Depuis quelques heures, une série de coïncidences m’apporte des informations sur la science, les astres et Saturne ! Il faut croire qu’existe un cheminement souterrain, peut-être inconscient, qui aide à la création. En effet, dans le nouveau roman que j’écris (avec le titre provisoire de « L’orage » et en exergue deux citations : la première est un extrait de « Madrigal triste » des « Nouvelles fleurs du mal » de Charles Baudelaire : « Que m’importe que tu sois sage ? – Sois belle ! Et sois triste ! Les pleurs – Ajoutent un charme au visage, – Comme le fleuve au paysage; – L’orage rajeunit les fleurs ». La deuxième est de Madame de Staël dans la seconde préface aux Lettres sur les écrits et le caractère de Jean-Jacques Rousseau : « Les jouissances de l’esprit sont faites pour calmer les orages du coeur. ») Donc au cours des pages 20 (Je ne suis pas encore très loin dans l’écriture), j’évoque Saturne et même la « Mélodie secrète » de Trinh Xuan Thuan. Et puis je m’avance dans cette association, qui m’a toujours paru délicate, entre la science et la foi. La science en avançant ne résoud-elle pas ce que les religions nommaient jusqu’alors des mystères ? Autrement dit, l’homme de science est-il l’opposé de l’homme de croyance ? Or, voilà que hier en pianotant sur la commande à distance, je m’attarde sur le discours d’une homme, que j’apprends être professeur d’astrophysique à Milan, Marco Bersanelli, et je suis envoûté ! Il relie la foi à la science. Il parle de l’homme, ce « presque rien » à qui on a donné la possibilité de contempler les trésors de beauté (grâce à la science, au langage mathématique) et la conscience pour y réfléchir. « Dieu ne s’est pas retiré après le Big Bang, il est toujours présent. Tout se crée maintenant. » J’écris donc quelques lignes dans mon roman sur le sujet. Mais cela ne s’arrête pas. Sur Arte, cet après-midi, je découvre une émission sur Marie Curie et sur le rôle des scientifiques, sur l’éthique à donner à la science… Bref, me voilà en pleine réflexion-création-évolution ! Et c’est un grand bonheur. Le commentaire disait dans l’émission que le scientifique était émerveillé comme un enfant qui lit un conte de fée ; je suis romancier (entre autres) et je ressens le même sentiment !

Des anneaux de poussières et de cristaux qui me fascinent depuis la petite enfance...

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