Comme je le vis, je vous le décris. Grâce à LiBook, nous continuons à éditer en numérique des livres inédits (« Une diva amoureuse », roman), des livres épuisés (« Mortes maisons », nouvelles et « L’année 13 », roman S-F), mais aussi des livres dont l’éditeur n’existe plus et qui ont eu leur succès; c’est le cas de « Maître Gustave ». Parenthèse : je suis comme vous, je préfère évidemment l’édition en papier, l’imprimé, le parfum et la texture, etc. Mais le numérique a un côté supplémentaire et pratique, dont j’ai déjà parlé (lecture en voyage, en vacances, etc.), qui en fait une sorte de re-création de la lecture. Certains sont farouchement opposés (ce qui est souvent ridicule avec le temps), comme F. Beigbeder et d’autres ont très bien compris l’intérêt de cette évolution, tel l’excellent critique du Soir, Pierre Maury, qui conclut un article à ce sujet avec cette question évidente : « La littérature perd-t-elle son âme en changeant de support ? » Ce matin donc, je me suis acheté mon propre roman sur amazon.com et l’ai téléchargé sur mon PC, mon Ipad et même mon téléphone portable (c’est le même prix pour l’ensemble de ces chargements – deux fois rien !) et je relis le premier chapitre. C’est une incroyable nouvelle lecture. C’est comme si je redécouvrais ce texte sans l’avoir ni lu ni écrit ! J’en saisis, avec quelques années de recul, toute la charge émotionnelle et littéraire. Au fond, je comprends mieux ce que j’ai voulu dire : ce témoignage sur la vie qui passe, ses vanités (littéraires ou autres), les priorités dans notre rapide existence, l’amour, etc. Je saisis mieux aussi les analyses qu’on en a faites à l’époque (je pense à Ghislain Cotton qui lui consacra une page dans le Vif). Par ailleurs, je retrouve avec plaisir des citations recopiées dans la bibliothèque de Maître Gustave par la jeune Salomé, telle celle-ci de Marcel Achard : « Le plus grand prix qu’on puisse payer pour quoi que ce soit, c’est de le demander ». Bref, ce serait un grand bonheur de partager avec vous ces nouvelles lectures (même s’il faut encore faire un petit effort pour les obtenir (Brel disait qu’on avait plus de plaisir à cueillir des violettes que des lilas, car il fallait se pencher et faire un effort pour les avoir), Amazon n’étant pas encore présent partout en Europe, c’est-à-dire aller sur le site amazon.com et charger le support Kindle (gratuit bien sûr), cela peut ensuite se placer sur vos écrans, tablette ou pas. Sur le site LiBook, mon éditeur numérique, vous aurez les détails, les explications au besoin. Mais vous pouvez aussi joindre directement cette page avec « Maître Gustave » (en cliquant sur mon nom, vous aurez aussi les autres livres). Bonne lecture et je compte sur vos avis à ce propos !

http://www.amazon.com/Maitre-Gustave-French-Edition-ebook/dp/B005LY2CLU/ref=sr_1_4?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1315634112&sr=1-4

La couverture avec un dessin "feuillage" de Claire Van der Schueren...

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