Rappelons-nous l’origine des mots Belgique et Belge. Nous serions donc issus d’un peuple au caractère batailleur, disent les linguistes ? Il font remonter le mot belge à une racine indo-européenne « bhel, bhelgh », enflé, gonflé, par allusion à gonflé de colère.

D’autres pensent au mot gaulois « volca », rapide, actif. Les Belgae sont en tout cas ce peuple celtique dont parle Jules César. Ces tribus vivaient entre la Seine et le Rhin, une région – déjà ? – divisée en Belgique première et Belgique seconde.

Le mot « belge » est entré dans la langue française en 1528. Le mot belgique fut d’abord adjectif, dès le XVIe siècle, mais a suivi l’évolution de l’histoire pour devenir le nom propre désignant notre pays en 1830.

Toujours à propos des noms de même racine, on trouve le belgisme au début du XXe siècle pour désigner ce qui est devenu aujourd’hui un belgicisme, que nous revendiquons de plus en plus avec raison. Cela désigne un mot ou un tour que prend le français commun parlé dans la partie francophone du pays. Cela va de la superbe « drève » jusqu’à l’adverbe « endéans », en passant par « drache »… nationale.

Dans « Au pays des bilingues », Edmond Picard (défenseur de l’âme belge) écrit: « On parle de la pluie, nommée drache nationale, comme si la puissance qui règle les météores avait choisi son petit triangle (la Belgique) comme déversoir de prédilection pour la chute des averses. »

belgique

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