« Se faire comprendre » est d’une telle évidence que je ne comprends pas pourquoi on n’insiste pas plus auprès des gens de communication… Les mots, leur sens, leur double sens parfois. Bien des disputes, des haines, voire des guerres sont nées de malentendus. Je ne reviens plus trop pour l’instant sur la collecte que vous faites en suivant les multiples médias – voir le dernier texte -, en notant au passage ces dernières contributions : « solutionner » (au lieu de résoudre), « ceci dit », souvent à la place de « cela dit », le tout nouveau « compliqué » (de l’anglais « complicated ») qui remplace partout le « difficile », de la même façon le mot « inapproprié » est devenu commun et s’applique à tout, etc. Je voudrais être positif et souligner une remarquable initiative mouscronnoise (j’imagine qu’il en est d’autres un peu partout), celle d’un concours d’éloquence, le « Grand prix Alphonse Ferret », qui sera diffusé demain soir en direct sur No Télé (Grâce à Jean-Pierre Windberg, toujours « sur la balle »), dès 20 heures. Cela se passe au Centre Marius Staquet dans la salle « Raymond Devos ». Comme j’aurai, ce fut déjà le cas l’an dernier, l’honneur de présider le jury, vous pouvez aussi imaginer combien ce sera également un bonheur. On compte sur vous, puisqu’il y aura aussi un prix du public. Six finalistes rhétoriciens de Comines, Tournai, Mouscron participeront à cette soirée d’éloquence présentée par David Vaccari, le directeur du tournoi, et Gaétan Lebailly, de No Télé. L’éloquence est l’aptitude à s’exprimer avec aisance, capacité d’émouvoir, de persuader par la parole. Evidemment, après le temps de l’apprentissage, des études, il faudra sans doute suivre le conseil du poète Paul Verlaine : « Prends l’éloquence et tords-lui le cou ! » afin de s’exprimer au-delà des mots et des images avec la vérité de son coeur.

Martin Luther King

Publicités