Le mot, qui désigne du lait caillé, non égoutté et fermenté, peut avoir plusieurs orthographes : yaourt, yogourt ou yoghourt. C’est demeuré jusqu’au XXe siècle un mot rare et exotique. Théophile Gautier raconte dans son livre « Constantinople » : « Des étalages en plein vent de yaourth (lait caillé), de kaimak, dont les Turcs sont très friands. »

Au tout début de son existence, on trouve un mot turc « yogurt », ensuite bulgare « yugurt ». En français, il apparaît au XVe siècle sous la forme « yogourt » et évoluera en « yocourt », « youghourd », « yaourt » à la fin du XVIIIe siècle et « yaourth » au XIXe siècle.

Cette préparation est originaire d’Asie centrale. Elle fait partie des habitudes alimentaires depuis le XXe siècle (ainsi que la yaourtière) et surtout après la guerre de 40-45, où les syntagmes usuels font leur apparition : « yaourt aux fruits », etc. « Après le yaourt, Roch se leva de table, prit le journal et alla s’allonger sur le lit, dans la chambre. » (Jean-Marie Gustave Le Clézio « La fièvre » en 1965)

Pour répondre à votre interrogation, il semble que l’usage donne pour l’instant le mot « yaourt » comme le plus répandu, mais les mots « yogourt » et « yoghourt » sont toujours valables et notés ainsi dans les dictionnaires usuels.

Quant à l’expression « parler yaourt » (une manière de parler qu’affectionne Maurane !), cela veut dire parler en « charabia », par glissements de verlan (soit le mot à l’envers syllabe par syllabe). On trouve aussi en argot « Avoir du yaourt dans la tête », qui qualifie une personne imbécile.

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