Comme en ce moment, une superbe glycine finit sa floraison au bord de mon jardin, je me suis souvenu de celle qui ornait la véranda dans ma maison natale. Et de cette anecdote :

« Pour une fête scolaire, le professeur de cinquième primaire essayait de mettre tous les enfants à contribution. Nous allions monter une saynète sur la scène du théâtre du collège.

  • Qui peut apporter un long manteau ?

Ceux qui le pouvaient levaient la main et l’instituteur choisissait.

  • Il me faut aussi une pile de journaux, qui s’en occuperait ?

Finalement, je ne trouvais pas grand-chose à faire, lorsque la question fut :

  • Qui a une glycine dans son jardin ?

Je levai enfin la main, content de participer à mon tour. Nous possédions une glycine qui couvrait une partie de la terrasse.

  • Alors, Mercier (on nous appelait par nos noms de famille, je l’avais presque oublié !), tu nous apportes quelques branches ?

Tout fier de ma contribution, je demandai donc à mon père de couper quelques branches pour apporter à la fête de l’école. Le jour dit il me remit un fagot de branches de glycines entouré d’une grosse ficelle. Tout heureux, je le remis au professeur qui me demanda ce que c’était. Quand il avait parlé de glycine, il voyait la verdure de la plante qui servirait à masquer le bord de la scène près des feux de la rampe. Or, je ne l’avais pas compris et mon père non plus, qui avait dépouillé consciencieusement les branches de leurs feuilles ! Mon professeur jeta mon apport dans un coin et ne s’en occupa plus. Le soir, à mon père qui demandait des nouvelles des branches, je n’ai pas voulu raconter la vérité. Je ne voulais pas l’attrister. »

glyc 2

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