Le début d’une création, quelle qu’elle soit, c’est comme une bougie qu’on allume. Sa flamme est encore petite, peu sûre et le moindre souffle peut l’éteindre. Je ne sais plus quel chanteur m’a un jour dit ça… Mais je peux l’appliquer à toute oeuvre de création. Si j’y repense ce matin, c’est que j’en suis à quelques pages de mon nouveau roman. J’ai un titre, que je n’ose révéler, de peur qu’on ne le trouve pas encore adéquat ou attrayant… Même si je peux le changer à tout instant. J’ai le nom des deux premiers personnages qui entrent en scène, dans la lumière de ce nouvel univers; mais là aussi (et c’est d’ailleurs quelques paragraphes du roman lui-même) les prénoms peuvent être modifiés selon le déroulement de leurs actions et de leurs pensées. Seuls les plus proches peuvent éventuellement être mis dans la confidence, mais presque avec une instruction tacite de n’en dire que du bien et d’encourager… Les corrections viendront plus tard ! J’en suis donc à cet émerveillement de pouvoir créer un nouveau monde avec des mots; ceux qui traduisent ce qui se trame dans mon esprit et qui continue à se former de jour en jour. En quelques pages, je vois ces personnages, je comprends peu à peu pourquoi ils naissent; même si je n’en sais étrangement rien de plus « consciemment ! » … Ce que je peux révéler c’est que le roman s’est déclenché par deux faits : un orage récent (et cette phrase de Baudelaire « L’orage rajeunit les fleurs » et la mise en ordre de ma bibliothèque après l’achat d’un iPad; je trie les livres « dignes » de demeurer sur les rayonnages ! Ces deux faits sont le début du roman ! Mais, je vous l’ai dit, ce n’est encore qu’une petite flamme et nul ne peut dire si le feu va durer, tenir, éclairer finalement le livre pour que d’autres puissent le lire ! L’expérience des mes nombreux ouvrages précédents me conseille aussi d’avoir de la discipline et de ne pas lâcher le fil du texte, quitte à n’y ajouter les jours difficiles que quelques lignes… et le relire régulièrement, pour que la base soit bien posée. Oh, déjà j’entrevois mille possibilités et cela m’émerveille !

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