« L’orage » est le titre provisoire du roman en cours d’écriture. J’écris cela alors que l’orage vient d’éclater, bercé et secoué par les grondements, les craquements du tonnerre, de la foudre – et ce clapotis caractéristique des averses continues ! Après la canicule de hier, comment ne pas en jouir pleinement ? Et je ne parle pas des parfums qui monteront ensuite du jardin rafraîchi ! Outre la première phrase déjà citée « Que m’importe que tu sois sage ? Sois belle ! Et sois triste ! Les pleurs ajoutent un charme au visage, comme le fleuve au paysage: L’orage rajeunit les fleurs », extraite du « Madrigal triste » dans les « Nouvelles fleurs du Mal » de Charles Baudelaire,  j’ ai placé une autre citation en exergue du roman : « Les jouissances de l’esprit sont faites pour calmer les orages du coeur. » C’est une phrase de la baronne de Staël dans la préface des « Lettres sur les écrits et le caractère de Jean-Jacques Rousseau ». L’orage c’est un trop plein, c’est une soupape de sécurité, c’est la voix qui s’élève pour oser dire enfin, c’est le rire après l’histoire drôle, le sourire après l’examen, le soupir ou le cri après l’amour… C’est une page qui se tourne, un livre qui se referme, une porte qui claque. Mais c’est aussi un train qui part, un enfant qui appelle, une source qui jaillit, un aboiement d’un animal aimé… C’est le changement, l’évolution, la suite, la métamorphose. L’orage c’est l’éclat de rire de l’été !

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