Le bonheur, c’est tout simplement une soirée de bonheur que nous avons vécue hier soir dans la Boîte de Jazz à Waterloo !

Nous savions que Toots Thielemans, que nous évoquons évidemment dans l’histoire du jazz sur scène et en musique, où bien des artistes belges figurent (à commencer d’une certaine façon par Adolphe Sax!), avait envie de venir nous voir. L’occasion lui en a été donnée hier soir, invité d’honneur de l’échevin de la culture, Yves Vander Cruysen. Ce qui nous a permis de vivre une soirée exceptionnelle, gravée à jamais dans nos mémoires (et dans les photos et les videos que nous diffuserons dans les heures qui viennent) !

Je pense que vous pouvez imaginer la tension avant de commencer un spectacle dont un des « acteurs » était juste devant nous à la première table. Bien sûr la gentillesse de Toots et de sa femme Huguette (je vous conseille ses magnifiques tableaux) nous accompagna : leurs rires, leurs sourires, leurs applaudissements. Nous avons été électrisés ! Les uns rencontrant cette « légende artistique » pour la première fois, François, Mercedes, Aurélie, Natacha… Les autres, artistes comme Vincent et Stéphane, plus proches. Quant à moi, ma vie s’est entrelacée à la sienne depuis mes débuts professionnels à 20 ans, puisque je fus assistant des émissions de jazz à la radio nationale et que mon producteur, Benoît Quersin, me le présenta très vite. Il fut aussi un des premiers invités du « Jeu des Dictionnaires », dont il parlait encore hier…

Mais surtout, quand nous nous voyons, il y a ce courant amical et affectueux indéfinissable entre nous qui fait battre nos coeurs : les souvenirs des années 60, les mêmes artistes aimés, les rires et les complicités… Un jour il me téléphona de New York pour dire qu’il se trouvait en compagnie de mon fils Stéphane qui y jouait dans un club de jazz, et il me dit qu’il fallait que je m’attende à ce qu’on dise bientôt : « Jacques Mercier ? Ah oui, le père de Stéphane ? » et plus l’inverse !

A plusieurs occasions au cours du spectacle, et bien sûr au moment où son évocation est faite, la salle lui a fait spontanément une « standing ovation » ! Cédric, le producteur, comprenait combien il avait eu raison de croire au spectacle, mis en place par François et Karine.

Mais c’est surtout à la fin du spectacle que Toots nous fit un double cadeau : celui de dire au micro combien il avait été « soufflé », ému, transporté par le spectacle, vrai, juste, avec le rappel des grands qu’il avait connus (y compris le producteur Jacques Kluger, qui lui paya son premier voyage outre-Atlantique!) et la ségrégation, par exemple, lors de ses tournées aux USA.

Le cadeau aussi de monter sur scène et de jouer pour nous, tous suspendus à l’émotion incroyable de son harmonica, véhicule de sa sensibilité et de son grand talent… En terminant par un morceau qu’il dédiait à sa femme, tant nous savons que l’amour est le moteur de toute création. Il nous le rappelait en musique.

Merci, merci, merci !

Comme je l’ai dit, avec la voix un peu brisée : en musique, en jazz, il y a des notes blanches ou noires. Mais il existe aussi le « point d’orgue » qui est un moment d’intensité. C’était hier soir un point d’orgue dans cette aventure du spectacle « La Boîte de Jazz » qui débuta en septembre 2013 de ville en ville et « à bureaux fermés » … On compte environ 23.000 spectateurs qui assistèrent au spectacle !

Il est question, si les demandes se poursuivent, d’en faire une version pour des salles… On prolongerait encore notre bonheur !

Toots 20 déc Waterloo Boite Jazz

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