J’ai eu un rêve

Dans « Les secrets de vos rêves » de Tobie Nathan (Odile Jacob), j’ai découvert des choses fort intéressantes à propos des rêves. C’est un sujet qui attise la curiosité des humains depuis la nuit des temps !

En voici quelques-unes (le reste sera posté dans Lire est un Plaisir) :

« Rêver est une chance, un don offert par la nature ; se souvenir de ses rêves est une bénédiction ! »

« Nous rêvons tous selon les mêmes séquences : toutes les 90 minutes et pour la même durée totale d’environ 80 à 90 minutes par nuit. »

« Je reste animé d’une certitude : l’homme est lui-même, non par son passé, dont on dit (à tort) qu’il l’identifie, mais dans ses promesses, dans ses rêves. »

« La parole qui dénoue le rêve, qui lui permet de parvenir jusqu’au monde réel, se trouve dans la bouche d’un autre et non dans la tête du rêveur. »

« Un homme ne devrait jamais dire son rêve à une personne qui ne l’aime pas, car celle-ci pourrait pervertir la signification du rêve ou en retarder la réalisation. »

« Une interprétation est correcte lorsqu’elle satisfait trois conditions : elle apaise l’esprit, elle résout un problème et, surtout, propose une action dans la vie réelle. »

« Le rêve est toujours brouillon des lendemains. »

« Je ne comprends pas pourquoi on dit « J’ai fait un rêve ». On ne choisit pas de faire un rêve, pas plus de manière consciente qu’inconsciente. « J’ai eu un rêve », que la langue française tolère, est bien plus proche de l’expérience vécue. »

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Et la culture ?

Pour une fois, je relaie complètement un article édité ce midi sur le site de L’Avenir et signé Xavier Diskeuve…

Tiens, ce mardi matin, sur une des principales radios francophones du pays, il y avait la ministre de la Culture Alda Greoli qui était l’invitée de la traditionnelle interview politique de 7 h 50. Pour parler de quoi au juste?

Enfin, pour être précis, elle est ministre de la Culture, mais aussi de la petite enfance et aussi vice-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Et donc, Alda Greoli on la voit assez peu. Pour rappel, elle a repris la moitié du job de Joëlle Milquet lorsque cette dernière a dû remettre sa démission. C’est Marie-Martine Schyns qui a hérité de l’autre moitié, à savoir l’Enseignement.

À la Culture, Alda Greoli travaille certainement beaucoup car c’est un secteur très morcelé (cinéma, arts de la scène, littérature…) où tout le monde estime avoir la légitimité de réclamer plus de moyens tout le temps. Mais on la voit peu. C’est une ancienne chef de cabinet, quelqu’un de l’ombre, de pas très médiatique et qui n’arrive visiblement pas à le devenir.

Toutefois durant l’interview, pas une fois l’intervieweur n’a évoqué un sujet lié à sa compétence principale, la culture. Comme si ce secteur était un long fleuve tranquille dépourvu d’urgence ou d’actualité. Il y a eu des questions liées aux «droits de la femme» (c’était certes la thématique de la semaine), à la difficulté d’être femme en politique, des questions sur les pubs sexistes à la télé, une question sur la gratuité future de la Foire du livre et terminé.

Et la culture? Voire même, pour rester dans «la thématique», la place des artistes féminines dans la culture? Euh… une autre fois peut-être. Prenez un ticket et remettez-vous dans la file comme à la boucherie, Mme Greoli.

Imagine-t-on qu’on aurait invité Marie-Martine Schyns sans évoquer une seule seconde l’école ou le pacte d’excellence? Juste pour parler droits de la femme (au volant) et bières artisanales de la région de Herve! Aurait-on invité Maggie De Block sans la questionner aussi sur les dossiers santé, kiné, études de médecine, numéros INAMI etc.? Impensable.

 

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On ne dit plus «culture», on dit «loisirs», «divertissement», «sorties», «temps libre…»

»

 

Non mais, le problème, c’est que la culture, c’est ennuyeux. Certes, c’est un des principaux critères permettant d’évaluer le niveau d’une civilisation, mais on considère aujourd’hui que ça fait fuir le client. D’ailleurs à la télé, on a décrété que «ça ne convenait pas pour le prime time» et il n’y en a plus que sur des chaînes aux audiences confidentielles, et seulement via des mini-programmes.

D’ailleurs, on ne dit plus «culture» nulle part. On dit «loisirs», «sorties», «divertissement», «week-end», «que faire?», «agenda», «temps libre», mais «culture»? Ah non, le mot est devenu «tabou», ou presque.

