Comme il est amusant de constater la relativité des choses, même si on le sait depuis longtemps. Il suffit de quelques jours en dehors des activités normales, de sa propre maison, pour qu’un autre paysage intérieur se dessine. Les détails qui paraissent importants ne sont plus les mêmes. Je suis sûr que cela fait un bien fou aux circonvolutions de notre cerveau ; il se relâche, il défait des connexions serrées, il renoue des images autres. Inutile de dire que si on peut se laisser aller, les pensées volent dans d’autres régions, au-dessus des nuages, pas nécessairement vers un passé qu’on peut croire plus heureux (surtout parce que les mauvaises impressions passagères s’effacent) et que le présent suggère : dunes, ciel bleu et mouettes, bateau d’excursion, pêcheurs à cheval, fleurs en papier, les mares, les petites mers… jusqu’aux cris si joyeux des plus jeunes enfants qui découvrent cette volupté d’une côte ensoleillée ; mais aussi, elles volent, ces pensées, vers des sphères plus détachées du quotidien, vers des réflexions douces sur la vie, sur les êtres humains ! Je sais que je suis optimiste, autant par volonté et conviction que par un penchant sans doute naturel, mais je crois que c’est en nous qu’on doit s’arranger pour que le ciel soit bleu ; il me semble que le vacarme de notre espèce humaine n’a jamais cessé peu ou prou… J’espère que la majorité d’entre nous, et quelques « puissants » de ce monde, essaient d’arranger les choses (que cette éternelle envie de puissance, de territoire, de guerre pour la survie de son clan, s’estompe peu à peu vers une fraternité plus compréhensive et plus tolérante)… Quoi qu’il en soit, je sais qu’après ces quelques heures de bonheur familial, il me sera plus facile de résoudre tous les autres problèmes, concrets ou abstraits ! (Ci-dessous une auto-photo très humble, puisque je ne montre qu’une partie de mon visage…)

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