Les paysages citoyens

Alors que s’est ouverte à Bozar la Biennale du Paysage urbain bruxellois, avec une exposition et de nombreuses manifestations, j’ai le bonheur de vous présenter mon dernier ouvrage. Il présente 50 lieux où la nature et l’humanité ont repris leurs droits : « Paysages citoyens à Bruxelles ». J’ai eu la chance d’y travailler avec mon fils aîné, Christophe, architecte. Le lancement du guide s’est passé au Palais des Beaux-Arts en présence de la Ministre bruxelloise de l’Environnement et de la Qualité de vie, Céline Fremault. Vous trouverez ci-dessous des photos, des pages aussi du livre et la manière de vous le procurer chez Racine si vous ne pouvez le faire chez votre libraire, où il se trouve déjà en bonne place. Comme moi peut-être, vous serez étonnés de la richesse de ces lieux parfois cachés et tellement rassurants sur l’avenir des relations entre les hommes dans les quartiers, entre les quartiers et la nature. Vous découvrirez des lieux incroyables et insolites.

https://www.racine.be/fr/paysages-citoyens-%C3%A0-bruxelles

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Pour ceux qui aiment le jazz…

« Pour ceux qui aiment le jazz » était une émission mythique de Tenot et Filipacchi diffusée durant mon adolescence. J’ai baigné dans cette musique qui représentait un renouveau incroyable par rapport à la musique occidentale. Elle est, en effet, porteuse de problèmes contemporains et toujours d’actualité comme le racisme, la pauvreté, mais aussi d’un grand espoir et de joie de vivre. Comme la poésie, elle semble inaccessible pour beaucoup, et pourtant on trouve de la poésie et de la musique de jazz correspondant à notre propre culture, notre sensibilité, notre goût. Mais parfois, comme disait Jacques Brel : « Il est plus difficile de ramasser une violette que de cueillir du lilas, mais le plaisir n’en est que plus grand ! »

On a rappelé récemment, pour ma participation à BelRTL, que j’avais commencé mon aventure audiovisuelle dans le jazz, vous imaginez donc mon bonheur d’avoir un de mes fils qui s’y adonne avec passion et talent !

Vous l’avez peut-être aperçu lors de l’événement OTAN proposé aux chefs d’état au Cinquantenaire : Il proposait en « Magritte » (Chapeau melon) le tube belge de Stromae « Alors on danse », qu’il avait orchestré pour un ensemble de sax et coordonné par Wabu Productions. Voici le lien :

https://abcnews.go.com/amp/International/aerial-dancer-suspended-balloons-saxophonists-bowler-hats-perform/story?id=56517708

Sur le site de Stéphane,

https://www.stephanemercier.net/

vous aurez une idée de ses productions. Entre autres: le tout nouveau disque « Trip » chez Igloo records. Le clip de lancement a été réalisé de manière géniale à l’Otomn studio, le voici sur Youtube.

« https://youtu.be/J-DQTtm-U64?t=128

From the album « Trip! » (Igloo Records) http://www.stephanemercier.net Video directed, illustrated and animated by Adrien Derez, Otomn Studio, Brussels

Et surtout de manquez pas ses concerts ! Dont celui du Théâtre légendaire le 140, où j’irai l’applaudir avec vous.

https://www.le140.be/stephane-mercier-quintet

Voici d’autres dates et d’autres lieux :

22

SEP

Stéphane Mercier Quintet – Album Release

Saturday, September 22, 2018

8:30pm-11:00pm

Dinant Jazz Club, 36 rue de Pont à Lesse 5500 Dinant

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28

SEP

Stéphane Mercier Quintet – Album Release

Friday, September 28, 2018

8:30pm-11:00pm

Ecrin Centre Culturel d’Eghezée ASBL, Rue de la Gare 3, 5310 Éghezée, Belgique

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4

OCT

Stéphane Mercier Quintet – Album Release

Thursday, October 4, 2018

8:30pm-11:00pm

Le Rideau Rouge, Route de Renipont 70, 1380 Lasne, Belgique

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20

OCT

Stéphane Mercier Quintet – Album Release

Saturday, October 20, 2018

8:30pm-11:00pm

L’An Vert, Rue Mathieu Polain 4, 4020 Liège, Belgique

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8

NOV

Stéphane Mercier Quintet – Album Release

Thursday, November 8, 2018

8:00pm-10:30pm

Le 140, Avenue Eugene Plasky 140, 1030 Schaerbeek, Belgique

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Les bonnes ondes !

