Comment vous décrire l’état dans lequel je suis en commençant un nouveau roman ? On a l’impression de retrouver un lieu de vacances qu’on avait adoré, de retrouver la maison de son enfance, en étant redevenu enfant, d’avoir trouvé les bons vêtements, le temps idéal et de pouvoir se promener en congé (que l’on pense interminable !). C’est une exaltation de tout l’être ! C’est un enthousiasme qui vous prend dès l’aube : retrouver les mots écrits la veille avant de s’endormir, avoir l’oeil neuf sur les derniers paragraphes. C’est un univers nouveau qui s’ouvre et dont on est l’artisan. Qu’importe ce que cela deviendra : rien, quelques chapitres, un grand livre, édité ou pas, qu’importe : on s’embarque, on pousse le pied contre la rive pour s’en éloigner, on navigue enfin ! On pense encore (au début de l’aventure) pouvoir choisir sa voie, tenir la barre, réduire les voiles ! On se sent maître de son destin et très heureux. On est fait pour ça, oui ! Tout nous amène à cette écriture, à la coulée dans des mots et des phrases de nos idées, de nos réflexions, de tout ce qu’on a observé, ressenti, éprouvé ou pas depuis toujours. On sait que rien ne fut inutile de notre passé. Le présent dans lequel on essaie de se fixer est une île dans la mer, un instant d’éternité. Voilà j’écris un nouveau roman, je vis, je survis !

La naissance d'un univers par l'écriture !

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