Un des directeurs littéraires préférés m’a demandé de participer à un livre qui recueille des anecdotes sur nos animaux familiers. Je viens de lui envoyer un texte qui explique mon attachement affectif à mes chiens successifs et donc au manque d’autorité que j’avais sur eux ! Cela paraîtra dans quelques mois. Voici la fin de mon texte qui concerne Maya.
« Maya. Pour ce prénom, je pensai à la déesse mère, une divinité asiatique comme au peuple d’Amérique centrale, plus qu’à l’abeille cela va de soi. D’autant que ce Bearded Collie avait de longs poils gris et blancs.
Les aventures de Maya sont émaillées de fuites, de recherches, de désobéissances – comment en serait-il autrement?-, mais aussi de complicité, d’affection.
Parmi toutes les histoires de Maya, celle que je préfère est l’exagération d’une journaliste dans un article. Mais au fond, elle n’était pas si loin de la réalité. C’était une série d’articles qui racontait le rapport entre une personnalité et son animal familier. Comme j’étais en pleine écriture d’un roman, j’avais la sensibilité à fleur de peau et la présence de Maya, allongée sur le divan de mon bureau m’apaisait. Un peu comme on le lit souvent d’écrivains et de leurs chats. Quand je suis « en écriture », le texte et les idées m’occupent tout le temps, se développent, se précisent. Je racontais donc un peu de cela à la journaliste, mais aussi mes promenades journalières dans le bois de Halle, qui me permettaient de me ressourcer et à Maya de se dégourdir les pattes.
Lorsque l’article parut, je lus que je racontais mon roman en cours d’écriture à ma chienne, qu’elle m’écoutait avec attention, comprenait et pleurait avec moi quand c’était triste ! »
Bureau écriture et Maya O5

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