Quelques notes au retour d’un week-end gris à la Côte belge, le long de la Mer du Nord… Mêlées sont les impressions de sa propre enfance et celles des plus jeunes qui découvrent l’atmosphère particulière de cet endroit ! Le côté ludique : les locations de vélo, de cuistax (un peu tôt encore), les boutiques de pelles et de cartes postales ; le côté typique : les poissonneries, les vendeurs de spécialités sucrées, comme les babeluttes, les cuberdons, les librairies avec les journaux de tout le royaume et des livres de toutes les langues pour touristes en quête de loisir, mais aussi les pistes cyclables, l’architecture des villas et celle des immeubles à appartements (avec les panneaux « te huur » et les agences « Immo » quelque chose !)… Et puis la digue, encore balayée par un vent froid, la plage et le sable qui rampe contre nos chevilles, la mer à la couleur glauque, grise, verdâtre; les bateaux devinés seulement dans le lointain, les oiseaux marins, les nuages gris qui glissent plus vite ici, semble-t-il ! Les restaurants, leurs serveuses bilingues en robe noire et tablier blanc, qui accueillent volontiers les enfants, et leur présentent les hautes chaises spéciales, l’encombrement de leurs jeux de plage et leurs voiturettes; ainsi que les chiens souvent sages, dont la laisse est attachée au pied de la table. Et puis le contrecoup dû au changement de rythme, à l’émotion que procure le lieu et à l’inévitable phrase, entendue de génération en génération : « Cela nous donne un coup de fouet ! », qui justifie une sieste, peut-être un programme sportif à la télévision (sans que l’on ne retrouve toujours le « zappeur » et en faisant un effort pour s’habituer à un écran plus petit !) et en tout cas un coucher plus avancé que d’habitude. Bien entendu, la relation différente avec les personnes qui accompagnent, la famille qui nous entoure, son propre conjoint. Alors oui, le sable sur le parquet, malgré les bottes retirées, les pattes frottées du chien, le vent frais qui s’engouffre, le regard vers l’horizon plus large qu’en ville et qui fait rêver, qui emmène notre esprit au fil du temps. Et enfin, à la Côte plus qu’ailleurs, le soleil qui apparaît, qui s’éteint et se rallume au gré des nuées grises… et cela nous illumine la vie !

Un jeune enfant, un chien dans le sable encore mouillé...

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