C’est une lapalissade d’écrire que nous devenons universels depuis quelques années, mais il est fou (pour ma génération surtout) d’observer comment cela peut faire évoluer nos actes, nos projets, nos paroles.

Cette arrivée du Net (à laquelle je me suis intéressé tout de suite pour deux raisons : les changements dans notre langue française, avec l’arrivée de nouveaux mots anglo-saxons (Net, Mail), et surtout la possibilité de correspondre – même de façon aléatoire – avec le monde entier) permet aux projets, même les plus intimistes de trouver plus facilement un public.

Je pense avoir déjà raconté comment « Une diva amoureuse » a été publiée en version papier aux éditions Ikor, basée à Toulouse (mais quelle importance cela a-t-il aujourd’hui, la localisation ?), grâce à une lecture enthousiaste faite par la fille de l’éditrice, qui avait téléchargé un de mes romans numériques… Comment à Caracas, une jeune avocate eut l’attention attirée par mes phrases quotidiennes et matinales, puis par mon site et ma bibliographie. Elle y a trouvé « Les perroquets de l’Orénoque », recueil de réflexions sur la vie, et mes livres sur le chocolat. Or, l’Orénoque se situe au Venezuela ainsi que les meilleurs fèves de cacao du monde ! Cerise sur le gâteau, le site qu’elle était occupée de créer avec ses deux sœurs autour des thèmes de l’Art de vivre (Lignes de vêtements, parfums, bijoux, de rencontres artistiques, etc.) s’appelle « Cocoalifestyle » ! Le « cocoa » (cacao en anglais), qui est une de mes passions. Nous avons donc réalisé une interview, puis discuté de la traduction en espagnol de mon roman « Une Diva amoureuse », devenu « Un adios en tres actos », lancé finalement sur place à l’Ambassade de Belgique et diffusé avec succès sur tout le continent américain. (Bientôt en anglais et sans doute adapté pour la scène)…

Aujourd’hui, alors que j’écris toujours (un scénario de BD autour du chocolat, un livre sur « la vie amoureuse » avec ma fille conseillère conjugale, les textes des chansons de Nara, les futurs épisodes de Monsieur Dictionnaire, etc.), je continue également mon premier métier de journaliste. J’analyse les livres (non pas pour leur nouveauté seulement, mais aussi pour l’intérêt dans l’absolu) aussi bien sur le site « Lire est un plaisir » que tous les jeudis en compagnie de Nicky Depasse sur Radio Judaïca. Ma façon de procéder est opposée à celle qui a cours généralement : je n’explique pas le livre, je ne le raconte surtout pas, mais je picore les phrases qui m’ont frappé – soit pour leur beauté et leur style, soit pour leur profondeur, soit pour le bonheur qu’elles suscite – et les restitue, comme des amuse-bouche (ou amuse-bouches).

Et c’est ainsi que le site « Cocoalifestyle » (devenu américain entretemps et universel, par la force des choses) a décidé de publier tous les jeudis une de ces analyses (en espagnol, en anglais, en français) : Le premier billet a été publié jeudi dernier et est consacré au « Journal » de Jules Renard. On y lit des phrases aussi magiques que : « J’ai au cœur comme le reflet d’un beau rêve dont je ne me souviens plus »...

Voici le lien vers cette rubrique américaine :

http://www.cocoalifestyle.com/author/jacques-mercier/

the journal of Jules Renard

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