Quelques mots et une photo pour évoquer la « première » fois sur bel rtl. L’émission « Les bonnes ondes » (quel joli titre!) de Sandrine Dans se passe entre 14 et 16h et chaque jour un des chroniqueurs alimente, dialogue le propos du jour, avec un ou une spécialiste et bien entendu les auditeurs en ligne, en direct. C’est professionnel, familial, coloré, sympathique… à l’image de ce que nous sommes chez nous. Pour moi, c’est comme un cadeau, un bonus, ajouté à la vie professionnelle très active que j’ai eu la chance de vivre (et dont je rédige l’histoire dans des Mémoires en ce moment). C’est comme une récréation supplémentaire après le travail. Inutile de dire que je sursaute quand j’entends le jingle « bel RTL », moi qui n’ai entendu que les indicatifs de la RTB et RTBF durant toute ma carrière ! Mais c’est tellement bon à vivre aussi… C’est une boucle qui se referme – et comment ne pas croire aux signes du destin ? – puisque tout l’été 1963 fut consacré à un stage d’assistant à Radio-Luxembourg (comme on disait à l’époque, c’étaient les grandes ondes et une partie des émissions était  décentralisée à la rue de la Limite à Saint-Josse). J’y ai croisé des présentateurs de la radio nationale qui officiaient sous des pseudos et l’un d’eux m’a engagé comme assitant à la section Jazz… et ma vie a commencé ! Merci donc à Emmanuel Mestdag, le patron de BelRTL, pour ce coup de fil qui ensoleille cette dernière partie de ma vie, et à Sandrine Dans, avec laquelle j’ai tout de suite senti l’échange de « bonnes ondes » !

Peut-on maigrir naturellement ?

Ma fille m’a fait entendre et m’a fait lire les arguments de cette méthode, qui dépasse de loin toutes les autres ; car elle fait appel à l’esprit autant qu’au corps. Voici trois occasions gratuites de vous en rendre compte par vous-même. Sophie (avec qui j’ai écrit « Toute une vie d’amour » Ed. Academia, sur le couple) sera présente ce vendredi à Marcinelle. Dites-lui bonsoir de ma part ?


Gembloux: Le mercredi 5 septembre  à 20h Chaussée de Tirlemont ,90 à 5030 Gembloux

Bruxelles: Le jeudi 6 septembre à 20h30 centre les Sources rue Kelle 48 à 1200 Bruxelles

Marcinelle: Le vendredi 7 septembre  à 20h Salle de L’école de La Villette rue du Bierchamps, 5-7 à 6001 Marcinelle

Le site : www.mincitherapie.org

Les haïkus !

Tout évolue, c’est la règle de l’univers, de la vie elle-même. Dans quelques heures, je vais remplacer les citations quotidiennes (empruntées aux grands auteurs, aux philosophes, aux artistes) par un haïku matinal, que j’aurai composé moi-même. Je vous explique en deux mots ci-dessous ce qu’est ce très court poème d’origine japonaise… mais avant cela petit récapitulatif (je sais bien qu’on dit « récap » aujourd’hui!).

Résumé du parcours sur les réseaux sociaux : en août 2011 déjà, j’ai fusionné plusieurs pages et je suis entré dans plusieurs réseaux sociaux. Dans cette première époque, mes réflexions étaient spontanées, personnelles et naïves (et furent d’ailleurs pastichées avec talent sur antenne par Stefan Liberski et Frédéric Jannin!) : la vie est belle, il fait beau, soyons heureux, etc. Je traduisais cet optimisme que j’ai toujours voulu afficher dans mon existence et qui s’est affirmée au fil des ans ; même si cela demande une certaine discipline. Mais déjà, lorsque l’occasion se présentait, je citais des phrases cueillies dans les médias, comme ceci – le 20 septembre 2011 – de Claude Lelouch : « Tout ce que j’ai réussi, je l’ai d’abord raté. » ou ceci « Même si l’oiseau marche, on voit qu’il a des ailes » d’Anthelme Brillat-Savarin.

