Nous nous posons tous cette question : Existe-t-il quelque chose avant et après la vie ? Bien sûr, nous savons que nous devons vivre dans cet espace temps le mieux possible, être heureux en rendant les autres heureux… mais pourquoi ?

Une question qui devient évidemment plus aiguë en fin de vie et il est normal que Jean d’Ormesson, par exemple, se la pose de manière de plus en plus forte. Avec le talent qu’on lui reconnaît, dans son tout dernier et court ouvrage « Comme un chant d’espérance », c’est l’état des lieux et de sa conscience qu’il dresse. C’est magnifique d’apaisement.

Je vous livre quelques phrases que j’ai aimées.

« En dépit de leur pensée et malgré leur orgueil, je doute un peu que le sort lointain des hommes soit beaucoup plus enchanteur que celui des dinosaures. C’est drôle : s’il fallait parier, je parierais plutôt sur Dieu, tombé si bas dans nos sondages, que sur les hommes si contents d’eux. »

« Tombé si bas dans nos sondages »… Magnifique, non ?

Autres réflexions picorées au fil de la lecture :

« Dieu a fait sortir le monde du néant pour que l’homme puisse le créer »

« Il n’y a pas de vide, parce que, hors de l’espace et du temps, le vide est plein de Dieu. Et le néant n’existe pas parce qu’il se confond avec Dieu. »

Et ceci qui rejoint la poésie :

« Presque autant que le temps, moins cruelle, plus tendre, moins secrète et moins mystérieuse, mais tout aussi répandue à travers l’univers, la lumière m’a toujours semblé murmurer en silence quelque chose de Dieu ».

silence

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