Alors que la « déconstruction » de Mai 68 avait plus ou moins suggéré la fin des familles traditionnelles, on a retrouvé finalement un nouvel équilibre – me semble-t-il ! – centré cette fois sur l’amour (même si en passant, on doit accepter les séparations et les recompositions). Et l’on s’aperçoit, quand on réunit les enfants, les beaux-enfants, les conjointes et les conjoints, les petits-enfants, etc. que l’envie d’une « famille » est plus que jamais désirée. C’est dû sans doute aussi à la « mondialisation » et à la perte des autres valeurs qu’étaient la « patrie », la « révolution », la « religion », etc. Ce que ma génération avait plus ou moins rejeté pour cause de « bourgeoisie », d’hypocrisie, d’apparences, de « devoir », revient avec une nouvelle force : Voilà que les enfants veulent des grandes tablées, des traditions familiales, des chansons reprises en choeur, une entraide, des échanges, une tolérance pour toutes les sortes de membres de la famille (nouveaux-venus, mixités, etc.), une façon aussi très nouvelle d’être libre : de dire les mots d’amour, de dire le bonheur… Il s’agit probablement d’un nouvel humanisme qui se fait jour. Luc Ferry en parle dans sa « Révolution de l’amour ». Vivre tout cela de l’intérieur pendant huit jours de soleil en Ardenne, huit jours de rires, de jeux, de conversations, de veillées, de promenades, de découvertes, c’est donc vraiment huit jours d’un grand bonheur ! (« On n’est pas ce que l’on a reçu, on est ce qu’on a transmis » J. Attali)

Les dents-de-lion ont envahi les prairies ardennaises ! Le printemps !

Publicités