Comme je me suis retrouvé durant quelques jours sous la canicule et avec un petit Marcel parmi les enfants de mes amis… c’est l’occasion rêvée de vous donner l’origine de cette expression « Chauffe, Marcel ! »non ?

Cela m’a permis aussi d’aller réécouter dans mes CD, recopiés sur iPad, des Jacques Brel, mais aussi quelques merveilles de la chanson française, comme « Les soirées de prince » de Jean-Claude Pascal, « Les pas réunis » de Guy Béart, « Les paradis perdus » de Christophe, « L’amour est cerise » de Jan Ferrat ou « Message personnel » de François Hardy…

Pour la lecture, je suis dans « L’Art de jouir » de Michel Onfray, dont j’apprécie de plus en plus les ouvrages, depuis que j’ai découvert ce « Cosmos » que je vous recommande.

Voici l’expression :

Au sens figuré, « chauffer » c’est faire monter l’ambiance d’un spectacle, d’une soirée. Ce verbe est né dans le milieu musical des années 60. « Chauffe Marcel » a été utilisé pour la première fois dans un sketch du duo comique « Dupont et Pondu », au début des années 60 en télévision, où l’un jouant de l’accordéon, l’autre l’encourage en utilisant le prénom de Marcel, par allusion au célèbre accordéoniste Marcel Azzola. L’expression fut répandue en 1966 par son emploi dans une chanson des Charlots. Et enfin, elle fut consacrée par la chanson « Vesoul » de Jacques Brel en 1968. Marcel Azzola qui accompagnait Jacques Brel raconte que, dans la première prise à l’enregistrement, le « chauffe Marcel » n’avait pas été prononcé et qu’il est venu naturellement, sans préméditation, dans l’enregistrement définitif…Le « chauffe Marcel » est devenu, même hors de la musique, une invitation à se lancer avec enthousiasme dans une action.

Bonne suite d’été !

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Brel et Azzola

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