Très régulièrement, des journalistes me téléphonent pour avoir un avis sur le sujet que traite leur dossier. Ce peut-être léger comme « ma première voiture » ou « mes vacances à la mer », etc. C’est devenu récurrent cette façon d’illustrer par quelques avis de personnalités diverses le thème d’un dossier (souvent pour le week-end dans les suppléments). Hier et aujourd’hui, c’est encore le cas. Pour mes activités dominicales (ça tombe bien puisque dimanche après-midi, je lirai du Thomas Bernhard à 17h à la Bellone, rue de Flandre, dans le cadre du 3° Marathon des Mots !) et pour mon « entrée dans le monde du travail » pour un supplément « Jobs » de Sud Presse. A chaque fois, il faut (alors que j’aime avancer, suivre l’évolution de la vie, tourner les pages) que je remonte dans ma mémoire pour remettre au jour des moments lointains. Je vous renvoie à la bio ou au journal pour ce « moment » important de la vie, qui était, certes, réalisé dans un contexte si différent il y a cinquante ans ; néanmoins, alors comme aujourd’hui, il me semble qu’il faut quelques atouts pour se lancer dans un métier artistique ou de communication. Il faut avant tout être passionné par ce domaine, avoir une sorte de vocation, être porté (alors on ne comptera pas son énergie, même si la fatigue sera présente – et le travail surtout n’aura pas une connotation de corvée utile); ensuite, il faut être en permanence en évolution; ce que Nietzsche disait si bien : « Deviens ce que tu es, sans jamais cesser d’être un apprenti ! » Enfin, je pense aussi que pour la plupart d’entre nous une forme d’organisation (de discipline de vie ?) est nécessaire. Dans mon cas, comment aurais-pu être efficace en présentant les émissions matinales sans m’abstenir de sortir la veille ; ou comment multiplier mes activités si je ne me concentrais pas sur chacune d’elle, etc. Enfin, je pense aussi qu’il faut tenter, quel que soit notre métier, notre position, d’équilibrer sa propre vie intérieure et celle que nous partageons socialement, avec ses proches, avec le public. Chaque jour, je me suis gardé depuis des décennies quelques heures pour la solitude créatrice, pour la réflexion, la lecture, l’écriture. Cela peut se faire dans le calme d’un bureau, dans ma bibliothèque, mais aussi dans un coin ombragé du jardin, au cours d’une promenade dans le bois ou la campagne… S’évader dans les pensées, dans cette partie spirituelle que nous possédons est le meilleur moyen de retrouver la « terre ferme » du quotidien sans malaise et sans vertige, avec une force et une distance nouvelles !

Un bureau où les meubles ont été créés sur mesure par ma fille Claire !

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