Ce fut ainsi jusqu’en 2013, où j’ai ajouté des photos qui avaient un rapport avec mes textes : des arbres, la nature, une bibliothèque, etc. Je retrouve le même schéma en 2014, avec par exemple : « Le rire est la musique la plus civilisée du monde » (Peter Ustinov).

Le vendredi 3 juillet 2015 (Il y a donc plus de trois ans), je commence la mise en ligne d’une citation incluse dans une photo adéquate. Ce jour-là, pour la première, c’est « Oublier est le grand secret des existences fortes et créatrices » de Honoré de Balzac.

Venons-en au « Haïku » ! Il s’agit d’un court poème qui célèbre l’évanescence des choses, c’est-à-dire que c’est un arrêt sur une image, une idée, qui s’évanouissent vite et s’effacent. Toute une tradition nous explique le cheminement du poème, mais son esprit actuel est attribué au poète Bashô Matshuo (1644-1694). En Occident, c’est au début du 20e siècle qu’ils font leur apparition : on garde les trois vers et on compte 5, 7 et 5 syllabes.

Le haïku, ce n’est pas seulement décrire les choses (et faire allusion aux saisons dans sa version la plus traditionnelle), mais c’est donner à partager une sensation, une émotion, un sentiment passager.

J’ai choisi de suivre cette tendance : deux vers qui ont un rapport, se suivent ou pas ; et un vers différent, mais qui peut provoquer une nouvelle image, une réflexion inédite chez le lecteur. Même très concis, le haïku amène à la réflexion.

Il accepte tout : les jeux de mots, les redites, le contexte prosaïque ou l’envolée lyrique et il peut manier l’humour. (Ainsi quand nous en avons parlé cet été, Philippe Geluck et moi avons dialogué par sms en haïkus !!! Je vous les copierai un jour sur le blog)

Bien sûr, je sais que c’est moins « facile » qu’une citation optimiste, mais je fais le pari que vous pourrez suivre aussi ces haïkus et réagirez quand vous le souhaitez. Plus tard, nous en ferons sans doute un recueil.

Un grand merci pour votre fidélité à cette communication, qui prolonge depuis des années celle que nous entretenions du temps de mon activité professionnelle audiovisuelle. (Même si je continue d’y être!)

Un été avec Jean d’Ormesson (6)

Tous les livres de Jean d’Ormesson doivent être lus et relus. L’auteur nous propose une littérature de vérité, d’empathie, de compréhension de ce que nous sommes. Voici quelques phrases picorées dans C’est une chose étrange à la fin que le monde.

« Chaque amoureux a dans l’amour le sentiment de posséder le monde entier à travers l’être aimé.

Toute la beauté de l’univers lui est enfin révélée. L’art et la littérature ne sont peut-être rien d’autre que la traduction sublimée d’une pulsion sexuelle. »

« Le monde inépuisable dont nous faisons partie, aucun ouvrage de génie, aucune théorie unifiée, aucune formule de l’univers ne sera jamais capable d’en livrer le secret dans sa totalité. Tout ce que les hommes peuvent faire, c’est de bricoler dans le temps avant de disparaître à jamais. »

« Toute vie, de la plus humble à la plus complexe, des bactéries jusqu’à nous, est une anecdote entre hérédité et milieu, une histoire individuelle avec un début et un terme, et, en fin de compte, un destin. »

Jean d’Ormesson cite aussi Paul Valéry : « La mort vous parle d’une voix profonde pour ne rien dire »

Excellent mois d’août rempli de lectures !

Un été avec Jean d’Ormesson (5)

Voici quelques extraits délicieux et profonds de C’est une chose étrange à la fin que le monde, roman de Jean d’Ormesson. Histoire de savourer quelques instants hors du temps, cet été !

