Ce n’est rien, ou deux fois rien, et pourtant cela bouleverse des carrières, des vies… Un simple gazouillis (un tweet, un twit je préfère) possède aujourd’hui une puissance que beaucoup ne soupçonnent pas encore. Comme l’écrit Michel Serres, c’est notre voix individuelle qui peut directement se faire entendre sans passer par les canaux hiérarchiques ou institutionnels précédents. Bien entendu, certains le nient encore contre toute évidence ! Comme Michel Sapin qui dit (sans doute en souriant) à un journaliste hier « C’est quoi un tweet ? » à propos de celui de Valérie Trierweiler… Nous avons le pouvoir de voter en permanence, de donner notre avis ! Et même s’il se mêle de la jalousie, d’autres ressorts que ceux de la chose publique, un seul « gazouillis » peut, dans ce cas, changer la donne : ne pas donner le perchoir à celle qui déjà s’en était emparé et l’avait un peu bêtement déclaré avec arrogance ! J’aime que le pouvoir ne soit plus seulement une activité mystérieuse, jalousement gardée, partagée entre initiés ! Cela changera les choses plus ou moins vite. Un iceberg, dont on voit le dessus seulement, mais qui peut se renverser à tout instant ! C’est l’ère des gazouillis, nous y sommes ! Barack Obama, qui fut un précurseur en la matière, a changé hier cette vieille blague – qui justement n’a plus beaucoup de sens – d’une équipe tellement petite qu’elle se rassemble dans une cabine téléphonique… en ceci : mon adversaire a un programme si ridiculement petit qu’il tient dans un tweet, et encore il reste de la place ! J’aime l’évolution de la communication !

Advertisements