Deux mots de politique (en vitesse), simplement pour réagir à cette déclaration faite hier, et reprise ce matin dans la presse, par Wouter Beke, président du CD&V à propos des priorités pour le pays. Il veut, avant toute autre discussion, en terminer avec BHV. Autrement dit, le « communautaire » avant tout autre souhait ou besoin des citoyens ! Comment en sont-ils arrivés là ? « Chose promise » dit-il… Oui, mais les choses ont tellement changé en quelques semaines, en quelques jours, que le simple bon sens (et non l’humeur ou le principe, le dogme) devrait amener un peu de réflexion nouvelle ? J’ai lu, comme vous, tout ce qu’on pouvait savoir sur l’évolution de la Flandre, sur le déséquilibre qu’elle ressent, sur les rancunes du passé (et parfois pour certains le trouble des situations gênantes – Peut-on être fier de ces milices qui s’attaquent à la démocratie ?), sur son envie d’autogestion, etc. Tout est compréhensible et discutable; et c’est ce qui se passe. Mais cette cristallisation autour de BHV devient puérile, imbécile, sotte (pour le dire avec des mots légers). Qu’on règle la question, mais qu’on ne déclare pas que cela passe « avant » la situation financière, de l’emploi, de l’avenir des citoyens ? Quelqu’un enfin se lèvera et s’exprimera « normalement », avec logique et humanité ? Je rappelle souvent cette phrase de Pablo Casals : « Rien n’est plus naturel que d’aimer son pays, mais pourquoi notre amour connaît-il des frontières ? » Bon, ce n’est qu’une petite réflexion du matin à propos de la priorité donnée, quoi qu’il arrive dans le monde, à leurs idées fixes !

Une frontière...

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