Les vacances nous projettent dans un autre monde, parallèle, avec des passerelles qui nous relient (de plus en plus) au réel, mais tout de même… on est ailleurs ! Lorsqu’il s’agit de lieux de vacances, où notre propre enfance a des souvenirs, bien entendu cette plongée dans le passé est comme enveloppée d’un charme supplémentaire. Lorsque des petits-enfants nous accompagnent et découvrent ces lieux, ces rites, cette culture, c’est encore plus extraordinaire, puisqu’on a la possibilité de transmettre en quelque sorte une tradition, un fil qui relie les générations. Ce n’est pas rien ! A la côte belge, les pêcheurs à cheval d’Oostduinkerke, par exemple ! Ou ces « magasins de fleurs en papier » avec leur cours en coquillages, comptés dans un accessoire creux de plage, etc. Mais ce n’est pas que ça ! C’est une période de détachement, de changement. On compare ce qu’on vit habituellement dans sa propre cuisine, sa propre salle de bains, sa propre chambre; au fond on connaît son bonheur ! (A moins, et encore !, de descendre dans la suite impériale d’un palace !) Car rien n’est jamais exactement comme on le souhaite ! C’est l’occasion aussi des lectures, (oh, ce « journal » de Jules Renard, que j’avais téléchargé en numérique avant de partir (avec une série d’autres textes magiques !) et qui faisait le bonheur de mon esprit juste avant de m’endormir ! Je note ci-dessous quelques phrases…) mais bien plus de découvertes : des promenades, des conversations, des projets ! Et même si le temps passe vite, on a l’impression de bien l’utiliser en vacances : de ne pas « devoir » le remplir à tout prix ! De le regarder se défiler de l’écheveau de la vie (Mon père travaillait dans une filature mouscronnoise !) Tout cela et bien d’autres choses (ne redit-on pas les « je t’aime » d’une autre manière, moins habituelle) font qu’on se retrouve lavé, rénové, requinqué, réchauffé, plus heureux !

PS : Ces Jules Renard promis : « Lire toujours plus haut que ce qu’on écrit« , « Pour être heureux comme un roi, il suffit de mener une vie simple comme bonjour« , « Les feuilles toutes fleuries de pluie« , « C’est surtout au théâtre que chacun est responsable de ses actes« , « Qu’importe ce que je fais ! Demandez-moi ce que je pense« …. Des perles, non ?

Une vue prise alors que j’étais couché au bord d’une dune : les oyats qui retiennent le sable et qui donnent une idée de l’infini !

Advertisements