Dans une discussion, un débat télévisé en France, j’entendais l’autre jour un professeur expliquer que c’était la première fois dans l’histoire des familles que la nouvelle génération d’enfants était choyée; que les parents pensaient d’abord à leurs enfants, à leur avenir, à leurs états d’âme, à leurs désirs. Cela me paraît bien juste et c’est une chance pour cette nouvelle génération, et celles qui viendront, en souhaitant que nos enfants perpétuent cette façon de voir les choses. Lorsque nous étions enfants, on n’entrait pas dans le monde des adultes; on nous disait : va jouer au jardin ! ou : Tu sauras ça quand tu seras grand ! Et nous ignorions donc tant de choses importantes en devenant adolescents puis adultes (si nous le sommes jamais devenus) ! Aujourd’hui, la transmission est importante : on essaie qu’ils ne commettent pas les mêmes erreurs que les nôtres, on tente au bon moment de leur expliquer (par l’exemple, c’est encore mieux) la vie, l’amour, la société, la nature, l’univers, l’argent, etc. Existent aussi de mauvais côtés à cette nouvelle façon de vivre en famille, comme celle de l’angoisse des parents, qui plus qu’avant est projetée sur les enfants ! Avant, on cachait les peurs, les inquiétudes le mieux possible : ça ne te regarde pas ! Peut-être qu’un équilibre doit se créer entre la magie de l’enfance et la réalité de la vie ? L’ouverture, le dialogue parents-enfants d’aujourd’hui mettent en place ce système. Au fond, comme le soulignait Luc Ferry dans son dernier ouvrage : On ne meurt plus pour des grands principes abstraits, mais on peut mourir pour sauver ses enfants !

Je venais de rejoindre la Terre et je dormais...

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