

Entre-temps, pour tes 52 ans, a commencé la guerre de Corée. 

Tu en as 56, quand débute la guerre d’Algérie, qui durera jusqu’à tes 62 ans.

Quand tu as 64 ans, la guerre du Vietnam commence, et se termine quand tu as 75 ans.

***Un enfant, né en 1985, pense que ses grands-parents n’ont aucune idée de ce que, actuellement, et à quel point, « la vie est difficile », mais ils ont survécu … à plusieurs guerres et catastrophes.

 ***Un enfant, né en 1995 et aujourd’hui âgé de 25 ans, pense que c’est la fin du monde, quand son colis Amazon prend plus de trois jours à arriver ou quand il n’obtient pas plus de 15 « likes », pour sa photo, publiée sur Facebook ou Instagram

En 2020, beaucoup d’entre nous, vivons dans le confort, avons accès à plusieurs sources de divertissement à la maison, et pouvons, grâce aux aides gouvernementales, survivre, paisiblement, à une nouvelle pandémie.

Mais les gens se plaignent, parce que, pendant plusieurs semaines, ils doivent rester confinés chez eux.

Ils ont pourtant de l’électricité, le téléphone, de la nourriture, de l’eau chaude et un toit sur la tête.

 Rien de tout cela n’existait autrefois …mais l’humanité a survécu à des circonstances beaucoup plus graves, et n’a jamais perdu la joie de vivre. 

Et depuis des jours, nous nous plaignons parce que nous devons porter des masques pour entrer dans les supermarchés, faire les boutiques, prendre le transport en commun …

Et il n’est pas plus ridicule de porter un masque que le maillot du P.S.G ou « allez l’OM »

Il serait peut-être temps d’être moins égoïste, d’arrêter de se plaindre et de chialer.

Une charmante jeune fille lit un de mes livres pour enfants. Photo reçue.