« Ceux qui découvrent détruisent le système qui le précède. Ceux qui inventent de détruisent pas les oeuvres qui les précèdent. »

« Le passé s’éclaire à mesure qu’il s’éloigne. Ce n’est qu’à l’extrême fin du monde qu’une partie au moins des secrets de ses débuts obscurs pourront être révélés. »

« Ce monde est inépuisable, il n’existe que deux voies pour tenter d’en rendre compte : l’art et la science. »

« La poésie est la voie, sinon la plus aisée, du moins la plus répandue. Il est même superflu de s’évertuer à écrire des poèmes, des romans, des essais : l’amour, qui est la poésie même, suffit à donner un sens à la vie. »

Bonne fin de mois de juillet ! (Sous le soleil)

Un été avec Jean d’Ormesson (4)

Ouvrons, cette fois, le livre C’est une chose étrange à la fin que le monde, roman que Jean d’Ormesson publié en 2010. On y trouve, comme toujours, des réflexions et des phrases magnifiques. Savourons-les cet été !

« J’ai beaucoup dormi. J’ai perdu beaucoup de temps. J’ai commis pas mal d’erreurs. Ce qu’il y avait de moins inutile sous le soleil, c’était de nous aimer les uns les autres. »

« Naître est toujours un bonheur. Il y a dans tout début une surprise et une attente qui seront peut-être déçues mais qui donnent au temps qui passe sa couleur et sa vigueur. »

« Nous sommes des Africains modifiés par le temps. »

« Les hommes découvrent et ils inventent. Quand ils découvrent les lois cachées de la nature, ils font de la science. Quand ils se livrent à leur imagination et qu’ils inventent, ils appellent ça de la beauté. Ils font de l’art. La vérité est contraignante comme la nature. La beauté est libre comme l’imagination. »

Que votre été soit magnifique ! Et lisez beaucoup, sur n’importe quel support !

Un été avec Jean d’Ormesson (3)

Troisième plongée pour l’été dans C’était bien de Jean d’Ormesson…

Passez un excellent été et bonnes vacances !

« Si j’ai écrit des romans, c’est que je rêvais d’autre chose. Je n’étais pas mécontent de mon sort, mais il ne me suffisait pas. Je profitais de ma liberté pour m’échapper ailleurs. »

« Les hommes, les pauvres hommes, ont beaucoup de peine à quitter le théâtre dont, intermittents du spectacle, ils sont les acteurs pour un nombre limité de représentations. Autant que le travail, l’amour, la curiosité, l’ambition et quelques autres figures imposées, la séparation est un des thèmes de notre humaine condition. »

« Il y a beaucoup de choses que j’admire dans la religion catholique : le péché originel, qui nous manque si j’ose dire, l’Incarnation, coup de génie surhumain et proprement divin qui fait de Dieu un homme et de l’homme un Dieu – et la confession, où la transparence, par un autre coup de génie, se combine au secret et qui sert de la parole pour effacer le passé et la faute. »

« Aveux, roman, remords, psychanalyse, confession, repentir : il n’y a que les mots pour sauver ceux qui souffrent d’eux-mêmes et de leur passé. »

Mon prix à l’ICHEC…

Comme tous les ans, et pour la 15e année, j’ai eu l’honneur de présider le jury et de remettre le prix qui porte mon nom à l’ICHEC. Madame le recteur Brigitte Chanoine a souligné l’importance de la langue française, et peut-être surtout dans les matières ardues du commerce, où les mots anglais sont nombreux.

Dans ma petit allocution, j’ai d’abord évoqué un grand auteur :

« En pensant au temps qui passe et à la langue française, le nom de Jean d’Ormesson m’est venu tout de suite à l’esprit. C’est, par excellence, l’écrivain qui incarna ces deux sujets. Je vous propose trois courts extraits de ses derniers livres qui révèlent en tout cas, un talent fantastique d’homme de lettres et puis, c’est aussi un hommage à ce grand homme disparu en décembre dernier. Par exemple, ceci sur la raison d’écrire :

« Je n’écris, pour ma part, ni un roman ni des Mémoires. J’essaie de comprendre le peu que j’ai fait et comment tout ça s’est emmanché. Je n’écris pas pour passer le temps ni pour donner des leçons. Je n’écris pas pour faire le malin ni pour ouvrir, comme ils disent, des voies nouvelles à la littérature. Pouah ! Je n’écris pas pour faire joli ni pour défendre quoi que ce soit. J’écris pour y voir un peu clair et pour ne pas mourir de honte sous les sables de l’oubli. »

Jean d’Ormesson, et nous sommes dans le sujet, a réfléchi évidemment à la révolution technologique, à l’arrivée et à l’utilisation des outils nouveaux et à la comparaison entre le Net et les livres : Au fond, pourquoi doit-on continuer à lire ?

