Quelques expressions de notre langue française (avec quelques belgicismes en prime) ont été expliquées dans ma causerie inaugurale du Congrès des Professeurs de français de La Haye. Je suis vraiment très heureux des réactions positives et souriantes qu’elle a suscitées. Au point d’épuiser le stock de dizaines d’ouvrages commandés par la librairie hollandaise locale et que j’ai dédicacés. Les éditions Racine viennent de rééditer ce livre « Les 500 expressions de Monsieur Dictionnaire » …

(http://www.racine.be/fr/les-500-plus-belles-expressions-de-monsieur-dictionnaire-1)

… tandis que vous pouvez suivre tous les jours vers 19h18 sur la Une TV RTBF les nouvelles courtes séquences enregistrées avec Philippe Geluck !

Mais pour la rentrée, j’écris en ce moment un deuxième volume avec 200 nouvelles expressions, dont quelques « branchées » pour la nouvelle génération. C’est un plaisir toujours renouvelé de se plonger dans l’origine des mots, des expressions : c’est souvent drôle et insolite !

Voici en avant-première la toute première expression qui ouvrira le futur livre :

(Non, il n’y aura pas « Non, mais allo quoi ! » Vive la belle langue française !)

Être aux abonnés absents

Ne pas donner signe de vie

Jusque dans les années 1960, pour atteindre un correspondant par téléphone, il fallait passer par une opératrice. Celle-ci répondait de vive voix et dans sa centrale téléphonique établissait la connexion avec le correspondant souhaité à l’aide de fiches enfoncées dans un panneau mural. Comme le « répondeur » n’existait pas encore, lorsqu’on souhaitait signaler une impossibilité de répondre au téléphone, on pouvait utiliser le service des « abonnés absents » en se faisant inscrire sur une liste. Dans ce cas, l’opératrice informait l’appelant que la personne demandée était absente.

Avec l’arrivée des répondeurs automatiques et des nouvelles technologies, le service a disparu, mais l’expression s’utilise encore au figuré pour signifier que quelqu’un ne répond pas à un appel ou à une demande. Et même le plus souvent, c’est refuser de répondre.

Exemple : « Bicentenaire de Waterloo : la France aux abonnés absents » titrait le site de France 24 quand les autorités françaises déclinèrent l’invitation en juin 2015.

Un standard de telephone typique en 1943

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