A la fois scientifique et philosophique, le dernier essai de André Heymans « L’univers, notre maître à penser » est une (comme le dit le sous-titre) «Une nouvelle compréhension de l’existence pour une Terre heureuse. » Le livre n’est pas qu’une démonstration, qu’une théorie, puisque il s’achève avec « Une Charte de l’Humanité ».(Edition Société des Ecrivains, Amazon, etc.)

J’avais déjà apprécié pour leur clarté les trois ouvrages précédents de cet essayiste (belge et plusieurs fois diplômé – maîtrise en philosophie, doctorat en droit, etc -, il vit à Ostende) : L’univers et l’homme. Pourquoi la Vie ? En 1997, L’universalisme ou la philosophie de l’espoir, En 2006 et La Révolution pour une nouvelle Civilisation, En 2011.

La présentation du livre en quatrième de couverture nous donne fort bien le propos : « Trop de problèmes majeurs aux effets désastreux se posent actuellement à l’humanité. Persévérera-t-elle à s’accroître impunément, à surexploiter les richesses naturelles de la Terre, à ne pas lutter efficacement contre le réchauffement de la planète ? Comment atteindre des solutions heureuses qui en plus mettront fin aux pénibles conflits territoriaux et religieux ? Comment résorber les inégalités offensantes entre quelques puissants dominateurs et la majorité des individus ? Aucune réussite n’est à espérer sans une nouvelle conception de l’existence qui telle une lame de fond assurera plus de solidarité, d’entraide, de confiance mutuelle. Il s’agit de repenser le plus loin possible le pourquoi et le comment de la réalité, à commencer par le phénomène grandiose et éblouissant qu’est l’univers : il est en mesure de nous donner des leçons magistrales. Mêlant vulgarisation scientifique et réflexion, cet ouvrage incite à aller de l’avant sur base d’une perception envoûtante de l’existence. Il ne manque pas de l’analyser sous ses aspects particulièrement attrayants, ceux que révèlent l’astronomie, la biologie, l’évolution des espèces. Et si l’auteur porte un regard très critique sur notre monde, il conclut néanmoins à la valeur exceptionnelle de l’être humain, pouvant se hisser au-delà des antagonismes et apporter son savoir et son dynamisme pour résoudre les difficultés les plus épineuses. Instructif, riche et accessible à tous, un message d’espoir malgré les défis, laissant deviner l’universalisme de l’homme de demain. »

En exergue de l’ouvrage, nous lisons : « Une grande espérance se lève pour ceux qui pensent » (Jean Guitton.)

Voici quelques courtes phrases qui donnent le ton et quelques idées de l’essai. Mais bien sûr, ce ne peut être qu’un pâle et rapide reflet du livre vraiment passionnant (et optimiste, finalement, ce qui nous change des décadences ou autres apocalypses du moment).

« Nous apprendrons que l’infini est indissociable de son contraire, les finitudes, qu’en respectant des constantes la force créatrice qui est régulatrice, que loin d’être dominée uniquement par la matière, l’existence est pénétrée d’immatérialité qui l’oriente et assure son plein épanouissement, que le bonheur, l’amour, la beauté constituent des objectifs majeurs. L’univers est notre maître à penser. »

« De l’inexistence du néant se déduit que l’existence en sa totalité est éternelle, indestructible, plénitude absolue, omniprésente, infinie. »

« Si l’Univers était sans conscience, il ne surgirait pas, alors que se différenciant du néant, il se déploie avec éclat. Ou bien, s’il s’exprimait sans se conformer à des règles qu’il s’est imposées, rien de valable ne s’organiserait. Tout échouerait lamentablement en confusions et destructions brutales incessantes, contrairement à l’existence qui de façon intrinsèque cherche à réussir avec abondance des ensembles structurés, tant minuscules qu’imposants. »

« Les particules élémentaires, les atomes, les molécules possèdent outre leur matérialité des propriétés immatérielles. La sensibilité, qui aboutit à la conscience, qui est accentuée par la connaissance. Indispensable aussi est la mémoire. »

« Si l’existence se manifestait uniquement comme infinité absolue, elle serait d’une morosité indescriptible. Les abondances de compositions et d’agencement décèlent au contraire une ivresse créatrice qui s’éteindrait rapidement sans stimulants procurant de hautes satisfactions. Ce sont le bonheur, l’amour, la beauté qui aident à surmonter et oublier la durée des expériences, le côté négatif des tentatives infructueuses, les échecs par la complexité des choses. Ce sont eux qui poussent l »existence à persister pour rayonner, se sentir heureuse, atteindre une plénitude d’être. Ils sont indissociables des propriétés immatérielles, depuis les particules élémentaires jusqu’aux champs et intelligences cosmiques. »

« L’être humain est tout un monde. Par son intelligence et sa sensibilité l’homme se sent uni aux fondements du majestueux système dont il dépend. »

« Par sa courte durée la vie incite à se parfaire en culture et humanisme pour recueillir les fruits savoureux d’un parcours réussi. »

« Certes, la mort est inévitable, mais elle n’est pas le critère décisif ; c’est la vie. »

« L’humanité doit se repenser. Tous nous sommes appelés à nous ouvrir pour plus de disponibilité, de fraternité, de paix, tous invités à être porteurs de valeurs pour assurer justice et bonheur. »

Pour tout vous avouer, c’est un livre tellement riche, complet et enthousiasmant, que je vais le relire pour mieux l’appréhender encore. Il fera donc partie des quelques rares livres que j’ai eu l’envie (et le temps de relire) !

(Ce texte a été publié sur le site littéraire « Lire est un plaisir » http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/archive/2017/01/24/l-univers-notre-maitre-a-penser-8693494.html). Si vous cliquez sur ma photo à droite, vous pourrez lire toutes les analyses que j’y ai faites : romans, essais, poésie, etc.)

 

heymans

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