Comme chaque année, depuis 14 ans !, l’ICHEC me demande de présider un jury qui récompense le mémoire écrit dans la plus belle langue française. Cela se passe en début de cérémonie après le discours toujours efficace et fort de madame le recteur Brigitte Chanoine. Je vous propose de lire ci-dessous quelques commentaires à propos de la gagnante du prix Jacques Mercier 2016, mademoiselle Céline Robin.

Le titre » La course aux Awards peut-elle constituer un business modèle pour les agences de communication ? » m’avait rendu perplexe. Cependant, tout de suite l’étudiante s’explique sur les termes et leur utilisation. Je cite : « Le terme award est régulièrement utilisé dans le monde francophone, et encore davantage dans celui de la publicité. Un award est communément traduit par les termes récompense, prix ou trophée selon Wordreference tandis que le Larousse l’interprète comme une récompense et/ou médaille. C’est donc dans cette optique que j’utiliserai le terme award tout au long de ce travail. Il est frappant de constater à quel point l’usage perpétuel d’acronymes et la préférence pour les termes anglo-saxons sont monnaie courante dans le secteur. »

C’est exactement dans l’esprit du prix. De plus, Céline emploie de bien jolis termes comme : de surcroît, ex nihilo, à l’instar, postulat, etc. Elle explique même l’étymologie du mot publicité, venant du latin, et l’historique des récompenses.

Le style même est balancé et bien rythmé. Dès le début, le jury avait envie d’en poursuivre la lecture. Et pour le style, en particulier, l’étudiante utilise le procédé d’accumulation, de succession des termes qui est du plus bel effet.

Voilà quelques remarques dites hier soir, grâce au jury composé de Martine Meersschaut, Ingrid Bauwin, Laurence Lievens et Solange Simons. Ma maison d’édition Académia a pourvu le prix cette année de superbes livres.

Félicitations à Céline Robin; que la vie professionnelle qu’elle entame bientôt soit une réussite. Et bravo à l’Institut qui possède cette rigueur dans les études et cet encouragement dans l’emploi d’une langue française belle et précise. Jean d’Ormesson dit que la langue française doit être claire, maîtrisée, sans fioritures de routine ou d’idéologie, sans trace de graisse ou de paresse, sans ambiguité et sans flou, ouverte à l’extérieur parce qu’elle est solide à l’intérieur. »

ichec 222222

Publicités