Lorsque j’étais adolescent à Mouscron, je fréquentais le plus possible le cinéma Eden, qui se transformait au gré des spectacles en salle de conférence ou d’Exploration du Monde, mais surtout en scène de music-hall. J’y ai vu Jacques Brel ou Gilbert Bécaud… et plusieurs fois Les Compagnons de la Chanson. Ils chantaient « Verte campagne », traduction de Greenfields, « Si tu vas à Rio », « Un Mexicain », « Les comédiens » et ce titre, qui m’est revenu en tête aujourd’hui : « La licorne ».

Quand Dieu fit l’univers il y eut sur la terre
des milliers d’animaux inconnus aujourd’hui
mais la plus jolie dans ce vert paradis
la plus drôle la plus mignonne, c’était la licorne.

Avec les « poneys », la licorne est la coqueluche des petits enfants. Je reviendrai sur le poney, leur univers, leur origine canadienne. La licorne surgit de temps en temps dans ma vie, dans des endroits inattendus parfois. Ainsi, lorsque j’ai découvert l’incroyable roman de Haruki Murakami en 1992 « La fin des temps » (conseillé par mon fils aîné), dans sa version poche, la couverture représentait précisément une licorne, licorne qui fait partie de ce roman dingue, que je vous conseille vraiment.

La Licorne, nommée Unicornis en latin ou Monokeros en grec ancien, pourrait se traduire par « qui n’a qu’une corne » ou unicorne. Réputée immortelle, la Licorne se présente sous la forme d’un gracieux cheval blanc, dont le front est orné d’une longue corne torsa­dée souvent dorée ayant la propriété de neutraliser les poisons: ce qui lui permet de séparer les justes de ceux qui ont quelque chose à se reprocher.

« Unicorn » fut justement le titre que j’avais choisi pour mon émission « Quatre à Quatre » (qui suivit Dimanche-Musique durant quatre années, de 1975 à fin 1978), un morceau de Dizzy Gillespie ! Comme quoi le jazz m’a toujours accompagné.

Albert Camus évoque pour la licorne l’idée d’une subli­mation miraculeuse de la vie charnelle, doublée d’une force surnaturelle qui émane de ce qui est pur. La mythologie Grecque nous raconte aussi que la Licorne était une créature féerique, fabuleuse et fantastique, fidèle tant en amour qu’en amitié; un animal farouche et pur qui ser­vait de monture aux dieux et qui vivait en groupe dans une Forêt Enchantée… La légende dit que parfois… certaines se laissaient domestiquer par des princesses ou des fées. Sauvage et féroce si elle est attaquée, la licorne se laisse parfois prendre au piège de l’amour…

Bien sûr, vous le savez, la licorne est présente dans un grand nombre de tapisseries du Moyen Âge. Un seul exemple « La Dame à la licorne » tissée à la fin du 15e siècle.

Et dans Harry Potter évidemment, la licorne est présente. On la retrouve, par exemple, dans la forêt, où Voldemont boit son sang pour se maintenir en vie !

Aujourd’hui c’est avec mes petits-enfants que je peux faire évoluer les licornes et suivre leur imagination !

haruki-murakami-fin-temps-L-sY2kD2

Publicités