Chaque région et chaque ville sans doute possèdent des particularités de langage. Par exemple dans le domaine de la gastronomie. Il faut les aimer comme des objets laissés en héritage, mais nous devons comprendre aussi que leur usage ne sera pas compris en dehors de la région et de la ville.

Il en va ainsi avec les belgicismes, qui font partie de cette « langue française parlée dans la communauté francophone de Belgique »; car nous n’avons pas de langue belge, mais bien des mots particuliers et des tournures de phrases, des expressions qui nous sont propres. Parfois, les belgicismes sont magnifiques comme « la drève » (qui vient du néerlandais « dreef »), une allée arborée ; sont utiles comme « endéans » qui signifie « dans le délai et y compris », ce qui est un superbe raccourci ! En Belgique, quelques belgicismes sont nés de la complexité linguistique du pays, ainsi le « ring », la « berme (centrale) », un « syllabus », etc. Des belgicismes sont officialisés, tels « bourgmestre », « échevin »…

Si vous voulez faire un petit voyage avec moi demain à 14 heures, je les évoquerai par thèmes (amour, justice, vêtements, etc.) dans la superbe salle  Rosoux de l’Académie de musique de Hannut, 1, rue des Combattants, invité par le Centre Culturel. Ce sera aussi l’occasion d’admirer les tableaux d’Alain Bronckart, un des grands artistes de la région et responsable du Centre ! Si vous avez la bonne intention de venir, vous pouvez réserver sur le site http://www.cchannut.be  ! Hannut est plus proche de chez vous que vous ne le croyez ! Nous parlerons des navetteurs, des taiseux, du cuistax, des copions, des trémies, de praline et de cannibale ! Merci déjà (« On va avoir bon ! Et il ne fera pas laid » !

PS : Pour ceux qui habitent la région de Bruxelles, entre autres, la même conférence sera donnée au Centre Culturel La Villa, 26, place Guido Gezelle, 1083 Ganshoren, à 20h, le samedi 29 septembre. 02/ 420.37.27

La Belgique, petite au grand coeur !

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