Hier soir, un magnifique et émouvant hommage a été rendu « musicalement » à notre ami Marc Moulin. Cela se passait dans le lieu mythique et de circonstance qu’est Flagey ! Jan Hautekiet, entre autres, avait rassemblé et « orchestré » le plateau où se sont produits les Sparks, Alain Chamfort, Antoine Chance, Telex, Alec Mansion, Philip Catherine et bien d’autres artistes proches de Marc. D’autres vous décriront mieux ce que sa musique apporte d’émotion et vous pouvez aussi découvrir son dernier double album, avec des inédits (Bravo, Alain Debaisieux !).

Ce qui était important, c’était près de Laurence, sa femme, la présence de ses amis proches, mêlés au public. Et l’émotion alla jusqu’aux larmes.

En début de soirée, nous avons été quelques-uns à participer à l’émission sur la Première, interrogés par Soraya Amarni, tels Pierre Kroll, Alain Neefs, Soda ou Philippe Geluck. Philippe rappela le charisme, l’intelligence, l’humour de Marc et finalement un mot qui le caractérise bien en cette période de « lâcher-prise » : l’élégance !

Pour ma part, j’ai eu le privilège de le rencontrer avant son entrée à la RTB, où il me succèda aux émissions de jazz, engagé comme moi par Benoît Quersin dans les années 60. Encore étudiant en Sciences-Po, il était fan de « Dimanche-Musique » que je présentais avec Stéphane Steeman, mais il me confia qu’il écoutait pour mes réactions, mon second degré, mon rire. Une remarque qui fut pour beaucoup dans le choix de la suite de mon métier ! Nous avons réalisé « Cap de Nuit » ensemble, avec Marc Francart, parce que, disait-il, nos voix s’harmonisaient dans leur contraste et que je pouvais drainer un public plus large que celui du jazz… en écrivant cela, je me rends compte que « La Boîte de Jazz » qui tourne en ce moment n’est que la continuité logique de cette manière de voir les choses : transmettre, faire connaître cette musique qui est le reflet de notre société depuis cent ans ! Marc, là où il est, adore sûrement ce projet !

Et puis bien sûr, il y eut La Semaine infernale et le Jeu des Dictionnaires… parce qu’il trouvait que je ne riais plus assez sur les ondes et que cela manquait !

J’aime Marc !

(Une photo prise en 1969, pour Cap de Nuit, tous les soirs de la semaine – article paru dans Moustique!)

cap de nuit 1

 

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