Pourtant c’est un secteur important la culture. Dans notre pays, il représente plus financièrement que l’industrie automobile (par contre, le salon de l’Auto, voilà qui reste un «événement» que l’on continue à soutenir médiatiquement envers et contre toute logique environnementale et de mobilité).

 

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À la télé et dans les magazines, la gastronomie a bouffé la culture

»

 

Certes les «cultureux» ont raté le virage de la communication et de la nouvelle télévision. Ils sont restés dans une façon de s’exprimer souvent intellectualisante et peu didactique.

Au contraire des grands cuisiniers qui eux ont compris tout l’intérêt qu’il y avait à se montrer sympa à la télé, à retrousser leurs manches, à éblouir les spectateurs de leur virtuosité culinaire.

Résultat, la grande cuisine a bouffé la place de la culture dans les médias. Et d’ailleurs, plus un théâtre qui n’ouvre aussi un resto. Gros succès pour les spectacles assortis d’un volet «dégustation». La gastronomie, ça coûte cher, beaucoup plus cher qu’une place de théâtre ou de concert, et pourtant le public semble en accepter les tarifs exorbitants.

Et donc si on réinvite Mme Greoli un de ces matins à la radio, ce sera peut-être pour lui demander ce qu’elle aime manger, sa recette de prédilection, son péché mignon et on terminera par une demi-question sur le festival de Cannes.

Mais la culture et ses soucis? Euh… une autre fois peut-être?

Xavier Diskeuve – L’avenir 8 mars 2017

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La télé d’aujourd’hui

Dans « Ma vie au poste », le critique de télévision Samuel Gontier a rassemblé ses chroniques. Il raconte avec distance et humour la télévision d’aujourd’hui. Dans une interview à ce propos, voici quelques-unes de ses réflexions.

Quand on écoute, ça passe, il y a beaucoup de blabla. Mais quand on écrit, bien souvent, il n’y a pas besoin d’ajouter grand-chose pour se rendre compte des énormités qui sont proférées. La mise en cohérence permet de voir que le sexisme n’est pas dans une seule émission, mais sur plein de chaînes différentes, dans l’info, les talk-shows, les divertissements et beaucoup dans les jeux.

Et bien entendu, c’est l’émotion qui prime !

C’est beaucoup plus fédérateur que des discours qui expliquent la complexité du monde. Dans un média régi par l’audience, on essaie de rassembler le plus possible sur le plus petit dénominateur commun : la peur, la joie, la souffrance… Les émotions les plus basiques. Ce n’est pas tellement nouveau, mais c’est exacerbé par la concurrence effrénée et par la dictature de l’audience. Ça encourage tout le monde à faire la même chose et à le faire plus fort que les autres.

Le Net s’est ajouté à la télé :

Cela va encore plus vite et cela s’est encore intensifié, notamment le phénomène de « circulation circulaire de l’information » où tout le tout le monde passe son temps à se reprendre, à parler de la même chose parce que les autres en parlent aussi.

Qui est responsable ?

Dans une vision presque complotiste, un peu « parano », on a tendance à penser que la mauvaise qualité des programmes et leur caractère moutonnier viennent du fait qu’ils sont détenus par des grands patrons de presse qui sont aussi des grands capitaines d’industrie. Effectivement, ces gens-là n’ont pas intérêt à subvertir. Une grande partie du conservatisme est due aux propriétaires de ces chaînes, y compris celles, publiques, qui dépendent de l’Etat. Mais la télé répond aussi aux phénomènes de la société libérale marquée par la concurrence. Si elle veut vendre des pages de pub chères, il lui faut de l’audience. C’est la seule manière de vivre.

Cela s’appelle de la lucidité !

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Sourire de la mort

Comment exorciser la mort ? Certains n’y pensent pas trop, d’autres essaient de comprendre ou sont terrifiés. On peut aussi passer, comme moi, par tous ces stades. Parfois, à la lecture d’un essai, je me rassérène ; on me donne une explication rationnelle, scientifique ou bien on suggère la confiance.

Ce qui est sûr (et en particulier depuis que je me suis engagé pour les « bonnes causes » de Testament.be) c’est que la légèreté, l’humour, le sourire nous aident bien à nous faire à l’idée de cette finitude terrestre. Je pense écrire bientôt un livre à ce sujet. En attendant, j’adore ces épitaphes célèbres. Les connaissez-vous, vraies ou fausses ?

