Parmi toutes les expressions de la langue française, pittoresques, insolites s’il en est, existent quelques-unes que je trouve joliment poétiques.

Je les évoque dans mes rencontres autour de la langue. Les voici, comme un avant-goût de la Langue Française en Fête (avec Saint-Gilles comme ville des mots cette année) – pour ma part, je serai à Waremme, Spa et Luxembourg – voir sur http://www.jacquesmercier.be dans actualités…

Entre Chien et Loup :

A la brunante :

« L’heure où l’homme ne peut distinguer le chien du loup... » lit-on dans un texte hébreu du 2° siècle avant J-C. Le crépuscule s’appelle aussi « entre chien et loup ». Au Québec, on dit «à la brunante », parce que le paysage brunit.

L’école buissonnière :

Jolie aussi l’image de « faire l’école buissonnière », autrement aller se promener dans les buissons. Dans certains coins de Wallonie, on dit « faire le chat » !

Rubis sur l’ongle :

Quand on dit « payer rubis sur l’ongle » c’est qu’on payer jusqu’au dernier sou et surtout payer comptant. L’expression vient du monde du vin, car au départ c’était vider son verre jusqu’à la toute dernière goutte. La dernière goutte qu’on pouvait faire glisser sur l’ongle était appelée le rubis, comme la pierre précieuse rouge.

Le chant du cygne :

On nomme souvent la dernière œuvre d’un artiste de « chant du cygne ». Jadis, on disait « l’hymne du cygne » et cela faisait référence à une antique légende ; mais signalons que lorsque le cygne chante, on dit qu’il trompette; ce qui est moins poétique, déjà !

Un dos d’âne :

Pour nommer cette méchante bosse qui barre la route pour conduire moins vite, on trouve plusieurs termes poétiques : le « gendarme couché » (qui vient de l’anglais « sleeping policeman »), un chapeau de gendarme (à l’époque où il portait un bicorne), un cassis (qui vient de casser et pas du fruit « cassia » en latin), un dos d’âne.

Soignons notre langue, connaissons-la, c’est le meilleur moyen de bien communiquer avec les autres ! Bonne fête !

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