Mon père  taquinait volontiers les dames. On disait qu’il était « pétroleur », qu’il mettait de l’huile sur le feu. Je dois tenir de lui.

Il m’a fallu bien des années pour réprimer la réplique ironique toujours prête à être prononcée ! Tous les ennuis que cela m’a valus ne m’ont jamais empêché d’intervenir. C’était plus fort que moi.

Dans les gènes ?

Qu’ai-je hérité d’autre ? Longtemps, mon amour du chocolat m’a semblé être né de manière spontanée et pas par hérédité, car mon père refusait les desserts et en particulier les sucreries au chocolat.

Après avoir écrit mes premiers livres sur le sujet, je lui posai la question. Il me raconta ceci. Il était fou de chocolat, l’aimant sous toutes ses formes. Tout le monde le savait. Ainsi, quelque temps après son mariage, toute sa belle-famille s’invita chez lui pour son anniversaire. On apporta deux gros gâteaux au chocolat fabriqués pour la circonstance.

Après le café, il se mit à découper le premier et on fit passer les assiettes à dessert. Alors qu’il s’apprêtait à planter la pelle à tarte dans le second, on l’arrêta en riant en disant que celui-là était uniquement pour lui !

Il le prit comme un défi et le mangea entièrement ! Ce furent les dernières bouchées de chocolat de sa vie : l’excès l’en avait dégoûté à jamais. Il s’y est tenu.

J’aime aussi cette volonté. Je ne l’ai pas oubliée le jour où je décidai de mon côté de ne plus boire une goutte de boisson alcoolisée !

chocoàlat

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