Toujours en parallèle avec la sortie du livre “Paysages citoyens”, voici un insert qui n’a pas été repris dans l’édition et qui concerne les “maraîchers” !

Christophe et moi présenterons le livre à Tropismes le 16 octobre à 19h :

http://tropismes.com/agenda

et à Filigranes en novembre.

Vous pouvez aussi l’obtenir chez Racine

https://www.racine.be/fr/paysages-citoyens-%C3%A0-bruxelles

Bonne lecture et bon appétit !

Qui dit potager, dit Maraîcher. Et même Maître-Maraîcher ! Bruxelles-Environnement a mis en place leur réseau. On les retrouve lors de grands événements “nature”, mais tout au long de l’année vous pouvez bénéficier de leurs conseils.

Qu’en est-il des marchés bruxellois ? Au 12e siècle, il en existe deux, l’un dans la ville haute, près de la Vieille-Halle au Blé, à l’endroit de l’actuelle place Saint-Jean, l’autre dans la ville basse, proche de l’église Saint-Nicolas, dont la cloche annonçait l’ouverture du marché, l’actuelle Grand-Place. Ensuite, on a construit des baraquements, des halles. La Maison du Roi, par exemple, était une halle au pain. Un marché au poisson existait au 13e siècle entre la petite rue des Bouchers et la rue de la Montagne. Le marché le plus important fut pendant des siècles celui de la Grand-Place, un marché aux légumes matinal qui ne cessa qu’en 1959 !

D’autres maraîchers proposaient leurs denrées dans le Marché aux Herbes, au Sablon, à la Chapelle, à la place Anneessens, à la place des Martyrs et au Marché du Parc, installé dans les bas fonds de la rue Royale.

Au 14e siècle, la culture maraîchère prit son essor à Saint-Gilles qui, à l’époque, était extérieure à l’enceinte de la ville. On y transforma toutes les terres arables en surfaces de cultures. C’est donc à Saint-Gilles qu’un nouvel hybride de chou naquit, vers 1685: il se cultivait verticalement, ce qui rentabilisait le sol. On surnomma les Saint-Gillois les “Kuulkappers”, coupeurs de choux.

Ces “choux de Bruxelles” furent exportés vers la France et l’Angleterre au 19e siècle. Les Maraîchers vous expliqueront que ce légume vert d’hiver peut se cuire à l’eau, sauté à la poêle, en gratin ou en salade…

Quant au grand “marché matinal” (Mabru, depuis 1992), il s’est installé dès 1973 au quai des Usines, le long du canal et regroupe plus d’une centaine de commerçants. Ce “ventre de Bruxelles” propose un large assortiment de produits pour les professionnels, les chefs coqs (Lionel Rigolet du Comme chez Soi fait partie du conseil d’administration), les traiteurs, etc. Plus de 10.000 tonnes y sont écoulées chaque semaine.

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