Alors que je reviens d’un week-end à la mer du Nord et que je m’apprête à y retourner une semaine, je me rends compte  – comme ma phrase sur FB de ce matin – que les gourmandises de notre enfance demeurent celles de notre âge d’adulte ! C’est Bernard Pivot, je pense, qui déclarait une telle pensée dans une récente interview. Il est vrai que reviennent les cuistax, les babeluttes de chez Verdonck, les fleurs en papier, les châteaux de sable, le cuberdons multicolores dans un magasin du centre d’Ostende, les chevaux mécaniques sur la digue, les terrasses et les jeunes qui y prestent leurs premiers jobs de vacances, le minigolf de Coxyde, le vent, les gouttes de pluie et le monde qui se réfugie dans les cafés, se mêlant alors aux parfums des gaufres, des crêpes, de la glace, et puis les parcs d’attraction, les châteaux gonflables, les chiens … Quels sont les changements depuis notre assez lointaine enfance ? Sans doute le nombre de buildings, la langue néerlandaise un peu plus présente (mais les conversations dans les rues semblent plus francophones dans certaines villes côtières, sans que cela ne semble poser un quelconque problème !), la nouvelle façon d’échanger les fleurs en papier contre des coquillages (mais tellement vite assimilée par la nouvelle génération d’enfants), les places de parking difficiles à trouver et les PV qui se multiplient malgré leur contre-production évidente ! Mais les mêmes marées, les mêmes « petites mers » qui permettent de barboter et qui sont plus chaudes, les mêmes oyats dans les dunes pour couper les courants d’air et maintenir le sable, les mêmes hélicos qui surveillent, de semblables surveillants (issus cette fois du feuilleton américain) avec des porte-voix et des sifflets, et des barques; le ciel qui se remplit de nuages, qui s’éclaircit si vite en un bleu profond, l’iode dans l’atmosphère… Comment ne pas s’attendrir à la première découverte de cette immensité grondante qu’est la mer pour un tout jeune enfant ? Son excitation émerveillée ? Son manque de frilosité aussi ! Aujourd’hui, grand changement : les téléphones les filment et les photographes de PhotoHall qui distribuaient des tickets (avec l’impatience de les découvrir après 24 heures) ont disparu !

Publicités