Ce que ressentent les étudiants en période d’examen, ce que ressentent les usagers en face des grèves ?

Le trac est un mot récent, sans doute formé à partir de tracas, et qui était utilisé au XIXe siècle par les étudiants. On trouve dans le « Petit vocabulaire collégien » de Gougenheim en 1845 : « Trac (avoir le) : avoir peur, caponner: Adrien a le trac quand Laveau veut le bûcher (le battre) ».

Quelques années plus tard, le mot apparaît chez les écrivains, sans doute les mêmes qui furent collégiens à cette époque et utilisèrent le mot entre eux. Les frères Goncourt écrivent en 1885 dans leur « Journal » : « Au fond, cet article du « Gaulois » me donne le trac. Car si ce soir, il y a quelques sifflets, ce sera un four. »

Cependant, trac était utilisé avant cela dans le domaine de la chasse, cette fois formé sur traquer. Le trac est la trace d’une bête. Et l’expression « tout d’un trac » se traduit par : tout d’une traite.

Pour en revenir à notre trac, il s’agit d’une peur ou angoisse irraisonnée que l’on ressent avant d’affronter le public, de subir une épreuve, d’exécuter une résolution, et que l’action dissipe généralement.

Personnellement, je le ressens à l’édition de chaque nouveau livre et roman en particulier. Mais puisque l’action (son écriture) s’est déroulée avant sa sortie, comment le faire passer ?

Businessman in big problem(special photo f/x)

It’s crash!

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