Mata-Hari fut condamnée à mort pour espionnage Alors qu’on la prépare pour le peloton d’exécution composé de 12 tireurs. Elle aurait dit:

« C’est la première fois qu’on m’aura pour 12 balles. »

Voltaire :

« Je m’arrêterais de mourir s’il me venait un bon mot ou une bonne idée. »

Mieux encore, lorsque le prêtre venu lui donner les derniers sacrements lui demande:  » Renoncez-vous à Satan et à ses oeuvres. » Il répond:

« – Ce n’est pas le moment de se faire un ennemi. »

Alfred de Musset :

« Enfin! Je vais dormir! »

Oscar Wilde, qui reçoit la note de médecin, prononce un dernier mot avant de s’affaisser:

« Je meurs vraiment au-dessus de mes moyens! »

Francis Blanche a fait inscrire sur sa tombe :

« Laissez-moi dormir, j’étais fait pour çà. »

et non pas comme on le raconte:

« Je vous l’avais bien dit, que j’étais malade. »

Ce qui n’est pas mal non plus.

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Tournai : ville en Poésie

Tant que la poésie est vivante, je ne désespère de rien pour les hommes. Surtout quand il s’agit de la ville, où j’ai passé mon adolescence studieuse et eu les premiers émois poétiques, les premiers contacts aussi avec d’autres poètes chez Unimuse : Tournai.

J’avais bien lu cette information géniale pour la Wallonie picarde : la ville de Tournai a été élue par Paris « Ville en poésie » pour deux ans.

Une des manifestations est la « mise en poésie » de courts textes sur des panneaux lumineux dans les rues de la ville. C’est formidable ! Bernadette Bodson m’en a alerté en me posant une question de Bon Usage sur un des jolis textes qu’elle soumettait au jury.

Nous sommes autres
que ne le dira l’histoire

Dans la foulée, elle me fait envoyer par Jacky Legge, un ami écrivain de la Maison de la Culture, le règlement et les grilles où je pouvais, moi aussi, écrire des textes courts ou des aphorismes. Je lis alors dans la presse locale que Tarik Bouziane, échevin de la culture de la belle ville de Rudy Demotte, mais aussi Dimitri Kajdanski, Jacky Legge et Marianne Kirsch, coordinateurs du projet Panneaux électroniques, déclarent : « Nous avons reçu 98 textes poétiques courts pour les panneaux électroniques, à ce jour, alors que l’opération était programmée à partir du 4 mars… Le succès est tel qu’il est plus sage de commencer cette initiative propre à Tournai dès demain, mercredi 22 février. La diffusion sera continue jusqu’au dimanche 12 mars. Le 13, débutera une nouvelle série d’incises poétiques. Merci pour votre enthousiasme. »

Ce n’est pas tout : j’apprends par des amis que mon texte a été retenu et passe sur les panneaux. Aurai-je une trace, une photo ? Bernadette Bodson brave la nuit, sa peur, le vent de tempête (c’était hier!) pour aller photographier mon court poème et le garder en souvenir ! Je l’embrasse ! (Voir ci-dessous) Voilà que je vis un bonheur précieux… 

Mon admiration aussi à tous les poètes de la région et d’ailleurs !

Enfin, mon éditeur poétique, François Van Dorpe me signale qu’en parallèle à cette opération sort de presse un ouvrage consacré à 20 ans d’intégration d’art dans les cimetières de la Ville grâce bien souvent à l’action conjuguée de la Ville et sa Commission des Cimetières, de la Galerie Koma asbl, Mons, et de la Maison de la Culture de Tournai.La mise en page a été confiée à Christian Printz.

Le livre est vendu 5 €, c’est le prix de tous les ouvrages de cette collection initiée par Koma et la Maison de la Culture. Il ne tient pas compte du nombre de pages. Cette édition est la plus importante : 276 pages ! La sortie de presse s’inscrit dans le programme de Tournai Ville en Poésie 2017. La distribution est faite par Le Saule têt’Art (lesauletetart.com)

lesauletetart@gmail.com voir sur le site www.lesdejeunerssurlherbe.com

Une citation de John Fitzgerald Kennedy, qui prend tout son sens par les temps qui courent : « Quand le pouvoir pousse l’homme à l’arrogance, la poésie lui rappelle la richesse de l’existence. Quand le pouvoir corrompt, la poésie purifie ».

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Les chansons d’amour

 

Dans un livre passionnant, la grande actrice, et aussi interprète de la chanson, comme l’on sait, Jeanne Moreau, a donné son analyse et ses choix dans les chansons d’amour. Je vous propose une petit détour dans cette courte et intéressante analyse différente :

L’amour a peur du temps qui fuit.

