Voici quelques instants, pris au hasard de ces derniers jours, comme ils me reviennent en mémoire.

La côte belge ce week-end, avec le soleil et les nuages, le vent dans les rues adjacentes de la digue. Mais tout de même des enfants emmitouflés qui roulent dans les cuistax, les petits bolides, les ambulances, les camions… Beaucoup de promeneurs avec des chiens en laisse. La plage quasi déserte jusqu’aux premières vagues qui ourlent la mer. Mais soudain les pêcheurs de crevettes à cheval ; ce cheval aux bottes fauves ou noires, à la crinière qui flotte… Et les enfants qui courent dans nos bras avec une certaine crainte de tels animaux !

La fin de l’écriture du roman et la lecture entamée pour les corrections. Comme souvent, il est difficile d’ajouter quelque chose ; cela alourdirait la fluidité de la narration. Je ne peux dans un premier temps que corriger, parfois une concordance de temps, parfois l’orthographe d’un mot oublié par le correcteur de l’ordinateur. L’éditeur relira en fin de semaine et donnera son accord définitif. Aujourd’hui, je l’aime beaucoup ce roman intitulé « A toujours ! »; il suit l’histoire que j’avais imaginée, avec juste ce qu’il faut de personnages, de lieux divers, de dialogues, de surprises et surtout avec une conception des relations amoureuses. Au-delà des apparences, il faut trouver l’âme des personnes qu’on aime !

Hier, l’agence de pub s’occupant de la nouvelle campagne de B-Post me téléphone pour connaître mon avis de « Monsieur Dictionnaire » sur le mot « apporteur » qu’elle insère dans le texte pour définir le travailleur nouveau de la Poste. J’aime beaucoup ce terme, utilisé en son temps par Victor Hugo, pour quelqu’un qui offre un « apport », donc quelque chose de supplémentaire. Jusqu’à présent, c’est dans le domaine de l’économie et des affaires que le terme est utilisé, mais il convient bien ici ! Et je leur souhaite d’être bientôt repris dans les nouvelles définitions officielles du mot. C’est bien nous qui gérons le langage, et nous pouvons créer des néologismes, comme ici, à condition qu’on soit compris !

Ce matin, le temps aidant, j’ai repris mes marches quotidiennes dans les bois. Je me sens courbaturé de toutes parts, ce qui est le signe qu’il était temps de reprendre ce minimum de mouvements. Les écrivains sont sédentaires, ils doivent plus que les autres s’obliger au sport ou au moins à la marche. De plus, c’est l’occasion rêvée d’observer la nature, les arbres qui reprennent vigueur, les fleurs qui s’épanouissent (les jonquilles), les oiseaux qui font un vacarme génial, eux qui étaient sûrs que le printemps reviendrait bien un jour !

Voilà donc quelques instants de la vie quotidienne, partagés avec vous ! Et en prime, une photo retrouvée : j’avais dix ans, je suis le premier à droite… 10 ans Coxyde  jmercier

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