Il existe peu de moments aussi émouvants et heureux que de voir ses enfants, et plus tard ses petits-enfants, évoluer dans une fête d’école.

Je passe sur le fait, dénoncé depuis tant d’années et accentué depuis les téléphones portables, qu’on regarde dans l’écran ce qui se passe en direct, pour mieux le revoir en différé plus tard. A l’école de ma fille, on avait instauré pour la fête de fin d’année les chants multipliés par deux : une première fois avec interdiction de films, de flashes ou d’être debout devant les autres et une deuxième fois pour en garder le souvenir !

Comme j’aime ces danses maladroites – avec toujours des plus petits qui restent immobiles, avec toujours les plus distraits qui cherchent des yeux leurs parents dans la salle et font signe, avec toujours ceux qui n’ont pas le sens du rythme (et j’en fus quand j’avais cet âge) et qui se penchent à gauche quand tous les autres se penchent à droite. Ce sont des moments de grande émotion.

On revoit, j’imagine, sa propre enfance. On voit aussi notre enfant dans son contexte social, où il évolue sans nous, plus ou moins bien. On se sent fier de sa présence, voire de sa prestation. On projette ce qu’il sera : déjà à l’école, déjà lancé dans la vie… ! On subodore les difficultés et les plaisirs qu’il devra affronter pour s’épanouir.

Et toujours, j’admire les professeurs, les responsables qui doivent avoir tant de patience, de savoir-faire, d’expérience et surtout d’amour pour nos enfants. Leur sourire, leur bonne volonté, leur gentillesse nous réconcilient avec l’humanité. (Dans un autre secteur, on peut aussi penser aux infirmières, aux responsables des homes, etc. dans tous les moments de fragilité et de dépendance, comme la petite enfance.)

On sait combien un mot d’encouragement, par exemple, peut changer la vie de quelqu’un.

On se prend à espérer…

danse

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