C’est un peu compliqué comme ça « Les expressions sont les meubles de la maison du langage », mais – outre le fait que cette métaphore a déjà été utilisée pour un livre de Jean-Claude Bologne – cela me semble juste. C’est comme si nous héritions de la maison, notre langue française, et que nous adaptions le mobilier à nos goûts actuels en gardant tout de même certains meubles hérités, soit par souvenir, soit parce qu’ils nous plaisent encore et même détournés de leur usage premier ! Les nouveaux meubles sont par exemple : « on planche sur », « je plussoie », « sms », etc. Un très ancien pourrait être « prendre des vessies pour des lanternes », une expression qui date de l’époque de Jules César ! Une des plus anciennes que l’on connaisse et que l’on utilise encore dans notre langue usuelle. Elle signifie se tromper lourdement et elle est née du fait qu’on pendait au plafond des vessies gonflées au milieu des lanternes, quand on ne pouvait pas se payer davantage de vraies lanternes ! J’adore retrouver ces sens oubliés… Ou des mots dans des expressions dont on ignore peut-être encore la vraie définition : bougre, à brûle-pourpoint, la dèche, etc. Bref, si je vous en parle ce matin c’est que je relis mes notes (sur iPad) pour la première de mes conférences de la saison. Celle-ci s’intitule « Monsieur Dictionnaire » et se déroule samedi prochain, le 17 sept, à 6280 Gerpinnes, 61, rue de Villers. à 20 heures. (071/ 50.11.64 ou 0475/ 48.61.26 – Prévente 7 euros)… On me dit que la salle se remplit très vite. Merci de votre intérêt ! Vraiment, je suis heureux de vous y retrouver… Bon, je retourne à mon texte; il faut que je ne fasse pas plus d’une heure trente ! Un bel uniforme de pseudo-académicien ! (Photo Latinis)

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