La dernière dédicace avec ma fille Sophie pour notre livre « Toute une vie d’amour » (Edition Académia) s’est faite dans d’excellentes conditions au Salon du Livre’s Mons (accueil, informations, lieu, monde…)

Nous étions installés dans le stand de la librairie montoise Scientia à côté d’une charmante jeune Française. Nous avons bavardé un peu et nous avons découvert des centres d’intérêt communs, comme celui de l’admiration que nous portons à Jacques Brel.

Nous nous sommes naturellement échangé nos ouvrages. Au moment de la dédicace, le prénom souhaité par ma voisine est « Claude » : « Ecrivez « pour Claude », c’est mon compagnon et je vais le lui offrir…. ». Elle s’appelle Valérie Perrin et son amoureux est Claude Lelouch !

Lorsque je suis rentré chez moi, j’ai lu, dévoré et adoré son roman. (Je vous recopie une partie du texte que j’ai mis en ligne sur « Lire est un plaisir », où j’analyse le plus souvent possible mes lectures)

Si vous ne l’avez pas lu encore, précipitez-vous et offrez-vous (ou à quelqu’un que vous appréciez) ce roman mélancolique et drôle, d’une écriture, brillante, poétique et qui touche. Valérie Perrin, photographe, offre avec « Les oubliés du dimanche » (titre magnifique, qui définit ces personnes âgées sans visites dans une maison de retraite ; édité chez Albin Michel) son premier roman.

Le livre nous raconte Justine, vingt et un ans, qui se lie d’amitié avec une pensionnaire, Hélène. Dans une interview, Valérie Perrin raconte : « Un premier roman, c’est comme une première histoire d’amour. C’est très personnel. J’ai abordé des sujets qui me tenaient à cœur. J’ai toujours adoré les vieux. Enfant, je tapais à leurs portes pour qu’ils me racontent des histoires. Je n’ai jamais considéré la vieillesse comme une maladie, au contraire, je l’ai toujours vue comme un trésor. Et puis, à travers Justine, je parle aussi beaucoup de la jeunesse – et surtout, à travers mes personnages, je ne parle que d’amour. Tout cela, en fait, ce n’est qu’un prétexte pour parler d’amour. De livres, de musique et de bistrots. Ah, et d’une mouette, aussi. »

L’auteure pense que chacun de nous est relié à un oiseau. J’adore cette idée ! L’oiseau qui revient jusque dans les baisers : « Mon amour, la première fois que je t’ai embrassée j’ai senti un battement d’ailes contre ma bouche. J’ai d’abord cru qu’un oiseau se débattait sous tes lèvres, que ton baiser ne voulait pas du mien»

Pour vous donner encore une idée du style magnifique de Valérie Perrin : « Hélène m’a raconté toute sa vie. Tout mais en puzzle. Comme si elle m’avait fait cadeau du plus bel objet de sa maison, mais qu’elle l’avait cassé en mille morceaux avant, sans le faire exprès ».

Remercions enfin Valérie pour le choix de la citation mise en exergue « Être vieux, c’est être jeune depuis plus longtemps que les autres », car elle est de Philippe Geluck !

J’adore ces rencontres qui illuminent nos vies !

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