Comme il est bon d’entendre les réactions enthousiastes, qu’on osait à peine imaginer, après un spectacle ! J’ai l’impression de vivre une nouvelle vie aussi, qui se superpose et s’enrichit de toutes les autres. Après le journalisme écrit, la radio, la télévision, les conférences, l’écriture de livres, voici que se poursuit l’existence sur scène !

Bien entendu, j’avais déjà vécu l’intensité et le bonheur de cette nouvelle forme de communication, avec Nara Noïan dans « Mon jardin secret », avec mes amis proches, comme Philippe Geluck, Laurence Bibot, Juan d’Oultremont, Pierre Kroll, Nathalie Uffner, Jean-Luc Fonck dans « Mercier : Go home ! » au TTO, avec le pianiste classique Daniel Blumenthal dans les « Nuits Musicales » de Seneffe… mais cette fois, c’est une vie de « tournée », de saltimbanque, de « troupe » ! Et cela change tout !

Outre les rituels : l’arrivée, le trac, la préparation dans les loges, les vêtements qui permettent d’endosser son rôle, la reconnaissance dans notre « Boîte de Jazz », le « sound check » (essai des micros), les mises au point par rapport à la veille pour améliorer de jour en jour la prestation… nous visons le mystère de la communion avec le public. Son brouhaha de l’attente, les conversations, sa réaction quand la lumière baisse pour l’entrée des musiciens et le premier morceau d’introduction « Take Five » de Dave Brubeck, celui-là même que vous entendez en surfant sur le site http://www.070.be !

Mais il faut absolument que j’ajoute un autre bonheur, plus personnel, mais plus profond aussi : celui de jouer avec son fils ! (Peut-être le même que ressentent Baudouin et André Rémy ? Et d’autres… ) Cette idée de « faire quelque chose ensemble » date de mes débuts sur scène il y a quelques années. Et celle de l’histoire de jazz et d’un dialogue intergénérationnel s’est ajoutée. Je ne suis pas le seul à vibrer au talent de Stéphane (depuis les premières critiques américaines lors de ses années newyorkaises jusqu’aux commentaires les plus récents de Philippe Baron – voir son site http://www.stephanemercier.net ) mais je suis le seul à ressentir jusqu’au fond de mon âme de « papa » la sensibilité d’un fils artiste. (Je ne parle que de Stéphane, mais évidemment je ressens très fort la sensibilité de tous mes enfants dans leur domaine)

L’idée de jouer ensemble a croisé celle de Cédric Monnoye de produire une tournée dans la « Boîte de Jazz » reconstituée. Génial et tellement inattendu et efficace ! Quel producteur ! L’idée s’est enrichie alors de tous les autres talents de cette aventure : François et Karine, Aurélie, les constructeurs de la Boîte, Christian, notre « concierge » en quelque sorte, etc. Stéphane a pu non seulement être de l’idée originale et fournir les informations de base au texte de François, mais s’est aussi occupé de la direction artistique musicale : les musiciens, les chanteuses, les morceaux, etc. Un travail passionnant, certes, comme toute intervention dans un processus de création, qui l’améliore, le permet, le lance.

Pour en revenir à Stéphane, il sort en ce moment un incroyable et fabuleux CD proposant des duos avec toutes les grandes pointures du jazz de chez nous (J’y reviendrai). Cela s’appelle « Duology » chez Quetzal !
https://itunes.apple.com/us/album/duology/id694113918?ign-mpt=uo%3D4
Bonne écoute ! Bonne soirée si vous venez, comme je l’espère, dans la Boîte qui tournera durant un an dans les villes belges !
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