C’est une phrase qui clôt en fin d’après-midi « Le journal du monde » présenté par un excellent journaliste au ton atypique sur LCI, Vincent Hervouët. Le monde aujourd’hui ce sont les manifestations étudiantes au Québec, dont je reçois les échos par mes amis qui twittent, mais ce sont aussi ces branches de mon jardin qui ondulent sous un vent tiède estival ; ce sont ces chiffres astronomiques cités à propos des grands patrons, et dont je mesure l’indécence ressentie par tant de personnes, mais ce sont aussi ces moineaux qui s’égosillent sur les toits alentour ; ce sont les bavardages convenus des hommes et des femmes politiques, ces airs satisfaits d’enfin posséder « le pouvoir », pourtant dérisoire, fragile et contestable, des Français nouvellement élus et ces airs faussement indifférents de ceux qui ont perdu ces avantages provisoires, mais ce sont aussi les fleurs blanches cueillies à mon attention par ma dernière petite-fille ; ce sont les spéculations boursières, les jeux d’argent des banques, l’arrogance et la morgue des « vrais puissants »dans les procès autour du pétrole (Total), de la cigarette (Philip Morris), de la pharmacie (Servier)…, mais c’est aussi le sourire des gens qui m’aiment et que j’aime, lorsque je me sens moins bien et que je me rends si bien compte du temps qui passe ! Mais ainsi va le monde, avec ses injustices, son tapage, ses images, son spectacle, mais aussi ses bonheurs, ses plaisirs, son calme. A nous de trouver notre équilibre, de ne pas avoir le vertige, de ne pas perdre de vue l’essentiel…

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