Il aimerait pouvoir durer, il a besoin des « encore », des « jamais », des « toujours ».

Il chante les « hier », les « demain », il cherche à « se souvenir », à « revenir », à « retenir » :

« Tu vois je n’ai pas oublié la chanson que tu me chantais » (les feuilles mortes)

Quand il doute, il oublie et recommence :

« Balayées les amours, Et tous leurs trémolos, Balayées pour toujours, je repars à zéro » (Non, je ne regrette rien)

La chanson d’amour peut être poème, hymne, rengaine, mélodie ; elle fait jouer tous les instruments : violon, accordéon, piano, guitare ; elle évoque aussi des musiques de danse : valse, rumba, tango, java.

« C’est la java bleue, la java la plus belle, celle qui ensorcelle, et que l’on danse les yeux dans les yeux » (la java bleue)

La gamme des sentiments, des sensations, est infinie : on a envie d’aimer, on a le cœur léger, le cœur lourd, le cœur battant ; on peut trembler de joie, de bonheur ou de peur, être désespéré par l’attente ou l’abandon, ranimé par l’espoir ; l’objet d’amour se révèle comme le plus beau trésor, on lui fait don de soi ;

« Je suis le gardien Du sommeil de ses nuits

Je l’aime à mourir » ( Je l’aime à mourir)

Bien sûr s’ensuivent le désamour, les regrets, l’oubli, l’usure du temps, la mort.

« Avec le temps, va, tout s’en va, même les plus chouettes souvenirs.. » (avec le temps)

Avec le temps, va, tout s’en va
L’autre qu’on adorait, qu’on cherchait sous la pluie
L’autre qu’on devinait au détour d’un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D’un serment maquillé qui s’en va faire sa nuit
Avec le temps tout s’évanouit

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Retour exceptionnel du « Jeu des Dictionnaires »

 

« Le Jeu des Dictionnaires » remonte 2 fois sur scène pour DoucheFLUX
le 19 mars à Wolubilis !

Reformation « live » exceptionnelle de l’émission de la RTBF devenue culte. Diffusée de 1989 et 2011, l’émission fait désormais partie de notre patrimoine radiophonique et les chroniqueurs qui ont fait ses belles heures ont accepté de rejouer le jeu pour deux représentations exceptionnelles au profit de DoucheFLUX.

Le concept? Un invité doit trouver la bonne définition d’un mot français rare parmi quatre propositions faites par les membres de l’équipe. Une mécanique imparable qui donne lieu à des sketchs et autres histoires drôles, souvent burlesques. Une fois encore, c’est Wolubilis, partenaire privilégié de DoucheFLUX, qui accueillera l’événement. L’ensemble des bénéfices de ces deux représentations sera reversé à l’asbl.

Avec la participation, autour de Jacques Mercier et Virginie Swensson, de ces monstres sacrés de l’humour belgo-déjanté : Laurence BibotBruno CoppensGilles DalJohan de MoorJuan d’OultremontPhilippe GeluckThomas GunzigFred JanninJean-Jacques JespersPierre Kroll et Raoul Reyers !

Ce sera une belle occasion de se retrouver, sympathisants, donateurs, bénévoles ou simple curieux, pour parler de l’action de DoucheFLUX !


Dimanche 19 mars 2017 à 15h30 et à 20h00 à Wolubilis, Cour Paul-Henri Spaak, 1, 1200 Woluwe-Saint-Lambert.

Réservations :
Prix normal : 25 euros par téléphone au 02/761 60 30 (Wolubilis, qui reverse l’argent à DoucheFLUX).
Prix de soutien : 25 euros ou plus ! sur le compte de DoucheFLUX : IBAN BE81 5230 8048 5524 (BIC : TRIOBEBB) avec votre nom, l’heure de la représentation souhaitée et le nombre de places souhaitée en communication.Attention, cette opération n’est possible que jusqu’au 10 mars !

www.doucheflux.be

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L’étrangère

Voici un texte surprenant, que m’a communiqué mon vieil ami tournaisien, Philippe Picard; qui le tient lui-même d’une amie commune, Linda Lecomte; qui l’a elle-même dénichée sur le net, anonyme et symbolique. Je le partage à mon tour avec vous !

