Hier, j’ai passé la matinée à parler de langue française, de belgicismes, d’expressions et de poésie avec des élèves de la Haute Ecole Paul-Henri Spaak de Nivelles, de futurs professeurs. Depuis un an, une des responsables, Eléonore Quinaux, m’avait sollicité pour cette opération. Et surprise, finalement, c’est la poésie qui semble les avoir le plus accrochés ! Ils s’étaient procuré mon dernier recueil « Proche des larmes » et m’en ont beaucoup parlé… Du style, des thèmes, de la gloire éventuelle et souvent posthume des poètes, etc. Je n’ai jamais désespéré des générations qui suivent, mais j’avoue que souvent elles m’étonnent plus encore par leurs intérêts, leur dynamisme, leurs recherches. C’est beaucoup d’espérance pour la suite de l’histoire des Hommes (et des Femmes, comment va-t-on dire « l’Humanité », qui aurait aussi le mérite d’être de genre féminin ?) ! Une élève, Fanny, avait même lu un de mes textes à l’Académie pour un examen et avait obtenu 90%… Dieu, si je pouvais porter chance de cette façon aux lecteurs et lectrices ! Mais rien n’est fini et tout continue à évoluer. Je suis, comme beaucoup, en attente de ce que j’écrirai ce soir ou demain, et qui me semblerait plus lisible encore. Les trois derniers vers de « Proche des larmes » sont : « Il reste à écrire / Un poème éternel / Où chacun puisera son énergie ! »

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