Parce que nous devons vivre, malgré tout, voici quelques lignes sur l’éclat de rire. Après la lecture du livre vraiment intéressant de Bruno Hembeek et Maxime Berger « L’humour pour aider à grandir » (Mols), j’ai recopié plusieurs phrases, dont celle-ci : « Accepter un éclat de rire, c’est donc une façon de répondre aux trois besoins fondamentaux qui se manifestent dans toute relation amicale : le besoin d’estime – on me considère -, le besoin de soutien émotionnel – on me comprend et on prend en compte mes émotions – et le besoin d’appartenance – on me relie à un groupe. » Un éclat de rire ! L’éclat est défini pour la voix et pour le rire comme un bruit violent et soudain de ce qui éclate. Pour la voix, les éclats de voix peuvent être ceux d’une dispute, de la joie ou de la colère. « Hommes taciturnes le plus souvent, avec les éclats violents d’une joie brusque; un long silence et, quand il est rompu, beaucoup de bruit » (André Suarès, « Trois hommes »). Pour le rire, l’éclat de rire est le signe d’une gaîté pétulante, entière. On rit ainsi aux larmes ou à gorge déployée. « Il faut croire qu’il y avait dans cette phrase une intention très comique, car l’impériale tout entière partit d’un gros éclat de rire. (Alphonse Daudet, « Lettres de mon moulin » et en particulier dans « La diligence de Beaucaire »). Au XIIe siècle, on écrivait « esclat » et « esclater », car le mot semble issu du francique « slaitan », fendre, briser. Certains linguistes suggèrent l’étymon « exclaccitare », s’ouvrir avec bruit, d’après la racine onomatopéique « clacc-« , coup, bruit qui l’accompagne. Depuis 1968 (oui, oui !), s’éclater, c’est s’exprimer violemment dans le plaisir, sans contrainte, dit le dictionnaire. Photo de Christophe Toffolo, prise lors d’une séquence de « Permis d’Rire » avec Jean-Luc Fonck et pour Joe Di Dio !

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