Hier soir, j’ai parlé de mes doutes, du sens de la vie, de mes questions sur Dieu devant une salle pleine au Cercle St-Vincent de Battice. Une soirée magnifique, pleine d’interrogations,un partage qui me fit baigner durant les deux heures du retour en voiture, sur fond de jazz, dans une sorte de bonheur précieux. Durant toute ma vie, comme beaucoup, je me suis posé des questions sur le sens de notre présence dans cet espace-temps, sur la possibilité de ce qu’on appelle Dieu, une énergie éternelle, infinie, créatrice. Je trouve parfois des réponses, qui se révèlent partielles, chez les scientifiques, les philosophes, les êtres plus spirituels. « Douter de tout ou tout croire sont deux solutions également commodes, qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir » ! Cette phrase de Henri Poincaré m’encourage à poursuivre mes recherches. Peut-être qu’un jour, comme Paul Claudel un soir de Noël dans Notre-Dame de Paris ou comme Eric-Emmanuel Schmitt dans le désert, je serai à mon tour « illuminé » ? « Au cours d’une vie, chaque individu se cherche, parfois au milieu des autres : cependant lorsqu’il se trouve c’est en lui-même, pas à l’extérieur de lui », écrit Schmitt dans « Ma vie avec Mozart ». En attendant, je continue à lire, à entendre, à voir. Des livres sont magnifiques pour nous aider, je pense à « La mélodie secrète » de Trinh Xuan Thuan, ou à Luc Ferry dans « La Révolution de l’amour »… Parfois aussi, une parabole dans la Bible… un texte de chanson… Une phrase lue sur les réseaux sociaux. Et en prenant de l’âge, je suis optimiste et relis aussi cette phrase superbe de Boris Cyrulnik dans le livre au merveilleux titre : « Parler d’amour au bord du gouffre » : « Il faut attendre la fin de la phrase et espérer jusqu’à la fin de sa vie pour que le sens apparaisse. Tant que le point final de la phrase ou de la vie n’est pas posé, le sens est en constant remaniement possible » ! Merci encore pour le partage…

Publicités