Bien sûr, le sujet est futile par rapport à la course du monde ! Mais laissons-nous aller un instant : changeons-nous les idées !

D’ailleurs, c’est – une fois de plus – une coïncidence qui me pousse à vous proposer ce texte. Voilà longtemps que je me demande pourquoi on trouve toujours et en tous lieux cette incroyable chaise en plastique blanc ! Qui l’a imaginée ? Qui l’a fabriquée et répandue sur la planète entière ? J’ai vu hier encore un reportage sur l’Amazonie et elle se trouvait là, dans la jungle, devant une case… !

En cherchant les informations sur la Toile, j’ai découvert un article de Hubert Guillaud et je peux faire miennes ses réflexions, que je vous retranscris ci-dessous :

Sur son site « Internet Actu – actu.net » et sous le titre : Comment la chaise en plastique blanc a pris le contrôle du monde !

« On les trouve partout, ces (affreuses) chaises en plastique blanc. Tout autour de la planète. Elles peuvent sembler bénignes, mais pourtant, leur omniprésence est un très mauvais signe de l’état de notre culture mondiale, estime Jules Suzdaltsev pour Vice.

Les premières chaises par injection plastique (ou chaises monobloc) ont probablement été conçues en 1967 par le designer italien Vico Magistretti, puis produites en masse par le groupe Grosfillex… Mais on ne sait pas vraiment parce qu’aucun brevet ne semble avoir été déposé. Personne ne sait combien d’entreprises en fabriquent ni combien de chaises ont été produites. Certainement des milliards…

Libre de tout contexte

Mais ces chaises sont différentes des autres objets globaux (comme les téléviseurs, les briquets, les postes radios…), comme l’expliquait en 2011 Ethan Zuckerman sur son blog :

« Pratiquement chaque objet suggère un temps et un lieu… La forme des prises électriques, celle des étiquettes, des vêtements sont autant d’indices pour savoir où et quand a été prise une photo… La chaise monobloc blanche est l’un des rares objets qui semble libre de tout contexte spécifique. La voir dans une photographie ne vous apporte aucun indice sur le lieu ou la date où elle a été prise. »

La chaise monobloc blanche est l’un des rares objets singuliers, sans rapport à son environnement, et pourtant inévitable et non biodégradable… peut-être même immortelle !

Universellement acceptable

Pourtant, plus qu’un symptôme des dangers de la mondialisation, explique Zuckerman interviewé par Suzdaltsev, ces chaises ne sont pas le symbole d’une perte culturelle, mais celui de l’aspiration des gens au bien-être de la culture de la consommation de masse. Dans les pays en développement, cette chaise n’est-elle pas devenu un symbole de statut social ?

La mondialisation n’est pas homogène, rappelle Zuckerman. Peut-être que ces chaises symbolisent la victoire du design moderne, celui de concepteurs qui souhaitent proposer des objets qui soient universels, qui transcendent les cultures pour être utilisés par tous.

« Si vous voulez créer une chaise qui ne soit pas chère, fonctionnelle, facile à fabriquer et universellement acceptable, à la fin d’un long processus, vous obtenez très probablement celle-ci. »

Tout le problème désormais, c’est comment la dépasser ? Est-ce d’ailleurs possible ? La question est ouverte ! »

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