Comment ne pas se sentir bien, heureux, dans le cadre d’une bibliothèque pour évoquer sa vie ? Et quelle bibliothèque ! Elle est baptisée « Pierre Perret » et fut inaugurée par le poète-écrivain-chanteur lui-même. Dans le cadre de la Fête de la Langue française, j’y étais donc invité ce lundi soir…

On m’a affirmé que j’avais battu le record d’affluence ; tant mieux, mais ce que je peux affirmer c’est que tout y fut agréable ! A commencer par le public justement, de tous âges, venus par les annonces des réseaux sociaux comme par les annonces locales de la presse ou par les tableaux d’affichage avec mes livres exposés depuis quelques semaines ! Quel plaisir de vous voir, de vous entendre réagir, vos rires, votre émotion.

Les questions de Marc Bailly et sa manière d’orchestrer la soirée sont originales et sont pour beaucoup dans la réussite. Ce fut précédé d’une présentation très drôle de Christophe Collins (Corthouts), écrivain qui vient de sortir « 35 mm », son premier et très brillant thriller. Marc – lui-même directeur littéraire – propose des choix de questions, des projections de photos qui illustrent ma vie, des tests à l’aveugle de chocolats locaux, des extraits de mes chansons préférées… il ne me reste plus qu’à me laisser aller aux confidences, qui vont de ma vie personnelle à celles de la télévision et de la scène. Il parvient si bien à me faire raconter tout cela que bien des questions sont restées dans ses cartons. (Ce sera pour lundi prochain dans le même exercice, mais cette fois à Spa, au Centre des Jeunes, 6, rue Hanster. C’est gratuit mais la réservation est souhaitable : 087/77.24.52)

C’est fou cet exercice de replonger dans le passé (et le présent et le futur bien entendu dans une moindre mesure) : revivre ses débuts, le pourquoi des chemins empruntés, les rencontres marquantes… Je retiens toujours cette phrase de Jean Cocteau dans « Le grand écart » : « La carte de notre vie est pliée de telle sorte que nous ne voyons pas une seule grande route qui la traverse, mais au fur et à mesure qu’elle s’ouvre, toujours une petite route neuve. Nous croyons choisir et nous n’avons pas le choix. »

Peut-être vais-je finalement me convaincre de commencer la rédaction de mes mémoires ?

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