Le soleil rend l’atmosphère tiède et agréable en cette après-midi de samedi. Le jardin est un paradis, dans lequel les plantes semblent avoir poussé en une seule nuit. D’où viennent ces papillons, ces insectes ? Les moineaux volent bas et le couple de merle, qui s’est installé pour notre plaisir dans un des arbres, marche la tête basse comme pour échapper au regard. Je vous raconte cela alors que je comptais poursuivre le billet précédent (« les ors… ») sur de nouvelles réflexions alimentées par ma vision des programmes télévisés ou des nombreux twits. Par exemple à propos du jeans que portait la nouvelle ministre Cécile Duflot lors de son investiture et qui ridiculise ceux et celles qui lui en font grief ! Par exemple à propos des poncifs des journalistes, des redites, des mots à la mode des observateurs sur les plateaux, comme « la vraie question », « il y a un avant et un après », « clivage », « lever un coin du voile », « comme une trainée de poudre », « majeure »… Par exemple enfin à propos des pubs, souvent une source d’énervement (Finalement, les publicités pour les parfums restent quasi les seules superbes !), comme celle qui insiste sur le « wow » ou la promo des épisodes toujours « inédits ». Dans cette pub où les « espaces » qui ont fleuri tout un temps ont été remplacés aujourd’hui par la nouvelle notion de « partenaire » : votre partenaire minceur, votre banque partenaire, etc. Mais non, je ne veux me laisser aller qu’à la douceur du moment. Et dans la lumière douce du jardin, à l’ombre d’un sapin, je relis quelques phrases extraites de « Maktub » de Paulo Coelho ( dont je vois passer les twits dans sa langue….) : « Très souvent, il est plus facile d’aimer que d’être aimé. Nous avons du mal à accepter l’aide et le soutien des autres. Nos efforts pour paraître indépendants les privent de l’occasion de nous prouver leur amour. L’amour ne consiste pas à donner ou recevoir, mais à partager ».

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