« L’informatique fournit des réponses. Ce sont surtout des questions qu’on va chercher dans les livres. L’image, sur l’écran, s’impose au spectateur. Le récit, dans le livre, laisse le cours le plus libre à l’imagination du lecteur. A l’opposé de la machine et de la télévision, le livre exige de son lecteur une collaboration active qui relève de l’âme et qui est une promesse de bonheur et de liberté intérieure. »

Enfin, à propos de ce que doit être la bonne langue française, celle qu’on préconise dans le prix :

« Une langue claire, maîtrisée, sans fioritures de routine ou d’idéologie, sans traces de graisse ou de paresse, sans ambiguïté et sans flou, ouverte à l’extérieur parce qu’elle serait solide à l’intérieur, voilà le but qu’il faut se fixer. »

Voici quelques remarques et appréciations du jury, que je remercie : Ingrid Bawin, Solange Simons, Christophe Georis, Laurence Lievens et Martine Meersschaut, qui coordonne avec efficacité toute la réalisation du Prix – je salue en particulier le dévouement et l’efficacité de cette dernière dans l’organisation, au moment où elle s’en va naviguer vers d’autres horizons. Merci, Martine !

Il s’agit donc de couronner l’auteur d’un Mémoire écrit dans la meilleure langue française, malgré le sujet forcément lié à des thèmes peu ou moins littéraires.

Puisqu’il s’agit de langue française, dès le début du texte, nous avons, par exemple, l’étymologie de certains termes, je cite :

L’étymologie du mot « cité » provient du latin civitas, lui-même dérivé de civis qui veut dire « citoyen ». Bien que le mot lui-même soit dérivé du latin, c’est bien en Grèce antique que naissent les premières cités occidentales, dont le concept a été importé d’Orient.

Pas de longueur dans les phrases, d’excellents enchaînements… Et même certains termes ont sollicité l’appel au dictionnaire du jury, comme celle-ci :

A l’issue de cette analyse, nous arrivons à la conclusion que nos deux cas d’étude faillent à être totalement durables.

Le verbe intransitif « faillir » est plutôt rare, mais fort bien utilisé dans ce cas, signifiant manquer, avoir la faiblesse de…

Au-delà de ces détails relevés avec bonheur et pour vous donner une idée de la clarté des propos, de la cohésion entre le fond et la forme, nous avons retenu ces quelques lignes du début du Mémoire.

Tout d’abord, nous tracerons l’histoire des différentes cités ainsi que celle de l’héritage que chacune nous a légué. La cité antique témoigne de la philosophie du modèle. La cité ouvrière se lie à la première révolution industrielle et atteste d’une ébauche autour de la réflexion sociale même si, nous le verrons, celle-ci dissimule d’autres ambitions. La cité jardin exprime l’utopie d’un homme, vitrine d’une époque avant-gardiste. La cité sociale, quant à elle, est le reflet d’une ambition déchue, victime d’une stigmatisation non justifiée.

Comme ont dit aujourd’hui, calqué sur l’anglo-saxon : C’est juste magnifique !

Il n’y a pas de hasard : Il se fait que le mémoire de cette année a comme promoteur, celui-là même qui à l’époque imagina m’associer à ce prix : Monsieur Christian OST.

Pour l’obtention du diplôme de Master en Sciences Commerciales, le mémoire s’intitule « La cité jardin et la cité sociale, précurseurs des quartiers durables en région bruxelloise. Cas d’étude via la mise en place d’un indicateur de durabilité : le Logis-Floréal et la Cité Modèle. »

Et nous avons été heureux d’attribuer ce 15e prix « Jacques Mercier » à un étudiant et pas à une étudiante, ce qui est plutôt l’exception au cours de l’histoire de cette manifestation : Il s’agit de Monsieur Julien MAHY.