Quelques années avant ma naissance, mon père connut une étrangère
récemment arrivée dans notre village.
Depuis le début, mon père fut subjugué par cette personne, si bien que
nous en arrivâmes à l’inviter à demeurer chez nous.
L’étrangère accepta et depuis lors elle fit partie de la famille.
Moi je grandissais, je n’ai jamais demandé d’où elle venait, tout me
paraissait évident.
Mes parents étaient enseignants : ma maman m’apprit ce qu’était le
bien et ce qu’était le mal et mon père m’apprit l’obéissance.
Mais l’étrangère, c’était une conteuse, une enjôleuse.
Elle nous maintenait, pendant des heures, fascinés par ses histoires
mystérieuses ou rigolotes.
Elle avait la réponse à tout ce qui concernait la politique,
l’histoire ou les sciences.
Elle connaissait tout du passé, du présent, elle aurait presque pu
parler du futur !
Elle fit même assister ma famille à une partie de football pour la
première fois. Elle me faisait rire et elle me faisait pleurer.
L’étrangère n’arrêtait jamais de parler, ça ne dérangeait pas ma Maman.
Parfois maman se levait, sans prévenir, pendant que nous continuions à
boire ses paroles.
Je pense qu’en réalité, elle était à la cuisine pour avoir un peu de
tranquillité
(Maintenant je me demande si elle n’espérait pas avec impatience
qu’elle s’en aille).
Mon père avait ses convictions morales, mais l’étrangère ne semblait
pas en être concernée.
Les blasphèmes, les mauvaises paroles, par exemple, personne chez
nous, ni voisins, ni amis, ne s’en seraient permis.
Ce n’était pas le cas de l’étrangère qui se permettait tout,
offusquant mon père et faisant rougir ma maman.
Mon père nous avait totalement interdit l’alcool. Elle, l’étrangère,
nous incitait à en boire souvent.
Elle nous affirmait que les cigarettes étaient fraîches et
inoffensives, et que pipes et cigares faisaient distingué.
Elle parlait librement (peut-être trop) du sexe.
Ses commentaires étaient évidents, suggestifs, et souvent dévergondés.
Maintenant je sais que mes relations ont été grandement influencées
par cette étrangère pendant mon adolescence.
Nous la critiquions, elle ne faisait aucun cas de la valeur de mes
parents, et malgré cela, elle était toujours là !
Des dizaines d’années sont passées depuis notre départ du foyer paternel.
Et depuis lors beaucoup de choses ont changé : nous n’avons plus cette
fascination.
Il n’empêche que, si vous pouviez, pénétrer chez mes parents, vous la
retrouveriez quand même dans un coin, attendant
que quelqu’un vienne écouter ses parlotes ou lui consacrer son temps libre.…
Voulez-vous connaitre son nom ?
Nous, nous l’appelons… Télévision !
Attention :
Maintenant, elle a un époux qui s’appelle Ordinateur…
un fils qui s’appelle Portable…
… une fille qui s’appelle Tablette…
et un neveu pire que tous : Lui c’est Smartphone …
… et des cousins et cousines qui s’appellent Facebook, twitter, Badoo etc !!!
et ils se lient tous ensemble pour nous éloigner les uns des autres !!!
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Carnet de notes

De temps en temps, je tourne les pages de mes carnets de notes, gardés à portée de main lorsque je me repose, lorsque je regarde la télévision ou les informations sur la tablette. En voici quelques-unes, comme de légers souffles dans le mouvement de la vie.

En accompagnant une de mes petites-filles à ses leçons d’équitation à Cour au Bois de Wauthier-Braine, je suis fasciné par les naseaux des chevaux. (Le mot « naseau » qui me rappelle mon cours de latin, où « nez » se traduisait par nasus)

Dans l’écriture de mes mémoires, je me souviens de Roger Couderc qui commentait les matchs (truqués) de Catch à la télévision en noir et blanc. Les noms de Delaporte, du « Bourreau de Béthune » me reviennent. Et très vite : Jacqueline Joubert, Catherine Langeais et Jacqueline Caurat.

Ce qui rend les hommes heureux, ce serait la continuité ?

Je repense aux chansons oubliées, si poétiques, intelligentes, des années 50/60, où l’on croyait à ces canaux culturels (à la télévision 40% des programmes étaient consacrés à la littérature, au théâtre, etc.). Un exemple : « Une noix » que chantait Charles Trenet en 1947 au « Tabou »:

Une noix
Qu’y a-t-il à l’intérieur d’une noix ?
Qu’est-ce qu’on y voit ?
Quand elle est fermée
On y voit la nuit en rond
Et les plaines et les monts
Les rivières et les vallons
On y voit
Toute une armée
De soldats bardés de fer
Qui joyeux partent pour la guerre
Et fuyant l’orage des bois
On voit les chevaux du roi
Près de la rivière

Une somme dans les jeux télévisés ne peut être que « modique » ou « coquette » !

