Cette chanson interprétée par Isabelle Aubret « Que c’est beau la vie ! » (de Jean Ferrat) me tourne dans la tête depuis quarante-huit heures. Une chanson pour bobos, dirait la charmante Myriam Leroy, chroniqueuse dans « On n’est pas rentré » d’Olivier Monssens ! Mais c’est un air qui m’est revenu plusieurs fois dans la mémoire à des moments précis : après un grave accident de voiture – justement au début de 65, juste au moment du succès de la chanson -, après d’autres moments graves ou qu’on croit l’être. J’évoquais il y a quelques heures une visite assez complète sous anesthésie ; de celle dont on ignore le verdict et le pire passe bien sûr par la tête, même si on est optimiste et qu’on le repousse. Après tout, on devra bien tous un jour ou l’autre passer l’arme à gauche (qu’on soit gaucher ou droitier, disait Alphonse Allais) ! Néanmoins, vous connaissez sans doute aussi ce sentiment de soulagement, d’éclaircie après les nuages sombres, de résurrection presque, avec son lot de bonnes résolutions, de coups de fil joyeux à passer soudain, de poèmes à écrire, de promenades à faire d’urgence, de livres à terminer, de projets à concrétiser et de personnes qu’on aime et à qui il est important de le dire avant une réelle alerte ! Alors, cela vaut bien de recopier quelques strophes de cette chanson, écrite après un grave accident et qui raconte si bien tout cela ! Que c’est beau la vie !

Le vent dans tes cheveux blonds
Le soleil à l’horizon
Quelques mots d’une chanson
Que c’est beau, c’est beau la vie

Un oiseau qui fait la roue
Sur un arbre déjà roux
Et son cri par dessus tout
Que c’est beau, c’est beau la vie.

Tout ce qui tremble et palpite
Tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j’ai cru trop vite
A jamais perdu pour moi

Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c’est beau, c’est beau la vie.

Le jazz ouvert dans la nuit
Sa trompette qui nous suit
Dans une rue de Paris
Que c’est beau, c’est beau la vie.

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