Quelques impressions sur des vacances (souvent traditionnelles pour nous, Belges) à la côte. J’étais à Oostduinkerke, et me suis souvent promené à Koksijde (Ce « Coxyde » mythique de mon enfance) : les familles, les vélos, la nouvelle disposition des trottoirs, des parkings (des PVs), tout est bien « flandrien », je dirais ! Organisation efficace, logique et belle. Tout de même, aucun problème linguistique, même si les Flamands y viennent plus nombreux : on entend « Je suis venue ici quand j’étais « ptète » (petite !) et des sourires complices et des bonjours me signalent des auditeurs et téléspectateurs francophones ! Ce « Vous me faites bien rire ! » ou « J’aime aussi le chocolat ! » qui sont de tels signes amicaux de reconnaissance ! Alors quoi d’autre : les crèmes, les cuistax, les châteaux de sable, la marée, le vendeur de glaces (un étudiant un peu timide qui pousse une sorte de chenillette ornée de drapeaux), mais encore ce bateau à roue pour une courte excursion en mer (On m’affirmait dans le temps que c’était une ancienne barge de l’armée américaine récupérée du débarquement !), des chevaux des six derniers pêcheurs de crevettes à cheval, l’installation dans les dunes à l’abri du vent, les fleurs en papier, les cerfs-volants. Mais au fond, surtout, ce bonheur des enfants, des petits-enfants, qui semblent retrouver un moment traditionnel de paradis ! Une complicité pateline avec les autres générations et un lien plus étroit entre eux. On parle du temps, on évite le Net, on fait peu usage de la télévision (sauf pour se faire confirmer, hélas, les quelques tragédies de l’été); en revanche on sort le Scrabble et on rejoue au Whist (qui veut dire « silence » disait-on !) avec des « petites misères » à répétition ! On ne se souvient enfin que des jours de beau temps, peu des jours gris et pas du tout du jour de pluie ! Cela fait tellement partie de notre climat belge. Pour ma part, j’observe avec l’oeil du plus ancien (et tant de souvenirs accumulés, que je note pour mes livres à venir) et je lis ou relis : « Sodome et Gomorrhe » de Marcel Proust, « Ainsi parlait Zarathoustra » de Nietsche… Je viens de recopier sur mon ordi quelques photos, je vous livre celle d’un des petits-enfants sous le point de ralliement (quelle excellente idée !) fixé pour ceux et celles qui s’éloignaient… J’ai le coeur qui se serre un peu en revivant ces journées heureuses, mais cela donne aussi de l’énergie pour ce qui se prépare : cette nouvelle chronique en radio, la suite des parutions des livres numériques, les projets de théâtre, d’écriture, de scène; les conférences… Et ces contacts, qui me plaisent vraiment, avec vous, lecteurs virtuels et réels !

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