L’âge de notre univers est de 13,7 milliards d’années.

Nos systèmes politiques actuels ne sont plus la démocratie. Ce ne sont pas les plus compétents qui sont élus, mais les plus intéressés. La démocratie est une discussion argumentée entre les citoyens, qui gardent le contrôle.

Encore une surprise ! Dans « Cendrillon », contrairement à ce que bien des snobs faisaient croire, ce n’est pas une pantoufle de « vair » (fourrure d’écureuil nordique petit-gris) qu’elle chaussait pour le bal, mais bien de « verre » ! C’est logique puisque c’est la seule matière qui ne pouvait pas être déformée par la poussée du pied.

Roosevelt fut élu par la radio, Kennedy par la télévision et Trump par l’internet.

Pour Umberto Eco le polar est la littérature la plus « métaphysique », car il pose les questions essentielles : Qui a fait cela ?

Dans les anciens films, ce qui frappe le plus aujourd’hui ce ne sont ni les téléphones, ni les voitures, mais l’omniprésence de la cigarette.

Un point commun avec Joe Dassin : il préférait aux « beaux livres », les livres tout simples que l’on pouvait laisser pliés sur la table, dont on pouvait croquer les coins de pages et que l’on pouvait annoter.

« Prendre ses responsabilités » est l’expression « langue de bois » la plus répétée par les hommes politiques depuis quelques années.

Parmi les stars qui me plaisent, je trouve quatre noms : Audrey Hepburn, Brigitte Bardot, Candice Bergen et Heidi Klum.

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Bien dans sa peau

Tant de conseils, tant de méthodes pour se sentir mieux dans sa peau, donc dans tout son être circulent… Faire attention à ceci, à cela. Comme je crois à l’expérience de ma fille Sophie, avec laquelle j’ai écrit le livre « Toute une vie d’amour » (ED. Académia), je partage volontiers ce qu’elle me fait suivre :

« C’est vraiment une méthode respectueuse, une thérapie de groupe qui vise à équilibrer les personnes qui ont pris du poids et qui perdent confiance en eux. Elle utilise plein de techniques qui font du bien : yoga, hypnose, relaxation, méditation et du travail sur soi. 

Et entre les réunions, il y a du coaching. Les personnes qui suivent cette méthode peuvent perdre jusqu’à 20 kg sans faire de diète ou sans frustrations, c’est justement le principe, nous libérer du côté frustrant et culpabilisant de trop ou pas assez manger! »

Et voici ce qu’en dit la responsable de cette méthode :

« Pour créer cette méthode, je suis partie du principe que nos kilos superflus nous parlent de nos peurs, de nos doutes, de nos fragilités, de notre difficulté à trouver ou à prendre notre place, de notre peur de l’abandon, de la solitude, de dire non, de notre manque d’estime, de confiance en nous, en l’autre, en l’existence.

Qu’ils nous parlent de la qualité de notre connexion à soi, à la vie, à nous m’aime. On anesthésie tellement de choses avec la nourriture !

Thérapeute depuis plus de 10 ans, c’est en me questionnant sur le sens de ce poids, de ces poids, que j’ai le plus découvert qui je suis. Dès lors, j’ai conçu une méthode, comme un voyage à la découverte de soi, pour se reconnecter, revenir à l’essentiel, aux sensations, au sens et en cadeau perdre du poids.

L’objectif de cette technique est avant tout de renouer avec nos besoins fondamentaux et de redevenir vivant, vibrant et de retrouver le sens véritable de Soi M’Aime. Nous n’y parlons donc pas d’alimentation, mais bien de nos frustrations, de notre stress, de la gestion de nos émotions, de nos peurs et de tout ce qui nous éloigne de nous.

Cette méthode se base sur des techniques validées par la science : l’Approche Neurocognitive et Comportementale, la pleine conscience, le yoga du rire, la psychologie positive et le coaching.

Je vous joins le lien vers une émission sur canal Zoom qui explique très bien tout ça: 

http://www.canalzoom.com/canal-et-compagnie-jeudi-12-janvier-2017/

Si cette technique pouvait vous intéresser de quelque manière que ce soit, je suis disponible pour répondre à toutes vos questions et si vous avez envie de venir tester, vous êtes bienvenus!»

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